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Maladie

Présentation des infections sexuellement transmissibles (IST)

Par

Sheldon R. Morris

, MD, MPH, University of California San Diego

Examen médical janv. 2021
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Les faits en bref
Ressources du sujet

Les maladies sexuellement transmissibles (vénériennes) sont des infections qui sont typiquement transmises, mais non exclusivement, d’homme à homme, lors d’un contact sexuel.

  • Les infections sexuellement transmissibles peuvent être d’origine bactérienne, virale, ou dues à des protozoaires.

  • Quelques infections peuvent également se transmettre par les baisers ou par un contact physique étroit.

  • Certaines infections peuvent se propager à d’autres parties du corps, parfois avec de graves conséquences.

  • L’utilisation de préservatifs peut empêcher ces infections.

  • La plupart des infections sexuellement transmissibles peuvent être traitées efficacement par des médicaments.

Les rapports sexuels favorisent la transmission des micro-organismes d’une personne à une autre, car au cours de ces rapports, il y a un contact étroit et un transfert de liquides biologiques génitaux ou d’autres liquides.

Les infections sexuellement transmissibles (IST), aussi appelées maladies sexuellement transmissibles (MST), sont relativement courantes. Par exemple, on estime que 20 millions de nouveaux cas d’IST surviennent chaque année aux États-Unis. Environ la moitié de ces nouveaux cas concernent des personnes de 15 à 24 ans. En 2018, aux États-Unis, le nombre de nouveaux cas de gonorrhée s’élevait à 580 000 et celui des infections à Chlamydia à plus de 1,8 million, et ces chiffres sont sans doute sous-estimés, ce qui fait de ces deux infections les plus fréquentes parmi les IST.

Plusieurs facteurs rendent la prévention des IST difficile. À savoir :

  • Rapports sexuels non protégés avec plusieurs partenaires (dont les noms peuvent ne pas être connus et qui peuvent donc être difficiles à trouver)

  • Réticence à parler des questions liées à la sexualité avec un professionnel de la santé

  • Le besoin de financements supplémentaires pour identifier et traiter le plus grand nombre possible de personnes infectées, ainsi que pour développer de meilleurs tests diagnostiques et de meilleurs traitements pour les IST

  • La nécessité de traiter les deux partenaires sexuels simultanément si l’un des deux est infecté

  • Traitement interrompu, pouvant entraîner le développement d’organismes résistants aux médicaments

  • Voyages à l’étranger, facilitant la propagation rapide des IST dans le monde entier

Causes des IST

Tableau

De nombreux micro-organismes infectieux, allant des minuscules virus, des bactéries, et des parasites aux insectes visibles (comme les poux), peuvent être transmis par contact sexuel. Certaines infections qui peuvent être transmises au cours des rapports sexuels sont souvent transmises par d’autres voies. Donc, elles ne sont pas considérées comme des IST. Ces infections comprennent les hépatites Présentation de l’hépatite virale aiguë A, B et C et les infections du tube digestif (qui provoquent des diarrhées), telles que les infections à Salmonella Infections à Salmonella , les infections à Campylobacter Infections à Campylobacter , la shigellose Shigellose , la giardiase Giardiase et l’ amibiase Amibiase .

Mode de transmission

Même si les IST surviennent habituellement après des rapports sexuels vaginaux, oraux ou rectaux avec des partenaires infectés, la pénétration génitale n’est pas nécessaire pour disséminer l’infection. Certaines IST peuvent également être transmises par d’autres voies, notamment :

Symptômes des IST

Les symptômes des IST varient énormément, mais les premiers symptômes apparaissent généralement dans la région où les organismes ont pénétré dans le corps. Par exemple, des ulcérations peuvent se développer au niveau génital ou buccal. Il peut y avoir un écoulement au niveau du pénis ou du vagin, et les mictions peuvent être douloureuses.

Certains des symptômes augmentent le risque de contracter d’autres infections (comme l’ infection par le VIH Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) ). Par exemple, le fait de présenter une irritation cutanée (en raison d’une inflammation, comme c’est le cas lors d’une infection gonococcique Gonorrhée Gonorrhée ou à Chlamydia Infections à Chlamydia et autres infections non gonococciques Infections à Chlamydia et autres infections non gonococciques ) ou des lésions (par exemple, en cas d’ herpès Infections par le virus herpès simplex (HSV) Infections par le virus herpès simplex (HSV) , de syphilis Syphilis Syphilis ou de chancre mou Chancre mou ) facilite l’entrée d’autres organismes infectieux dans le corps.

Complications

Lorsqu’une IST n’est pas diagnostiquée et traitée rapidement, certains micro-organismes peuvent se propager par la circulation sanguine et infecter des organes internes, source parfois de graves problèmes, menaçant le pronostic vital. Ces problèmes comprennent :

Chez les femmes, certains micro-organismes peuvent pénétrer dans le vagin et infecter les autres organes reproducteurs. Les micro-organismes peuvent infecter le col de l’utérus (la partie inférieure de l’utérus, à l’extrémité du vagin), pénétrer dans l’utérus et atteindre les trompes de Fallope et parfois les ovaires (voir la figure La voie du vagin aux ovaires La voie du vagin aux ovaires La voie du vagin aux ovaires ). Les atteintes de l’utérus et des trompes de Fallope peuvent provoquer une stérilité ou une grossesse extra-utérine (ectopique Grossesse extra-utérine ). L’infection peut se propager à la membrane qui recouvre la cavité abdominale (le péritoine), provoquant une péritonite. Les infections de l’utérus, des trompes de Fallope, des ovaires et/ou du péritoine sont appelées maladies pelviennes inflammatoires Maladie pelvienne inflammatoire (MPI) Maladie pelvienne inflammatoire (MPI) .

Chez les hommes, les micro-organismes qui pénètrent dans l’organisme au niveau du pénis peuvent infecter le tube qui véhicule les urines de la vessie jusqu’au pénis (l’urètre). Les complications sont rares si les infections sont traitées rapidement, mais l’infection chronique de l’urètre peut entraîner ce qui suit :

  • Resserrement du prépuce, de sorte qu’il ne peut plus recouvrir l’extrémité du pénis

  • Rétrécissement de l’urètre, bloquant le passage des urines

  • Développement d’une fistule (canal anormal) entre l’urètre et la peau du pénis

Parfois, chez l’homme, les micro-organismes remontent l’urètre et le canal qui transporte les spermatozoïdes provenant des testicules (canal éjaculateur et canal déférent) pour infecter l’épididyme (tube replié sur lui-même situé au-dessus de chaque testicule ; voir la figure Voie du pénis jusqu’à l’épididyme Voie du pénis jusqu’à l’épididyme Voie du pénis jusqu’à l’épididyme ).

Certaines IST peuvent être responsables dans les deux sexes, d’un gonflement des tissus génitaux ou d’une infection du rectum (proctite).

La voie du vagin aux ovaires

Chez les femmes, certains micro-organismes peuvent pénétrer dans le vagin et infecter les autres organes reproducteurs. À partir du vagin, ces micro-organismes peuvent atteindre le col de l’utérus, puis l’utérus et les trompes de Fallope, et parfois les ovaires.

Organes génitaux féminins internes

Voie du pénis jusqu’à l’épididyme

Parfois, chez l’homme, les micro-organismes remontent l’urètre jusqu’au tube qui transporte le sperme provenant des testicules (canal déférent) pour infecter l’épididyme qui se trouve au-dessus de chaque testicule.

Organes reproducteurs masculins

Diagnostic des IST

  • Examen clinique

  • Examen d’un échantillon de sang, d’urine ou d’écoulement

Le médecin suspecte souvent une IST en se basant sur la symptomatologie.

Pour la plupart des IST, les tests permettant d’identifier la cause sont peu nombreux ou inexistants. Pour cette raison, parfois, aucun test n’est effectué pour identifier la cause. En revanche, le médecin choisira un traitement en fonction de l’organisme qui est le plus susceptible d’être à l’origine des symptômes de la personne. En outre, le médecin peut préférer prescrire un traitement lors de la première consultation de la personne, avant l’obtention des résultats des tests (qui prennent souvent plusieurs jours à arriver).

Pour identifier l’organisme en cause et donc confirmer le diagnostic, on peut prélever un échantillon de sang, d’urines ou d’un écoulement au niveau du pénis ou du vagin et l’examiner. L’échantillon peut être envoyé au laboratoire pour le mettre en culture afin de faciliter l’identification.

Certains tests de dépistage d’IST sont conçus pour identifier le matériel génétique unique du micro-organisme (ADN ou ARN). Parfois, des techniques augmentant la quantité de matériel génétique de la bactérie sont utilisées. Ces tests portent le nom de tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN). Comme ces techniques facilitent la détection des organismes, il est possible d’utiliser des échantillons d’urine. D’autres tests permettent de détecter la présence d’anticorps produits par le système immunitaire en réponse à l’organisme spécifique responsable de l’infection. Les médecins choisissent le type de tests en fonction de la IST suspectée.

Si la personne a une IST, comme la gonorrhée Gonorrhée Gonorrhée , le médecin effectuera des tests de dépistage d’autres IST, comme l’ infection à Chlamydia Infections à Chlamydia et autres infections non gonococciques Infections à Chlamydia et autres infections non gonococciques , la syphilis Syphilis Syphilis et l’ infection par le VIH Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) . Les autres tests sont effectués parce qu’une personne qui a une IST est assez susceptible d’en avoir une autre.

Dépistage des IST

Le dépistage Le dépistage Il y a de nombreux outils de prévention, y compris les outils majeurs suivants : Établir un mode de vie sain, qui comprend des habitudes telles que le port de la ceinture de sécurité, un régime... en apprendre davantage Le dépistage fait référence à la réalisation de tests à la recherche d’une maladie chez des personnes ne présentant aucun symptôme. Le dépistage doit idéalement être réalisé dans les situations suivantes :

  • La maladie à dépister est relativement fréquente

  • La personne présente un risque plus élevé que la moyenne d’avoir une maladie (comme les personnes qui ont de nombreux partenaires sexuels) ou chez qui une maladie est particulièrement dangereuse (comme les femmes enceintes)

  • Le test de dépistage est facile et relativement peu coûteux

  • Il existe un traitement efficace pour la maladie

Prévention des IST

Les mesures de prévention suivantes peuvent empêcher les IST :

Les préservatifs doivent être utilisés correctement pour être efficaces. Les préservatifs doivent être mis en place avant la pénétration. Une utilisation correcte implique de :

  • Utiliser un nouveau préservatif pour chaque rapport sexuel.

  • Utiliser un préservatif de la bonne taille.

  • Manipuler soigneusement le préservatif pour éviter de l’endommager avec les ongles, les dents ou d’autres objets tranchants.

  • Mettre le préservatif lorsque le pénis est en érection et avant tout contact génital avec le ou la partenaire.

  • Déterminer le sens dans lequel le préservatif est enroulé en le plaçant sur votre index et en essayant de le dérouler délicatement, mais seulement un peu. S’il résiste, le retourner, puis essayer de l’autre côté. Ensuite, l’enrouler à nouveau.

  • Placer le préservatif enroulé sur le bout du pénis en érection.

  • Prévoir un espace d’environ 1,25 cm à l’extrémité afin de recueillir le sperme.

  • Avec une main, pincer l’extrémité du préservatif pour chasser l’air hors du préservatif.

  • Si l’homme n’est pas circoncis, faire glisser le prépuce avant de dérouler le préservatif.

  • Avec l’autre main, dérouler le préservatif jusqu’à la base du pénis et expulser toutes les bulles d’air.

  • S’assurer que la lubrification est satisfaisante pendant le rapport.

  • Avec les préservatifs en latex, utiliser uniquement des lubrifiants à base d’eau. Les lubrifiants à base d’huile (comme la vaseline, les huiles végétales, minérales, les huiles de massage, les lotions corporelles et l’huile alimentaire) peuvent abîmer le latex et le préservatif peut donc se déchirer.

  • Tenez fermement le préservatif à la base du sexe avant de vous retirer, le retrait devant se produire quand le pénis est encore en érection pour éviter qu’il glisse.

S’abstenir de rapports sexuels (anaux, vaginaux ou oraux) est la façon la plus fiable d’éviter les IST, mais elle est souvent irréaliste.

Traitement des IST

  • Antibiotiques ou médicaments antiviraux selon l’IST

  • Traitement simultané des partenaires sexuels

La plupart des IST peuvent être traitées efficacement avec des médicaments (antibiotiques pour les infections bactériennes et antiviraux pour les infections virales). Cependant, certaines nouvelles souches de bactéries et de virus sont devenues résistantes à certains médicaments, ce qui rend le traitement plus difficile. Le nombre de ces résistances aux médicaments Antibiorésistance Les bactéries sont des organismes unicellulaires microscopiques. Elles font partie des premières formes de vie connues sur Terre. Il en existe des milliers de types différents, et elles vivent... en apprendre davantage augmentera probablement, car les médicaments sont parfois mal utilisés.

Les patients qui sont en cours de traitement pour une IST doivent s’abstenir de tout rapport sexuel jusqu’à ce que l’infection ait été éliminée chez eux et chez leurs partenaires sexuels. Par conséquent, l’infection doit être dépistée chez les partenaires sexuels et ceux-ci doivent être traités en même temps que le patient.

Les IST d’origine virale, en particulier l’ herpès génital Herpès génital Herpès génital et l’ infection par le VIH Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) , persistent généralement à vie. Les médicaments antiviraux peuvent aider à contrôler le développement de ces infections, mais ne permettent pas encore de les guérir.

Informations supplémentaires sur les IST

Les ressources en anglais suivantes pourraient vous être utiles. Veuillez noter que LE MANUEL n’est pas responsable du contenu de cette ressource.

REMARQUE : Il s’agit de la version grand public. MÉDECINS : AFFICHER LA VERSION PROFESSIONNELLE
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