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Dysarthrie

Par

Juebin Huang

, MD, PhD, Memory Impairment and Neurodegenerative Dementia (MIND) Center, University of Mississippi Medical Center

Dernière révision totale févr. 2019| Dernière modification du contenu févr. 2019
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La dysarthrie est une incapacité à articuler les mots de façon normale.

  • L’élocution peut être saccadée, hachée, chuchotante, irrégulière, imprécise ou monotone, mais les personnes peuvent comprendre le langage et l’utiliser correctement.

  • Les praticiens évaluent la force musculaire et le mouvement en demandant à la personne d’accomplir des tâches simples impliquant la bouche et la langue, et de répéter des mots et des phrases.

  • L’orthophonie est utile chez certaines personnes atteintes de dysarthrie.

Bien que la dysarthrie semble être un trouble du langage, il s’agit bien d’un trouble du contrôle des muscles de la parole (problème moteur).

Causes

La dysarthrie peut être due à une lésion des régions suivantes :

  • Les parties du cerveau qui contrôlent le mouvement musculaire.

  • Cervelet : Le cervelet, placé entre le cerveau et le tronc cérébral, coordonne les mouvements corporels.

  • Noyaux basaux : Ces gros ensembles de cellules nerveuses permettent de coordonner les mouvements et de les fluidifier (voir la figure Localisation des noyaux basaux).

  • Tronc cérébral : Le tronc cérébral contrôle les muscles qui sont utilisés pour respirer et ceux qui sont utilisés pour produire des sons.

  • Les fibres nerveuses qui relient la couche extérieure du cerveau (cortex cérébral) au tronc cérébral : Ces fibres nerveuses transmettent des informations nécessaires pour contrôler et coordonner les muscles utilisés pour parler, y compris les muscles des lèvres, de la langue, du palais et des cordes vocales.

  • Jonction neuromusculaire : Les nerfs sont reliés aux muscles au niveau de la jonction neuromusculaire.

Ces structures peuvent être endommagées par des pathologies dégénératives (telles que sclérose latérale amyotrophique, maladie de Parkinson et chorée de Huntington), une sclérose en plaques, des traumatismes crâniens, des tumeurs cérébrales, des AVC et des infections telles que la maladie de Lyme.

Symptômes

Les personnes qui souffrent de dysarthrie produisent des sons proches de ce qu’ils voudraient dire et dans un ordre correct. Toutefois, le langage peut cependant être haché, saccadé, haletant, irrégulier, imprécis ou monotone selon le site de l’atteinte.

Comme la compréhension et le maniement du langage ne sont en général pas affectés, la plupart des personnes qui souffrent de dysarthrie peuvent lire et écrire normalement.

Le trouble à l’origine de la dysarthrie peut également entraîner des difficultés de mastication et de déglutition.

Diagnostic

  • Examen clinique

  • Tests de la fonction cérébrale

  • Examens d’imagerie

Pour diagnostiquer la dysarthrie, un médecin interroge les personnes sur les symptômes et procède à un examen clinique. Un orthophoniste participe souvent à l’évaluation. Le praticien peut également :

  • Demander à la personne d’accomplir des tâches simples, comme souffler une bougie, se mordre la lèvre inférieure et tirer la langue : lorsque le praticien observe la personne accomplissant ces tâches, il peut évaluer la force des muscles impliqués dans le langage et leur mouvement.

  • Demander à la personne de répéter des mots et des phrases, de chanter et de compter : l’observation de la personne produisant des sons aide le praticien à détecter les problèmes d’élocution, tels que le chuchotement et l’élocution saccadée.

Des examens standardisés de la fonction cérébrale (tests neuropsychologiques) peuvent être réalisés par un neuropsychologue ou un orthophoniste. Ces examens aident également les praticiens à planifier un traitement et déterminer la probabilité de rétablissement.

Des examens d’imagerie, comme une tomodensitométrie (TDM) ou une imagerie par résonance magnétique (IRM), sont réalisés, pour aider à identifier la cause.

D’autres examens peuvent être réalisés selon la cause suspectée. Ces examens peuvent inclure des analyses de sang et d’urine, une ponction lombaire (rachicentèse), une électroencéphalographie (EEG), et une électromyélographie et des études de la conduction nerveuse.

Traitement

  • Orthophonie

  • Parfois, utilisation d’un dispositif de communication

L’orthophonie est utile chez certaines personnes atteintes de dysarthrie. Cette thérapie peut impliquer des exercices respiratoires et musculaires et la répétition des mots ou des phrases.

Si la dysarthrie est grave, les thérapeutes peuvent recommander d’utiliser un tableau à lettres ou à images ou un dispositif sur ordinateur avec un clavier et un écran à messages.

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