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Bloc auriculoventriculaire

Par

L. Brent Mitchell

, MD, Libin Cardiovascular Institute of Alberta, University of Calgary

Revue/Révision complète févr. 2021
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Les faits en bref
Ressources du sujet

Le bloc auriculoventriculaire est un délai dans la conduction du courant électrique pendant son passage à travers le système de conduction atrioventriculaire.

Le courant électrique qui contrôle la contraction du muscle cardiaque commence dans le nœud sino-atrial, circule dans les cavités supérieures du cœur (atria), puis va jusqu’aux cavités inférieures du cœur (ventricules) à travers une sorte de tableau électrique appelé nœud atrioventriculaire (nœud AV). Le nœud AV est situé dans la partie inférieure de la paroi entre les atria près des ventricules et fournit la seule connexion électrique entre les atria et les ventricules. Sinon, les atria sont isolés des ventricules par un tissu qui ne conduit pas l’électricité. Le nœud atrioventriculaire ralentit la transmission de l’impulsion de telle sorte que les atria puissent se contracter entièrement et remplir les ventricules le plus complètement possible, avant qu’ils ne reçoivent le signal de se contracter.

Les blocs atrioventriculaires sont classés en :

  • Premier degré : La conduction électrique aux ventricules est retardée

  • Deuxième degré : La conduction électrique est bloquée de façon intermittente

  • Troisième degré (complet) : La conduction électrique est complètement bloquée

La plupart des types de blocs atrioventriculaires sont plus fréquents chez les personnes âgées. Les causes les plus courantes sont

D’autres causes incluent :

Le système de conduction
VIDÉO

Retracer les voies optiques

Les impulsions nerveuses venant de chaque œil courent le long du nerf optique correspondant et le long d’autres fibres nerveuses (appelées voies optiques) situées dans la partie postérieure du cerveau, où la vision est reçue et interprétée. Les deux nerfs optiques se rencontrent au chiasma optique, qui est une région en arrière des yeux située immédiatement devant la glande pituitaire et juste en bas de la portion antérieure du cerveau (encéphale). À ce stade, le nerf optique de chaque œil se divise et la moitié des fibres nerveuses de chaque côté se croisent et continuent jusqu’à la partie arrière du cerveau. Donc, le côté droit du cerveau reçoit l’information à travers chaque nerf optique pour le champ de vision gauche, et le côté gauche du cerveau reçoit l’information à travers chaque nerf optique pour le champ de vision droit. Les milieux de ces champs de vision se chevauchent. Ils sont vus par chaque œil (appelé vision binoculaire).

Un objet est vu à partir d’angles légèrement différents pour chaque œil, et les informations que reçoit le cerveau de chaque œil sont différentes tout en se recoupant. Le cerveau intègre les informations pour produire une image complète.

Retracer les voies optiques

Bloc atrioventriculaire du premier degré

Dans le bloc auriculoventriculaire du premier degré, toutes les impulsions électriques issues des atria atteignent les ventricules, mais chacune d’entre elles est ralentie d’une fraction de seconde lors de son passage à travers le nœud atrioventriculaire. Le bloc atrioventriculaire du premier degré est fréquent chez les athlètes bien entraînés, les adolescents, les jeunes adultes, et en cas d’hypertonie vagale. Ce trouble provoque rarement des symptômes.

ECG : Lecture des ondes cardiaques

ECG : Lecture des ondes cardiaques

L’électrocardiogramme (ECG) est la représentation graphique du courant électrique créé dans le cœur au cours d’un cycle cardiaque. Les mouvements du courant sont subdivisés en différentes parties désignées par une lettre alphabétique dans l’ECG.

Chaque battement cardiaque commence par une impulsion provenant du stimulateur cardiaque du cœur (le nœud sinusal ou sino-atrial). Cette impulsion active les cavités supérieures du cœur (atria). L’onde P correspond à l’activation des atria.

Le courant électrique se dirige alors vers les cavités cardiaques inférieures (ventricules). Le complexe QRS correspond à l’activation des ventricules.

Les ventricules doivent alors subir un changement électrique pour se préparer au battement cardiaque suivant. Cette activité électrique est appelée onde de repolarisation, représentée par l’onde T.

De nombreux types d’anomalies sont souvent visibles sur l’ECG. Elles comprennent une crise cardiaque (infarctus du myocarde) antérieure, un trouble du rythme cardiaque (arythmie), un apport insuffisant de sang et d’oxygène au cœur (ischémie), et un épaississement excessif (hypertrophie) des parois musculaires du cœur.

Certaines anomalies visibles sur l’ECG peuvent aussi suggérer des renflements (anévrismes) qui se produisent dans les parties plus faibles des parois cardiaques. Les anévrismes peuvent provoquer un infarctus du myocarde. Si le rythme est anormal (trop rapide, trop lent, ou irrégulier), l’ECG peut aussi indiquer dans quelle partie du cœur le rythme anormal a son origine. Ces informations permettent aux médecins d’en déterminer la cause.

Bloc atrioventriculaire du premier degré

Pour le bloc du premier degré, la conduction entre l’atrium (P) et le ventricule (QRS) est ralentie sans battements cardiaques manquants.

Bloc atrioventriculaire du premier degré

Bloc atrioventriculaire du deuxième degré

Dans le bloc atrioventriculaire du deuxième degré, seules certaines impulsions électriques atteignent les ventricules. Le cœur peut battre lentement, irrégulièrement, ou les deux. Certaines formes de bloc atrioventriculaire de deuxième degré évoluent en bloc atrioventriculaire du troisième degré.

Bloc atrioventriculaire du troisième degré

Dans le bloc atrioventriculaire du troisième degré, aucune impulsion issue des atria n’atteint les ventricules, et le rythme et la fréquence ventriculaires sont contrôlés par le nœud atrioventriculaire, le faisceau de His ou les ventricules eux-mêmes. Ces stimulateurs substitutifs sont plus lents que le stimulateur cardiaque naturel (nœud sinusal ou sino-atrial) et sont souvent irréguliers et peu fiables. Par conséquent, les ventricules battent très lentement, à moins de 50 battements par minute et parfois même à 30 battements par minute. Le bloc atrioventriculaire du troisième degré est un trouble du rythme cardiaque (arythmie) grave qui peut affecter la capacité de pompage du cœur. Une fatigue, des étourdissements, et des évanouissements sont fréquents. Lorsque les ventricules se contractent à une fréquence de plus de 40 battements par minute, les symptômes sont moins graves.

Bloc atrioventriculaire du troisième degré

Dans le bloc atrioventriculaire du troisième degré, l’atrium (P) bat indépendamment des ventricules (QRS).

Bloc atrioventriculaire du troisième degré

Diagnostic du bloc atrioventriculaire

  • Électrocardiographie

L’ électrocardiographie Électrocardiographie L’électrocardiographie (ECG) est un procédé rapide, simple et indolore, qui consiste à amplifier et enregistrer les impulsions électriques traversant le cœur. Cet enregistrement, l’électrocardiogramme... en apprendre davantage Électrocardiographie (ECG) est utilisée pour détecter un bloc atrioventriculaire. Chaque degré de bloc produit un schéma particulier. Le bloc atrioventriculaire du premier degré ne peut être détecté que par un ECG, qui montre le retard de conduction.

Traitement du bloc atrioventriculaire

  • Parfois insertion d’un stimulateur cardiaque artificiel

Le bloc atrioventriculaire du premier degré ne nécessite généralement aucun traitement.

Certaines personnes présentant un bloc atrioventriculaire du deuxième degré ont besoin d’un stimulateur cardiaque artificiel Stimulateurs cardiaques artificiels Les troubles du rythme cardiaque (arythmies) sont des séquences de battements cardiaques irréguliers, trop rapides ou trop lents, ou transmis via une voie de conduction anormale à travers le... en apprendre davantage Stimulateurs cardiaques artificiels . Presque toutes les personnes présentant un bloc atrioventriculaire du troisième degré ont besoin d’un stimulateur cardiaque artificiel.

En cas d’urgence, un stimulateur cardiaque temporaire peut être utilisé en attendant l’implantation d’un stimulateur cardiaque permanent. La plupart des personnes ont besoin d’un stimulateur cardiaque artificiel (voir figure Continuer à battre : stimulateurs cardiaques artificiels Garder le rythme : Stimulateurs cardiaques artificiels Garder le rythme : Stimulateurs cardiaques artificiels ) pour le reste de leur vie, même si leur rythme cardiaque peut redevenir normal quand la cause du bloc atrioventriculaire est résolue, après l’arrêt du médicament qui a causé le bloc atrioventriculaire, par exemple, ou quand la personne s’est rétablie d’une crise cardiaque.

Informations supplémentaires

Il s’agit d’une ressource en anglais qui peut être utile. Veuillez noter que LE MANUEL n’est pas responsable du contenu de cette ressource.

REMARQUE : Il s’agit de la version grand public. MÉDECINS : AFFICHER LA VERSION PROFESSIONNELLE
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