Le Manuel MSD

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armes biologiques

Par

James M. Madsen

, MD, MPH, U.S. Army Medical Research Institute of Chemical Defense (USAMRICD)

Dernière révision totale mai 2019| Dernière modification du contenu mai 2019
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Ressources du sujet

La guerre biologique consiste à utiliser des agents microbiologiques comme armes. Cette utilisation est interdite par le droit international et n’a été que rarement rapportée lors des dernières guerres modernes, malgré l’intense préparation et la constitution de larges stocks d’agents biologiques au 20e siècle.

Cependant, certains pensent que les armes biologiques seraient des armes idéales pour les terroristes. Elles peuvent être administrées de façon occulte et leurs effets se manifestent après une période de latence permettant aux auteurs d’échapper à toute détection.

Les Centres de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) des États-Unis ont établi une liste prioritaire d’agents biologiques et de toxines (voir le tableau Agents biologiques et toxines de la liste à haute priorité des CDC). La priorité la plus élevée est attribuée à la Catégorie A.

L’utilisation délibérée d’armes biologiques dans le but de causer une destruction massive impliquerait probablement l’utilisation d’aérosols. La maladie du charbon par inhalation et la peste pulmonaire sont les deux maladies qui se déclareraient très probablement dans ces circonstances.

Tableau
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Agents biologiques et toxines de la liste à haute priorité des CDC

Catégorie

Agent

A : priorité la plus élevée

Le bacille Bacillus anthracis, causant la maladie du charbon

La toxine botulique issue de Clostridium botulinum, causant le botulisme

La bactérie Yersinia pestis, causant la peste

La bactérie Francisella tularensis, causant la tularémie

Le virus de la variole, causant la variola major (variole classique)

B : deuxième priorité la plus élevée

Les espèces Brucella, causant la brucellose

La toxine epsilon de Clostridium perfringens, causant une intoxication alimentaire

Les espèces Salmonella, causant une intoxication alimentaire ; l’infection à Escherichia coli 0157:H7 ; et la bactérie Shigella, causant la shigellose

La bactérie Burkholderia mallei, causant la morve

La bactérie Burkholderia pseudomallei, causant la mélioïdose

La bactérie Chlamydia psittaci, causant la psittacose

La bactérie Coxiella burnetii, causant la fièvre Q

La toxine ricine issue du Ricinus communis, causant différents symptômes selon l’exposition

L’entérotoxine B staphylococcique, causant l’intoxication alimentaire à staphylocoque et d’autres symptômes, selon l’exposition

La bactérie Rickettsia prowazekii, causant la fièvre typhoïde

Les alphavirus causant l’encéphalite virale (par exemple, l’encéphalite équine orientale, occidentale et du Venezuela)

L’agent Vibrio cholerae, causant le choléra ; l’agent Cryptosporidium parvum, causant la cryptosporidiose ; et d’autres agents causant des maladies transmises par l’eau

C : troisième priorité la plus élevée

Le virus Nipah, les hantavirus, le coronavirus du SRAS et les virus de la grippe capables de causer une grippe pandémique

Autres agents associés à des maladies infectieuses émergentes

CDC : Centres de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention) des États-Unis ; SRAS : Syndrome respiratoire aigu sévère.

* Une liste alphabétique des agents et des maladies utilisés dans le cadre du bioterrorisme peut être trouvée sur la page Centres de contrôle et de prévention des maladies : Préparation et réponse aux situations d’urgence (Emergency Preparedness and Response).

Reconnaissance

Les médecins peuvent éprouver des difficultés à distinguer l’utilisation d’une arme biologique d’une épidémie naturelle de maladie. Les indices révélateurs d’une origine délibérée plutôt que naturelle comprennent les éléments suivants :

  • Les cas de maladie ne se rencontrent habituellement pas dans la région géographique en question

  • La répartition des cas est inhabituelle parmi les segments de la population en cause

  • Les taux de maladie diffèrent de manière significative entre les personnes à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments

  • Les flambées surviennent dans diverses régions géographiques séparées

  • Des flambées multiples, simultanées ou en série de différentes maladies se manifestent dans la même population

  • Les voies d’exposition (comme l’inhalation) sont inhabituelles

  • Une maladie qui affecte habituellement les animaux se manifeste chez l’homme

  • Une maladie qui affecte normalement les animaux se manifeste dans une région où l’espèce animale en question n’est pas présente habituellement

  • La sévérité de la maladie est anormale

  • Les souches d’agents infectieux sont inhabituelles

  • Le traitement de référence s’avère inefficace

Les symptômes, le diagnostic et le traitement des personnes atteintes des maladies ci-dessous, causées par des armes biologiques à risque élevé, sont traités dans une autre partie des Manuels :

Les médecins peuvent avoir besoin d’isoler les personnes ayant été exposées à une arme biologique et de mettre en quarantaine les personnes ayant été en contact avec une personne exposée.

Réponse

Comme les périodes d’incubation des maladies causées par les armes biologiques sont relativement longues, les personnes seront vraisemblablement traitées dans un hôpital. Selon l’organisme infectieux spécifique responsable, ces personnes recevront des vaccins, des antibiotiques ou des médicaments antiviraux. Les personnes ayant été en contact avec les victimes reçoivent parfois un traitement préventif. Pour de nombreuses armes biologiques, il n’existe ni traitement ni vaccin spécifique.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent en rien la politique officielle du Département de l’Armée, du Département de la Défense ou du Gouvernement des États-Unis.

Informations supplémentaires

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