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Insomnie et somnolence diurne excessive (SDE)

Par

Richard J. Schwab

, MD, University of Pennsylvania, Division of Sleep Medicine

Dernière révision totale juin 2020| Dernière modification du contenu juin 2020
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Les faits en bref
Ressources du sujet
  • L’insomnie est une difficulté à l’endormissement ou au maintien du sommeil, un réveil précoce ou une altération de la qualité du sommeil qui le rend inadapté ou non réparateur.

  • La somnolence diurne excessive est une somnolence ou un endormissement inhabituels en journée.

La difficulté d’endormissement et de maintien du sommeil, et les réveils plus tôt que souhaité sont aussi fréquents chez les jeunes que les personnes âgées. Environ 10 % des adultes présentent une insomnie de longue date (chronique) et environ 30 à 50 % une insomnie occasionnelle.

Le saviez-vous ?

  • Près de la moitié des personnes ont des insomnies à un moment ou à un autre.

  • Les somnifères sur ordonnance et les somnifères en vente libre contenant de la diphénhydramine ne sont pas conseillés pour traiter l’insomnie.

  • Le meilleur traitement de l’insomnie est la thérapie cognitivo-comportementale, qui comprend des changements de comportement pour améliorer le sommeil.

Lorsque le sommeil Présentation du sommeil Le sommeil est nécessaire à la survie et au bon état de santé, mais les raisons de ce besoin et de son bénéfice pour une personne restent incomplètement comprises. L’un des bienfaits du sommeil... en apprendre davantage est perturbé, il arrive que les personnes ne puissent pas fonctionner normalement pendant la journée. Les personnes souffrant d’insomnie ou de somnolence diurne excessive sont somnolentes, fatiguées et irritables pendant la journée et souffrent de troubles de concentration et de fonctionnement. Les personnes souffrant de somnolence diurne excessive peuvent s’endormir en travaillant ou en conduisant.

Il existe plusieurs types d’insomnies.

Causes de l’insomnie et de la SDE

L’insomnie et la somnolence diurne excessive peuvent être provoquées par des affections internes et externes à l’organisme. Certaines affections provoquent une insomnie et une somnolence diurne excessive, et d’autres l’une ou l’autre. Certaines personnes souffrent d’insomnie chronique ayant peu ou pas de relation apparente avec une cause particulière. Des facteurs génétiques peuvent être impliqués.

Causes fréquentes

L’insomnie est le plus souvent provoquée par

  • De mauvaises habitudes de sommeil, comme boire une boisson contenant de la caféine en fin d’après-midi ou le soir, faire de l’exercice physique tard le soir, ou avoir un horaire sommeil-veille irrégulier.

  • Des troubles mentaux, particulièrement la dépression, l’anxiété et l’abus de certaines substances

  • D’autres troubles comme les maladies cardiaques et pulmonaires, les troubles qui touchent les muscles ou les os ou les douleurs chroniques

  • Le stress, comme celui dû à une hospitalisation ou une perte d’emploi (appelé insomnie d’ajustement)

  • Une inquiétude excessive de l’insomnie et d’un autre jour de fatigue (appelée insomnie psychophysiologique)

Dormir tard ou faire la sieste pour récupérer le manque de sommeil peut rendre difficile le sommeil pendant la nuit suivante.

La somnolence diurne excessive est le plus souvent provoquée par

Tout trouble qui provoque douleur et gêne, particulièrement s’il est aggravé par un mouvement, peut provoquer de brefs réveils et perturber le sommeil.

Causes moins fréquentes

Les médicaments, lorsqu’ils sont utilisés pendant longtemps ou arrêtés (sevrage) peuvent provoquer une insomnie ou une somnolence diurne excessive.

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De nombreuses substances altérant l’esprit (psychoactives) peuvent provoquer des mouvements anormaux pendant le sommeil et peuvent perturber le sommeil. Les sédatifs qui sont fréquemment prescrits pour traiter les insomnies peuvent provoquer une irritabilité et une apathie et réduire la vigilance mentale. De même, si un sédatif est pris pendant un certain nombre de jours, l’arrêt du sédatif peut aggraver de façon soudaine le problème de sommeil initial.

Parfois, la cause est un trouble du sommeil.

L’apnée centrale ou obstructive du sommeil Apnée centrale du sommeil L’apnée du sommeil est un trouble sévère du sommeil où la respiration est longuement interrompue de façon répétée, suffisamment pour perturber le sommeil et réduire la quantité d’oxygène et... en apprendre davantage Apnée centrale du sommeil est souvent en premier lieu identifiée lorsque les personnes se plaignent d’insomnies ou de sommeil perturbé ou non réparateur. Elle survient également chez les personnes qui présentent d’autres troubles (tels que des pathologies cardiaques) ou prennent certaines drogues ou certains médicaments. L’apnée centrale ou obstructive du sommeil entraîne une respiration superficielle ou une respiration qui s’interrompt de façon répétée tout au long de la nuit.

Les mouvements périodiques des membres Trouble du mouvement périodique des membres (MPM) et syndrome des jambes sans repos (SJSR) Le mouvement périodique des membres implique des mouvements répétitifs des bras, des jambes ou des deux pendant la nuit. Le syndrome des jambes sans repos implique une envie irrésistible de... en apprendre davantage interrompent le sommeil, car ils provoquent des contractions musculaires ou des mouvements de jambes pendant le sommeil. Par conséquent, les personnes sont somnolentes pendant la journée. Généralement, les personnes atteintes de mouvements périodiques des membres n’ont pas conscience de ces mouvements et des brefs réveils qui s’ensuivent.

Le syndrome des jambes sans repos Trouble du mouvement périodique des membres (MPM) et syndrome des jambes sans repos (SJSR) Le mouvement périodique des membres implique des mouvements répétitifs des bras, des jambes ou des deux pendant la nuit. Le syndrome des jambes sans repos implique une envie irrésistible de... en apprendre davantage rend l’endormissement et le maintien du sommeil difficiles, car les personnes ont la sensation de devoir bouger leurs jambes et, moins souvent, leurs bras lorsqu’elles restent assises ou allongées. Les personnes ont en général des sensations de fourmillements dans les membres.

Évaluation de l’insomnie et de la SDE

En général, la cause des insomnies peut être identifiée d’après la description de la personne du problème actuel et se traduit par un examen clinique. De nombreuses personnes ont des problèmes évidents, comme de mauvaises habitudes de sommeil, le stress, ou doivent faire face à un travail par quarts.

Signes avant-coureurs

Certains symptômes sont préoccupants :

Quand consulter un médecin ?

Les personnes doivent consulter rapidement un médecin si elles présentent des signes avant-coureurs ou si leurs symptômes liés au sommeil perturbent leurs activités quotidiennes.

Si les personnes en bonne santé ont des symptômes liés au sommeil sur une courte durée (moins de 1 ou 2 semaines), mais ont des signes avant-coureurs, elles peuvent essayer de modifier leur comportement Hygiène du sommeil Les problèmes liés au sommeil les plus fréquemment rapportés sont l’insomnie et la somnolence diurne excessive. L’insomnie est une difficulté à l’endormissement ou au maintien du sommeil, un... en apprendre davantage pouvant améliorer le sommeil. Si ces changements ne sont pas bénéfiques après une semaine environ, les personnes doivent consulter un médecin.

Que fait le médecin

Le médecin pose les questions suivantes concernant :

  • Habitudes de sommeil

  • Heure de coucher habituelle

  • Utilisation de drogues et de médicaments

  • Utilisation d’autres substances (notamment alcool, caféine et tabac)

  • Degré de stress

  • Antécédents médicaux

  • Niveau d’activité physique

Les personnes peuvent devoir tenir un journal du sommeil. Elles y font une description détaillée de leurs habitudes de sommeil, avec les temps de sommeil et de réveil (y compris les réveils pendant la nuit), les siestes, et tout problème lié au sommeil. Lors de l’établissement du diagnostic de l’insomnie, le médecin considère que certaines personnes ont moins besoin de dormir que d’autres.

Si les personnes souffrent d’une somnolence diurne excessive, le médecin peut leur demander de remplir un questionnaire, tel que l’échelle de somnolence d’Epworth, en indiquant leur probabilité de s’endormir dans différentes situations. Le médecin peut demander à leur partenaire de lit de décrire toute anomalie qui survient pendant le sommeil, comme le ronflement et les apnées.

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Un examen clinique est réalisé pour rechercher des troubles qui peuvent provoquer une insomnie ou une somnolence diurne excessive, en particulier une apnée obstructive du sommeil.

Examens

Des tests ne sont pas nécessaires si les symptômes suggèrent une cause, telle que mauvaises habitudes de sommeil, stress, trouble du travail par quarts ou syndrome des jambes sans repos (besoin irrépressible de bouger les jambes ou les bras juste avant de s’endormir ou pendant le sommeil).

Les médecins dirigent parfois les personnes vers un spécialiste des troubles du sommeil pour une évaluation dans un laboratoire du sommeil. Les raisons de cette référence médicale

L’examen comprend une polysomnographie et une évaluation des mouvements anormaux au cours d’une nuit entière de sommeil. D’autres tests sont parfois également réalisés.

Une polysomnographie est généralement effectuée sur une nuit dans un laboratoire du sommeil, qui peut se situer dans un hôpital, une clinique, une chambre d’hôtel ou un autre établissement équipé d’un lit, de toilettes et d’un équipement de surveillance. Des électrodes sont collées sur le cuir chevelu et sur le visage pour enregistrer l’activité électrique du cerveau (électroencéphalographie Électroencéphalographie Des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour confirmer un diagnostic suggéré par des antécédents médicaux et par l’examen neurologique. L’électroencéphalographie (EEG) est une procédure... en apprendre davantage Électroencéphalographie ou EEG) ainsi que les mouvements des yeux. L’application de ces électrodes est indolore. Les enregistrements fournissent aux médecins des informations sur les phases du sommeil. Des électrodes sont également placées sur d’autres zones de l’organisme pour enregistrer le rythme cardiaque (électrocardiographie Électrocardiographie L’électrocardiographie (ECG) est un procédé rapide, simple et indolore, qui consiste à amplifier et enregistrer les impulsions électriques traversant le cœur. Cet enregistrement, l’électrocardiogramme... en apprendre davantage Électrocardiographie , ou ECG), l’activité musculaire (électromyographie Électromyographie et études de conduction nerveuse Des examens complémentaires peuvent être nécessaires pour confirmer un diagnostic suggéré par des antécédents médicaux et par l’examen neurologique. L’électroencéphalographie (EEG) est une procédure... en apprendre davantage Électromyographie et études de conduction nerveuse ), et la respiration. Une pince indolore est placée sur un doigt ou une oreille pour enregistrer les taux d’oxygène dans le sang. Une polysomnographie peut détecter les troubles respiratoires (comme une apnée obstructive ou centrale du sommeil), des troubles convulsifs, une narcolepsie, un trouble du mouvement périodique des membres, et des mouvements et comportements inhabituels pendant le sommeil (parasomnies). La polysomnographie est à présent couramment effectuée au domicile pour diagnostiquer une apnée obstructive du sommeil, mais pas les autres troubles du sommeil.

Un test itératif de latence à l’endormissement est réalisé pour différencier la fatigue physique et la somnolence diurne excessive et rechercher des signes de narcolepsie. Les personnes passent la journée dans un laboratoire du sommeil. Elles ont la possibilité de faire cinq siestes à intervalles de 2 heures. Elles sont allongées dans une pièce sombre et il leur est demandé de faire une sieste. Une polysomnographie est utilisée dans le cadre de ce test pour évaluer la rapidité des personnes à s’endormir. Elle détecte lorsque les personnes s’endorment et est utilisée pour surveiller les phases de sommeil pendant les siestes.

Le test de maintien de la vigilance est utilisé pour déterminer la façon dont les personnes peuvent rester éveillées en étant assises dans une pièce calme. Cet examen permet de déterminer la gravité de la somnolence diurne et si les personnes peuvent vaquer à leurs occupations quotidiennes en toute sécurité (conduite d’un véhicule, par exemple).

Des tests pour évaluer le cœur, les poumons et le foie peuvent être réalisés chez des personnes présentant une somnolence diurne excessive si des symptômes ou des résultats d’un examen clinique suggèrent qu’un autre trouble en est la cause.

Traitement de l’insomnie et de la SDE

Le traitement de l’insomnie dépend de sa cause et de sa sévérité, mais implique généralement une association de :

  • Traitement des troubles contribuant à l’insomnie

  • Bonne hygiène du sommeil

  • Thérapie cognitivo-comportementale

  • Somnifères

Si l’insomnie résulte d’un autre trouble, celui-ci est traité. Ce traitement peut améliorer le sommeil. Par exemple, si les personnes présentent insomnie et dépression, le traitement de la dépression soulage souvent l’insomnie. Certains antidépresseurs ont également un effet sédatif qui aide au sommeil lorsque les médicaments sont pris avant le coucher. Cependant, ces médicaments peuvent également provoquer une somnolence diurne, particulièrement chez les personnes âgées.

L’alcool n’est pas un somnifère approprié et peut perturber le sommeil.

Hygiène du sommeil

L’hygiène du sommeil est axée sur les changements de comportement pour améliorer le sommeil. Ces changements comprennent la limitation du temps passé au lit, la mise en place d’un horaire sommeil/éveil régulier et la mise en place de mesures visant à se détendre avant d’aller se coucher (comme lire ou prendre un bain chaud). Le fait de limiter le temps passé au lit est destiné à éliminer les longues périodes d’éveil au milieu de la nuit.

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Thérapie cognitivo-comportementale

La thérapie cognitivo-comportementale, prodiguée par un thérapeute spécialiste du sommeil, peut aider les personnes lorsque les insomnies perturbent les activités quotidiennes et lorsque les modifications comportementales sont inefficaces pour améliorer le sommeil (bonne hygiène du sommeil). La thérapie cognitivo-comportementale se réalise généralement en 4 à 8 séances individuelles ou en groupe, mais peut être réalisée à distance par Internet ou par téléphone.

Le thérapeute aide la personne à modifier son comportement pour améliorer son sommeil. Le thérapeute demande aux personnes de tenir un journal du sommeil. Dans le journal, les personnes consignent la qualité et la durée de leur sommeil, ainsi que les comportements pouvant perturber le sommeil (notamment repas ou activité physique tard le soir, consommation d’alcool ou de caféine, sentiment d’anxiété ou incapacité à arrêter de réfléchir au moment de s’endormir).

Les thérapeutes peuvent recommander de limiter le temps passé au lit afin que les personnes passent moins de temps allongées au lit sans réussir à dormir.

La thérapie cognitivo-comportementale aide les personnes à comprendre le problème, à se défaire des mauvaises habitudes de sommeil et à éliminer les pensées inutiles, comme s’inquiéter de la perte de sommeil ou des activités du lendemain. Cette thérapie inclut également une formation à la relaxation, qui peut impliquer des techniques comme une imagerie visuelle, une relaxation musculaire progressive et des exercices de respiration.

Somnifères sur ordonnance

Lorsqu’un trouble du sommeil perturbe les activités normales et le sens du bien-être, la prise occasionnelle de somnifères sur ordonnance (également appelés hypnotiques) pendant quelques semaines peut être utile.

La plupart des somnifères exigent une ordonnance médicale, car ils peuvent être source de problèmes.

  • Perte d’efficacité : Lorsque les personnes s’accoutument aux somnifères, ils peuvent devenir inefficaces. Cet effet est appelé tolérance.

  • Symptômes de sevrage : Si des somnifères sont pris pendant plus de quelques jours, l’arrêt soudain peut aggraver le trouble du sommeil initial (phénomène d’insomnie rebond) et l’angoisse. Les médecins recommandent donc de réduire la dose lentement sur une période de plusieurs semaines jusqu’à l’arrêt du médicament.

  • Accoutumance ou dépendance potentielle : Si les personnes utilisent des somnifères pendant plus de quelques jours, elles peuvent penser qu’elles ne peuvent plus dormir sans eux. L’arrêt des médicaments les rend anxieuses, nerveuses et irritables ou provoque des rêves perturbants.

  • Potentiel de surdosage : S’ils sont pris à des doses supérieures à celles recommandées, certains des anciens somnifères peuvent provoquer confusion, délire, respiration dangereusement ralentie, pouls faible, ongles des doigts et lèvres bleus et même décès.

  • Effets secondaires graves : La plupart des somnifères, même s’ils sont pris à des doses recommandées, sont particulièrement dangereux chez les personnes âgées ou qui présentent des troubles de la ventilation, car ils tendent à inhiber les aires cérébrales qui contrôlent la respiration. Certains peuvent réduire la vigilance pendant la journée, en rendant la conduite ou la manipulation de machines dangereuses. Les somnifères sont particulièrement dangereux lorsqu’ils sont pris en association avec d’autres médicaments qui peuvent provoquer une somnolence diurne et inhiber la respiration, comme l’alcool, les opioïdes (narcotiques), les antihistaminiques ou les antidépresseurs. Les effets combinés sont plus dangereux. Rarement, particulièrement s’ils sont pris à des doses supérieures à celles recommandées ou avec de l’alcool, les somnifères sont connus pour amener les personnes à marcher ou même conduire pendant le sommeil et provoquer de graves réactions allergiques. Les somnifères augmentent également le risque de chutes la nuit.

Les somnifères récents peuvent être utilisés pendant des périodes plus longues sans perdre leur efficacité, sans provoquer d’accoutumance ou de sevrage. Ils sont également moins dangereux en cas de surdosage.

Les somnifères les plus fréquemment utilisés sont les benzodiazépines. Certaines benzodiazépines (comme le flurazépam) ont une action plus prolongée que d’autres (comme le témazépam et le triazolam). Les médecins essayent d’éviter de prescrire des benzodiazépines à action prolongée chez les personnes âgées. Les personnes âgées ne peuvent pas métaboliser et excréter les médicaments aussi bien que les jeunes. Par conséquent, l’administration de ces médicaments peut provoquer une somnolence diurne, des troubles de l’élocution, des chutes et parfois une confusion.

D’autres somnifères utiles ne sont pas des benzodiazépines, mais touchent les mêmes aires cérébrales que les benzodiazépines. Ces médicaments (eszopiclone, zaleplon et zolpidem) ont un mécanisme d’action plus court que les benzodiazépines et sont susceptibles de conduire à une somnolence diurne. Les personnes âgées tolèrent bien ces médicaments. Le zolpidem existe sous une forme à durée d’action prolongée et sous une forme à durée d’action très courte.

Le rameltéon, un somnifère récent, a les mêmes avantages que les médicaments à durée d’action plus courte. En outre, il peut être utilisé plus longtemps que les benzodiazépines sans perdre de son efficacité et sans provoquer de symptôme de sevrage. Il ne crée pas d’accoutumance et ne semble pas avoir de potentiel de surdosage. Cependant, il n’est efficace que chez peu de personnes. Le rameltéon touche la même aire du cerveau que la mélatonine (une hormone qui favorise le sommeil) et est donc appelé un agoniste des récepteurs de la mélatonine.

Le suvorexant, un nouveau type de somnifère, peut également être utilisé pour traiter l’insomnie.

Somnifères en vente libre

Certains somnifères sont disponibles sans ordonnance (en vente libre), mais un somnifère en vente libre peut ne pas être aussi sûr qu’un somnifère sur ordonnance, particulièrement chez les personnes âgées. Les somnifères en vente libre contiennent de la diphénhydramine ou de la doxylamine, tous deux des antihistaminiques Antihistaminiques Les réactions allergiques (réactions d’hypersensibilité) sont des réponses inadaptées du système immunitaire à des substances habituellement inoffensives. En général, les allergies entraînent... en apprendre davantage Antihistaminiques , qui peuvent avoir des effets secondaires comme une somnolence diurne ou parfois de la nervosité, de l’agitation, des difficultés à uriner, des chutes et de la confusion particulièrement chez les personnes âgées.

Les somnifères en vente libre contenant de la diphénhydramine ne doivent pas être pris pendant plus de 7 à 10 jours. En général, les personnes âgées ne doivent pas prendre ces somnifères. Ils sont conçus pour gérer une nuit sans sommeil occasionnelle, non pas une insomnie chronique, qui peut être le signe d’un grave problème sous-jacent. Si ces médicaments sont utilisés pendant longtemps ou arrêtés brusquement, ils peuvent provoquer des problèmes.

La mélatonine Mélatonine La mélatonine est une hormone produite par la glande pinéale, située au centre du cerveau. Elle régule le rythme veille-sommeil. La mélatonine utilisée dans les compléments alimentaires est... en apprendre davantage est une hormone qui favorise le sommeil et régule les cycles sommeil-veille. Elle peut être utilisée pour traiter l’insomnie. Elle peut être efficace lorsque les problèmes de sommeil sont provoqués par une heure de coucher et une heure de lever tardives (par exemple, se coucher à 3 h du matin et se lever à 10 h ou plus tard) ; on parle alors de trouble de la phase de sommeil retardée. Pour être efficace, la mélatonine doit être prise lorsque l’organisme en produit normalement (le soir tôt pour la plupart des personnes). La prise de mélatonine pour l’insomnie est controversée, mais, en raison de ses effets secondaires peu nombreux, elle peut être utilisée sans danger. Elle peut être efficace à court terme (jusqu’à quelques semaines), mais les effets liés à une absorption prolongée sont inconnus. De plus, les produits à base de mélatonine ne sont pas réglementés ; leur pureté et leur composition ne peuvent pas être confirmées. Un médecin doit superviser l’utilisation de la mélatonine.

La plupart des autres plantes médicinales et compléments alimentaires, comme la scutellaire et la valériane, sont disponibles dans des magasins de produits de santé, mais leurs effets sur le sommeil et leurs effets secondaires ne sont pas bien compris.

Antidépresseurs

Certains antidépresseurs Antidépresseurs Le trouble de la dépression consiste en un sentiment de tristesse suffisamment intense pour perturber le fonctionnement d’une personne et/ou pour éprouver un intérêt ou un plaisir moindre pour... en apprendre davantage (comme la paroxétine, la trazodone et la trimipramine) peuvent soulager l’insomnie et empêcher les réveils matinaux précoces lorsqu’ils sont administrés à plus faible dose que lorsqu’ils sont utilisés pour traiter la dépression. Ces médicaments peuvent être utilisés dans de rares cas lorsque les personnes qui ne sont pas dépressives ne tolèrent pas d’autres somnifères. Cependant, les effets secondaires, comme la somnolence diurne, peuvent être un problème, particulièrement pour les personnes âgées.

La doxépine est utilisée comme antidépresseurs lorsqu’elle est administrée à forte dose, et peut constituer un somnifère efficace lorsqu’elle est administrée à très faible dose.

Aspects essentiels concernant les personnes âgées : Insomnie et somnolence diurne excessive

Étant donné que le sommeil se détériore avec l’âge, les personnes âgées sont plus prédisposées à se plaindre d’insomnie que les jeunes personnes. En vieillissant, elles ont tendance à moins dormir et à se réveiller plus souvent pendant la nuit et à se sentir plus somnolentes et à faire une sieste pendant la journée. Les périodes de sommeil profond qui sont les plus réparatrices se raccourcissent jusqu’à disparaître. En général, ces changements seuls n’indiquent pas un trouble du sommeil chez les personnes âgées.

Les personnes âgées souffrant d’un sommeil interrompu peuvent tirer parti des mesures suivantes :

  • Horaires de coucher réguliers

  • Augmentation de l’exposition à la lumière naturelle pendant la journée

  • Exercices physiques réguliers

  • Diminution des siestes diurnes (car les siestes peuvent diminuer la qualité du sommeil nocturne)

De nombreuses personnes âgées souffrant d’insomnie n’ont pas besoin de somnifères. Mais si elles en ont besoin, elles doivent garder à l’esprit que ces médicaments peuvent causer des problèmes. Par exemple, les somnifères peuvent entraîner une confusion et réduire la vigilance diurne, ce qui rend la conduite dangereuse. Il convient donc de se montrer prudent.

Points clés concernant l’insomnie et la SDE

  • Les mauvaises habitudes de sommeil, le stress et les conditions qui perturbent l’horaire sommeil-veille interne (comme le travail par postes) induisent de nombreux cas d’insomnie et une somnolence diurne excessive.

  • Cependant, la cause est parfois un trouble, comme une apnée obstructive du sommeil ou un trouble mental.

  • Une polysomnographie effectuée dans un laboratoire du sommeil est en général recommandée lorsque les médecins suspectent que la cause est une apnée obstructive du sommeil ou un autre trouble du sommeil, lorsque le diagnostic est incertain, ou lorsque des mesures générales n’aident pas.

  • Si l’insomnie est légère, des changements de comportement (bonne hygiène du sommeil), comme suivre un horaire de sommeil régulier, peuvent être simplement nécessaires.

  • Si les changements de comportement sont inefficaces, la thérapie cognitivo-comportementale constitue généralement l’étape suivante et, si nécessaire, l’utilisation à court terme d’un somnifère (pendant quelques semaines) peut être envisagée.

  • Les somnifères sont plus à même de provoquer des problèmes chez les personnes âgées et peuvent accroître le risque de chutes.

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