Athérosclérose

ParAttila Feher, MD, PhD, Yale University School of Medicine
Révisé parJonathan G. Howlett, MD, Cumming School of Medicine, University of Calgary
Vérifié/Révisé Modifié oct. 2025
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Les faits en bref

L’athérosclérose est une maladie se caractérisant par l’accumulation de dépôts graisseux dans les parois des artères de moyen et gros calibre (athéromes ou plaques d’athérosclérose), entraînant une diminution ou un blocage du flux sanguin. Cela peut affecter le cœur, le cerveau, les reins, les membres et d’autres parties de l’organisme. L’athérosclérose des artères qui irriguent le cœur provoque une maladie des artères coronaires, qui est la première cause de décès dans le monde.

  • L’athérosclérose est causée par une lésion répétée des parois artérielles. De nombreux facteurs contribuent à ces dommages, notamment l’hypertension artérielle, le tabagisme, le diabète et l’hypercholestérolémie.

  • Le premier signe peut être une douleur ou des crampes lorsque les tissus ne reçoivent pas suffisamment d’oxygène.

  • Pour éviter l’athérosclérose, les personnes doivent s’arrêter de fumer, manger sainement, pratiquer un exercice régulier et contrôler leur pression artérielle, leur taux de cholestérol et leur diabète. Des médicaments peuvent être nécessaires chez certaines personnes.

Causes de l’athérosclérose

Le développement de l’athérosclérose est compliqué, mais l’événement primaire semble être une lésion répétée, légère, de la paroi interne des artères (endothélium), par divers mécanismes. Ces mécanismes comprennent :

  • Une contrainte physique due à une perturbation du flux sanguin (en particulier au niveau des bifurcations artérielles, notamment chez les personnes souffrant d’hypertension artérielle)

  • Un stress lié à l’inflammation impliquant le système immunitaire (comme le tabagisme), ou dû à des infections par certains types de bactéries ou de virus

  • Des anomalies chimiques au niveau du sang (comme un taux de cholestérol élevé ou une hyperglycémie comme c’est le cas dans le diabète)

Voir Facteurs de risque de l’athérosclérose pour plus d’informations sur les causes spécifiques.

Formation de plaques

L’athérosclérose se manifeste lorsque la paroi de l’artère lésée crée des signaux chimiques qui provoquent la fixation de certains types de globules blancs (monocytes et lymphocytes T) à la paroi artérielle. Ces cellules migrent dans la paroi de l’artère et se transforment en cellules spumeuses, qui accumulent du cholestérol et d’autres substances grasses. Les cellules spumeuses déclenchent la croissance d’autres cellules, telles que les cellules musculaires lisses dans la paroi artérielle. Avec le temps, ces cellules spumeuses s’accumulent. Elles forment des dépôts épars (athéromes, également appelés plaques) couverts d’une chape fibreuse dans l’endothélium de la paroi artérielle. Avec le temps, du calcium s’accumule dans les plaques. Les plaques peuvent être dispersées dans des artères de gros et moyen calibre, mais commencent généralement à la ramification des artères.

Comment l’athérosclérose se produit

La paroi d’une artère est composée de plusieurs couches. L’endothélium ou couche interne (endothélium) est habituellement lisse et ininterrompu. L’athérosclérose commence quand cette muqueuse est endommagée ou altérée. Certains globules blancs appelés monocytes et lymphocytes T sont alors activés, quittent le flux sanguin et pénètrent dans la paroi artérielle à travers l’endothélium. Ils sont alors transformés en cellules spumeuses, des cellules qui collectent des matières grasses, principalement du cholestérol.

Avec le temps, les cellules musculaires lisses migrent de la couche moyenne de la paroi artérielle vers l’endothélium, où elles se multiplient. Dans ces zones s’accumulent également des tissus conjonctifs et élastiques, des débris cellulaires, des cristaux de cholestérol, et du calcium. Cette accumulation de cellules chargées de graisses, de cellules musculaires lisses et d’autres substances, forme un dépôt épars appelé athérome ou plaque athéroscléreuse. Cette plaque est recouverte d’une chape fibreuse. L’augmentation de la taille de ces plaques provoque un épaississement de la paroi de l’artère et un rétrécissement de la lumière. L’athérome peut rétrécir ou obstruer une artère et ralentir ou arrêter le flux sanguin. D’autres plaques n’obstruent pas beaucoup l’artère, mais la chape fibreuse peut se rompre, libérant leur contenu et déclenchant un caillot sanguin qui bloque soudainement l’artère.

Rupture de plaques

Les plaques peuvent se développer à l’intérieur de l’artère, ce qui la rend plus étroite. Quand l’athérosclérose rétrécit une artère, les tissus irrigués par cette artère ne reçoivent plus assez de sang et d’oxygène. Les plaques peuvent également croître dans la paroi de l’artère où elles ne bloquent pas le flux sanguin. Les deux types de plaques peuvent se fragmenter (se rompre), exposant la substance qu’elles contiennent à la circulation sanguine et conduisant à la formation de caillots sanguins. Ces caillots sanguins peuvent obstruer soudainement la totalité du flux sanguin à travers l’artère, cause principale d’une crise cardiaque ou d’un accident vasculaire cérébral. Parfois, ces caillots ou morceaux de plaque peuvent se détacher, circuler dans le flux sanguin et obstruer une artère ailleurs dans le corps.

Facteurs de risque de l’athérosclérose

(Voir aussi Prévention de la maladie des artères coronaires.)

Facteurs de risque ne pouvant pas être modifiés :

  • Âge avancé

  • Sexe masculin (bien que l’athérosclérose soit de plus en plus reconnue chez les femmes)

  • Les antécédents familiaux : Un parent masculin proche qui a eu un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque avant l’âge de 55 ans ou un parent féminin proche qui a eu un accident vasculaire cérébral ou une crise cardiaque avant l’âge de 65 ans

  • Origine sud-asiatique

Facteurs de risque pouvant être modifiés :

  • Facteurs liés au mode de vie

    • Tabagisme

    • Inactivité physique

    • Régimes riches en sel, certains types de graisses et sucre ; régimes pauvres en fruits et légumes

    • Stress chronique, colère et hostilité, dépression et anxiété

    • Consommation excessive d’alcool

  • Taux de cholestérol anormaux

  • Autres maladies affectant le cœur, les reins et le métabolisme

    • Diabète ou prédiabète (précurseur du diabète impliquant une glycémie anormale ou une résistance à l’action de l’insuline dans l’organisme)

    • Hypertension artérielle

    • Obésité

    • Maladie rénale chronique

  • Inflammation

    • Taux élevé de protéine C-réactive (protéine associée à une inflammation)

    • Maladies auto-immunes ou inflammatoires, telles que polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux systémique, psoriasis, vascularite

    • Certaines mutations semblables à des cancers dans les cellules souches hématopoïétiques

  • Infections

    • VIH

    • Chlamydia pneumoniae

    • Cytomégalovirus

    • Helicobacter pylori

    • Parodontopathies

    • Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (COVID-19)

    • Grippe

    • Virus respiratoire syncytial (VRS)

Taux de cholestérol anormaux

Un taux élevé de cholestérol LDL (lipoprotéines de faible densité) est un autre facteur de risque modifiable important. Un régime riche en graisses saturées (voir Types de graisses) entraîne une élévation du taux de cholestérol LDL chez les personnes prédisposées. Le taux de cholestérol augmente avec l’âge et est généralement plus élevé chez les hommes que chez les femmes, bien qu’il augmente chez ces dernières après la ménopause. Plusieurs maladies héréditaires entraînent une augmentation du taux de cholestérol ou d’autres graisses. Les personnes atteintes de ces maladies héréditaires peuvent avoir des taux de cholestérol LDL extrêmement élevés et (en l’absence de traitement) succombent à une maladie coronarienne à un jeune âge.

Mesure de l’apolipoprotéine B (ApoB) dans le sang. L’ApoB, le composant protéique du LDL, est également utile pour estimer le risque d’athérosclérose. L’ApoB est responsable du transport du cholestérol dans le sang, ce qui entraîne une augmentation de la plaque dans les artères.

Les taux élevés de tous les types de cholestérol n’augmentent pas le risque d’athérosclérose. Un taux élevé de cholestérol HDL (lipoprotéines de haute densité, également appelé « bon cholestérol ») réduit le risque d’athérosclérose.

La lipoprotéine(a) est une autre particule contenant du cholestérol qui contribue également aux crises cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux.

Un taux élevé de triglycérides augmente également légèrement le risque d’athérosclérose.

Le tableau fournit les taux de cholestérol total, de cholestérol LDL et de cholestérol HDL qui contribuent à réduire le risque de développer une athérosclérose.

Maladies touchant le cœur, les reins et le métabolisme (syndrome cardiovasculaire-rénal-métabolique)

Une hypertension artérielle non contrôlée constitue un facteur de risque d’athérosclérose, ainsi que d’événements tels que crise cardiaque et accident vasculaire cérébral, causés par l’athérosclérose. Le risque de maladie cardiovasculaire commence à augmenter quand la pression artérielle est supérieure à 115/75 mmHg.

Les personnes atteintes de diabète tendent à développer une maladie qui affecte les petites artères, telles celles des yeux, des nerfs et des reins, entraînant une perte de vision, une lésion nerveuse et une insuffisance rénale chronique. Les diabétiques ont également tendance à développer une athérosclérose au niveau des grosses artères.

L’obésité, notamment abdominale (du tronc), augmente le risque de maladie des artères coronaires. L’obésité abdominale augmente le risque d’autres facteurs de risque d’athérosclérose : hypertension artérielle, diabète de type 2, et taux élevé de cholestérol.

Inflammation

L’inflammation est une réponse normale à une lésion ou à une infection. Toutefois, lorsque l’inflammation est prolongée, elle endommage les vaisseaux sanguins, augmentant le risque d’athérosclérose. Les affections qui contribuent à l’inflammation à long terme sont donc des facteurs de risque d’athérosclérose.

Des taux élevés de protéine C-réactive (CRP) sont indicateurs d’inflammation et sont associés à un risque accru d’événements cardiovasculaires.

Les maladies auto-immunes, telles que la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux systémique et la maladie d’Addison, sont également associées à un risque accru de développer une athérosclérose.

L’hématopoïèse clonale de potentiel indéterminé (CHIP) est une affection dans laquelle des mutations génétiques des cellules sanguines surviennent chez des personnes qui ne présentent pas d’autres anomalies des cellules sanguines. Les personnes touchées présentent un risque presque deux fois plus élevé de développer une maladie des artères coronaires ou de faire une crise cardiaque à un jeune âge.

Infections

L’infection peut également jouer un rôle dans le développement de l’athérosclérose. Les personnes atteintes d’une infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) sont exposées à un risque accru de développer un infarctus du myocarde et d’autres complications athérosclérotiques pour plusieurs raisons. Les personnes infectées par le VIH sont plus susceptibles de présenter des facteurs de risque traditionnels d’athérosclérose, tels que le sexe masculin, des taux de cholestérol plus élevés, une hypertension artérielle, un diabète et le tabagisme. Le VIH affecte également directement les cellules des vaisseaux sanguins et influence la façon dont l’organisme traite le cholestérol.

D’autres infections, telles que Chlamydia pneumoniae, le cytomégalovirus, Helicobacter pylori, le COVID-19, les infections associées aux parodontopathies, et d’autres infections, peuvent endommager la muqueuse des vaisseaux sanguins, augmentant ainsi le risque d’athérosclérose.

Facteurs liés au mode de vie

L’un des plus importants facteurs de risque modifiables est le tabagisme. L’utilisation d’autres types de tabac, comme le tabac à priser et le tabac à mastiquer, voire l’exposition au tabagisme passif, augmente également le risque. Le risque qu’un fumeur développe une certaine forme d’athérosclérose, telle que la maladie des artères coronaires, est directement lié au nombre de cigarettes fumées quotidiennement. Le tabagisme diminue le taux de lipoprotéine de haute densité (HDL), ou « bon » cholestérol, et augmente le taux de cholestérol à lipoprotéine de basse densité (LDL). Le tabagisme augmente le taux de monoxyde de carbone sanguin, ce qui peut augmenter le risque de lésion de l’endothélium artériel. Il provoque le rétrécissement des artères déjà réduites par l’athérosclérose, réduisant encore plus la quantité de sang qui irrigue les tissus. De plus, le tabagisme augmente la capacité du sang à coaguler (en augmentant l’agrégation plaquettaire), augmentant ainsi le risque de maladie artérielle périphérique (athérosclérose des artères autres que celles qui irriguent le cœur et le cerveau), de maladie des artères coronaires, d’accident vasculaire cérébral et d’obstruction d’une greffe artérielle mise en place durant un pontage coronarien ou une chirurgie pour contourner une artère obstruée ailleurs dans l’organisme.

Les autres facteurs liés au mode de vie qui augmentent le risque d’athérosclérose comprennent l’inactivité physique, les régimes alimentaires pauvres en fruits et légumes et riches en sucre, sel et graisses saturées, ainsi que le stress chronique ou l’agressivité. La consommation d’alcool est également un facteur de risque, les études montrant maintenant qu’aucun niveau de consommation d’alcool n’est sans risque (contrairement à des études plus anciennes qui montraient un effet protecteur de faibles niveaux de consommation d’alcool).

Le saviez-vous ?

  • Le tabagisme est l’un des facteurs de risque les plus importants d’athérosclérose.

Autres facteurs de risque :

De nombreuses affections augmentent le risque de formation d’un caillot sanguin, en particulier au niveau de la plaque d’athérosclérose.

L’athérosclérose peut également résulter d’une lésion induite par la radiothérapie des parois internes des vaisseaux sanguins, par exemple après qu’une personne a reçu une radiothérapie thoracique pour un cancer. La chimiothérapie administrée pour le cancer peut également endommager le cœur. Dans certains cas, les lésions cardiaques dues à la chimiothérapie peuvent ne pas apparaître pendant des années après le traitement du cancer.

Les femmes ménopausées précocement présentent un risque plus élevé de développer une maladie cardiaque. Certaines données probantes indiquent que les jeunes femmes présentant des complications liées à la grossesse, notamment la prééclampsie, présentent un risque plus élevé de développer une athérosclérose.

Symptômes de l’athérosclérose

Les symptômes dépendent des facteurs suivants :

  • De l’emplacement de l’artère affectée

  • Du fait que le rétrécissement de l’artère affectée se soit produit progressivement ou que l’obstruction ait été soudaine

Symptômes d’un rétrécissement progressif

Le premier symptôme d’artère sténosée peut être l’apparition d’une douleur ou de crampes, car le flux sanguin ne peut pas répondre à la demande en oxygène des tissus. Durant l’effort, par exemple, une personne peut ressentir une douleur ou un malaise thoracique, car l’apport d’oxygène au cœur est inadéquat. Cette douleur thoracique (angine de poitrine) peut disparaître quelques minutes après l’arrêt de l’effort. En marchant, une personne peut ressentir des crampes dans les jambes (claudication intermittente), car l’apport d’oxygène dans les muscles des jambes est insuffisant. Un rétrécissement des artères qui irriguent un rein ou les deux peut provoquer une insuffisance rénale ou une hypertension artérielle dangereuse.

Symptômes d’une obstruction artérielle soudaine

Une obstruction soudaine des artères qui irriguent le cœur (artères coronaires) peut provoquer une crise cardiaque. Le symptôme le plus fréquent d’une crise cardiaque est une douleur thoracique ; cependant, les personnes peuvent également présenter un essoufflement, des nausées, des vomissements, des sueurs, des palpitations, voire une mort subite. L’obstruction des artères qui irriguent le cerveau peut provoquer un accident vasculaire cérébral, ce qui peut entraîner un engourdissement, une faiblesse, une confusion ou des difficultés d’élocution. L’obstruction des artères des jambes peut provoquer une douleur intense, une sensation de froid, un engourdissement ou une décoloration d’un orteil, d’un pied ou d’une jambe.

Diagnostic de l’athérosclérose

  • Analyses de sang à la recherche de facteurs de risque de l’athérosclérose

  • Examens d’imagerie (tels que tomodensitométrie [TDM], imagerie par résonance magnétique [IRM], échographie) à la recherche de plaques ou d’artères obstruées

La manière dont l’athérosclérose est diagnostiquée varie selon que la personne présente ou non des symptômes.

Personnes symptomatiques

Les personnes présentant des symptômes suggérant l’obstruction d’une artère effectuent des tests pour déterminer l’emplacement et l’étendue de l’obstruction. Des tests différents sont pratiqués selon l’organe affecté. Si les médecins soupçonnent l’obstruction d’une artère dans le cœur, par exemple, ils effectuent généralement une électrocardiographie (ECG), des analyses de sang à la recherche de marqueurs de lésion cardiaque (biomarqueurs cardiaques), et parfois un test d’effort ou un cathétérisme cardiaque.

Les personnes présentant des artères athérosclérotiques dans un organe présentent souvent une athérosclérose dans d’autres artères. Par conséquent, quand les médecins identifient une obstruction athérosclérotique dans une artère, dans la jambe par exemple, ils peuvent effectuer des tests pour détecter la présence d’une obstruction dans d’autres artères, comme celles du cœur.

Les médecins effectuent également des tests pour détecter certains facteurs de risque chez les personnes présentant une obstruction athérosclérotique. Ils mesurent, par exemple, le taux de glucose, de cholestérol et de triglycérides dans le sang. Les médecins peuvent également effectuer ces tests dans le cadre d’un examen annuel de routine chez les adultes.

Analyse biologique

Personnes asymptomatiques (dépistage)

Chez les enfants sans facteurs de risque significatifs, il est recommandé de commencer un dépistage de l’obésité entre l’âge de 2 et 6 ans, des mesures de la pression artérielle à l’âge de 3 ans et des bilans lipidiques entre l’âge de 9 et 11 ans.

Chez les personnes présentant des facteurs de risque de l’athérosclérose mais aucun symptôme, les médecins réalisent généralement des analyses de sang afin de mesurer le taux de glucose, de cholestérol et de triglycérides dans le sang. Les médecins effectuent aussi généralement ces tests dans le cadre d’un examen annuel de routine chez les adultes.

Certains médecins recommandent d’utiliser la TDM pour détecter toute plaque durcie (calcifiée) dans les artères coronaires et pour mesurer la quantité de calcium dans les artères qui irriguent le cœur. Le résultat de ce test est appelé « score calcique ».

Prévention et traitement de l’athérosclérose

  • Modifications du mode de vie pour réduire le risque d’athérosclérose, de ses complications et de décès

  • Parfois, médicaments, procédures par cathéter ou chirurgie

Pour prévenir l’athérosclérose, les personnes doivent :

Les personnes qui fument activement ou qui utilisent du tabac doivent arrêter, quel que soit le temps pendant lequel elles ont fumé. Les bienfaits résultant du sevrage tabagique sont immédiats et augmentent avec le temps. L’association d’un traitement substitutif par la nicotine ou d’un autre médicament et d’un accompagnement peut être utile.

Le fait d’adopter une alimentation plus saine peut contribuer à diminuer le risque d’athérosclérose. Ces changements incluent :

  • Augmenter la quantité de fruits, de légumes, de légumineuses (haricots), de noix, de céréales complètes et de poisson consommés.

  • Manger moins d’acides gras saturés et trans (par exemple, beurre, graisses contenues dans la viande rouge et les aliments frits, huile de coco et de palme), en les remplaçant par des graisses plus saines (par exemple, huile d’olive, huile de poisson, avocats, noix)

  • Réduire la consommation de sel

  • Réduire les sucres simples, les glucides raffinés, les boissons sucrées et les viandes transformées

  • Limiter la consommation d’alcool

Quelques recommandations spécifiques :

  • Consommation de fibres : 30 à 45 grammes par jour, de préférence issues de céréales complètes

  • Consommation de fruits : au moins 200 grammes par jour (≥ 2 à 3 portions)

  • Consommation de légumes : au moins 200 grammes par jour (≥ 2 à 3 portions)

  • Noix : 30 grammes de noix non salées par jour

  • Consommation de viande rouge : diminution à moins de 350 à 500 grammes par semaine

  • Consommation de poisson : 1 à 2 fois par semaine.

La graisse est une partie essentielle de l’alimentation. La notion qu’une baisse de la consommation de graisses est importante pour une alimentation saine n’est qu’en partie vraie, car le type de graisse compte aussi pour beaucoup. Les graisses peuvent être molles (ou liquides) ou fermes à température ambiante. Les graisses molles, comme les huiles et certaines margarines, tendent à être plus riches en graisses poly-insaturées et mono-insaturées. Les graisses dures, comme le beurre et la matière grasse, tendent à être plus riches en graisses saturées et trans. Les graisses saturées et trans risquent davantage de causer l’athérosclérose. Par conséquent, les gens doivent limiter autant que possible la quantité de graisses saturées et trans dans leur alimentation et choisir plutôt des aliments contenant des graisses mono-insaturées ou poly-insaturées. On trouve des graisses saturées et trans dans la viande rouge, de nombreux aliments issus de la restauration rapide, les produits laitiers entiers (comme le fromage, le beurre, et la crème) et les margarines dures (en bâtonnets). On trouve des graisses mono-insaturées dans l’huile d’olive et de canola, les margarines molles sans graisse trans, les noix, et les olives. Les graisses polyinsaturées sont présentes dans les poissons gras et dans certaines noix, graines et huiles.

L’inactivité physique augmente le risque de développer une maladie des artères coronaires, et une activité physique régulière, même modérée, diminue ce risque et réduit le risque de décès. L’activité physique associée à des modifications alimentaires permet également de modifier les autres facteurs de risque d’athérosclérose, en diminuant la pression artérielle et le taux de cholestérol, en favorisant la perte de poids, et en réduisant l’insulinorésistance.

Les personnes présentant une hypertension artérielle doivent faire baisser leur pression artérielle en modifiant leur mode de vie (notamment en diminuant la quantité de sodium consommée) et avec des médicaments. Les diabétiques doivent absolument contrôler leur glycémie (taux de sucre dans le sang). Même chez les personnes non diabétiques, la diminution de la consommation de sucre peut réduire le risque d’athérosclérose.

Même une faible consommation d’alcool est associée à une augmentation du risque de maladie athérosclérotique, ce qui remet en cause la conviction que des niveaux faibles ou modérés de consommation d’alcool peuvent protéger contre les maladies cardiaques. Pour les personnes qui continuent à boire de l’alcool, la consommation doit être limitée à moins de 1 verre par jour environ pour les femmes et à 2 verres par jour pour les hommes, et la consommation excessive doit être évitée.

Les personnes à haut risque d’athérosclérose peuvent avoir besoin de médicaments. Les médicaments utiles comprennent ceux qui diminuent le taux de cholestérol (statines, ézétimibe, évolocumab et alirocumab) et, dans certains cas, l’aspirine ou d’autres médicaments qui empêchent les plaquettes de s’agréger et de former des caillots dans les vaisseaux sanguins. Les statines peuvent provoquer des douleurs et une faiblesse musculaires ; les personnes peuvent devoir être surveillées pour détecter ces effets ainsi que d’autres effets indésirables. L’Les personnes à haut risque d’athérosclérose peuvent avoir besoin de médicaments. Les médicaments utiles comprennent ceux qui diminuent le taux de cholestérol (statines, ézétimibe, évolocumab et alirocumab) et, dans certains cas, l’aspirine ou d’autres médicaments qui empêchent les plaquettes de s’agréger et de former des caillots dans les vaisseaux sanguins. Les statines peuvent provoquer des douleurs et une faiblesse musculaires ; les personnes peuvent devoir être surveillées pour détecter ces effets ainsi que d’autres effets indésirables. L’aspirine et d’autres médicaments ciblant les plaquettes peuvent provoquer des saignements. Certains médicaments administrés pour traiter l’hypertension artérielle et certains médicaments administrés pour traiter le diabète réduisent également le risque d’athérosclérose.

Traitement des symptômes et complications de l’athérosclérose

Lorsque l’athérosclérose devient suffisamment sévère pour entraîner des symptômes ou des complications, ceux-ci doivent être traités.

Parfois, lorsque les plaques obstruent une artère, elles doivent être traitées au moyen de procédures avec cathéter (ou une intervention chirurgicale avec ouverture du vaisseau sanguin pour rétablir le flux sanguin). Pendant le cathétérisme, la pose d’un stent, un petit tube en maille, peut être nécessaire pour maintenir l’artère ouverte et assurer une bonne circulation sanguine. Les médecins peuvent réaliser un pontage coronarien dans lequel ils prélèvent un vaisseau sanguin sain dans une autre partie du corps (comme les jambes ou le bras) et l’utilisent pour créer une nouvelle voie autour d’une artère obstruée dans le cœur afin d’améliorer le flux sanguin.

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