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Monkey Pox (variole simienne)

Par

Brenda L. Tesini

, MD, University of Rochester School of Medicine and Dentistry

Dernière révision totale avr. 2019| Dernière modification du contenu avr. 2019
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La variole simienne, une maladie rare, est causée par le virus de la variole simienne (monkeypox) qui est structurellement apparenté au virus de la variole et entraîne une maladie semblable, mais moins sévère.

Le virus de la variole simienne, de même que celui de la variole, fait partie du groupe des orthopoxvirus. Malgré son nom, les primates non humains ne sont pas des réservoirs du virus de la variole simienne. Bien que le réservoir soit inconnu, la variole simienne est endémique chez les rongeurs et les singes des forêts humides d'Afrique, principalement en Afrique de l'Ouest et Centrale.

La maladie humaine est observée en Afrique de manière sporadique et parfois endémique. La plupart des cas signalés ont été enregistrés en République démocratique du Congo. Depuis 2016, des cas confirmés ont également été signalés en Sierra Leone, au Liberia, en République centrafricaine, en République du Congo et au Nigeria, qui a connu la plus importante épidémie récente. Une augmentation récente de 20 fois de l'incidence serait due à l'arrêt de la vaccination antivariolique en 1980; les sujets qui ont reçu le vaccin antivariolique, même > 25 ans auparavant, présentent un risque réduit de variole simienne. Les cas de variole simienne en Afrique augmentent également parce que la population empiète de plus en plus sur les habitats des animaux porteurs du virus.

Aux États-Unis, une épidémie de variole simienne s'est produite en 2003, quand des rongeurs infectés importés comme animaux de compagnie en provenance d'Afrique ont propagé le virus aux chiens de prairie (élevés comme animaux de compagnie), lesquels ont ensuite infecté des personnes dans le Midwest des États-Unis. L'épidémie a concerné 35 cas confirmés, 13 probables et 22 suspects dans 6 États des États-Unis, mais il n'y a eu aucun décès.

La variole simienne, est probablement transmise par les animaux via les fluides corporels, dont les gouttelettes salivaires ou respiratoires ou le contact avec l'exsudat de la plaie. La transmission interhumaine se produit de manière inefficace et est supposée se produire principalement par le biais de grosses gouttelettes respiratoires par contact prolongé face à face. Le taux global d'attaque secondaire après un contact avec une source humaine connue est de 3%, et des taux d'attaque de 50% ont été rapportés chez des personnes vivant avec une personne infectée par la variole du singe (1). La transmission en milieu hospitalier a également été documentée. La plupart des patients sont des enfants. En Afrique, la mortalité se situe entre 4 et 22%.

Cliniquement, la variole du singe est semblable à la variole; cependant, les lésions cutanées sont plus souvent groupées et des adénopathies surviennent dans la variole du singe (ou orthopoxvirose simienne ou variole simienne, ou monkeypox) mais pas dans la variole. Une infection bactérienne secondaire de la peau et des poumons peut se produire.

La différenciation clinique de la variole simienne par rapport à la variole et à la varicelle (un herpesvirus, et non un pox virus) peut être difficile. Le diagnostic de variole simienne repose sur la culture, la Polymerase Chain Reaction (PCR), l'immunohistochimie ou la microscopie électronique, selon les examens disponibles.

Le traitement de variole simienne est un traitement de support. Les médicaments potentiellement utiles sont

  • Le técovirimat, un nouveau médicament antiviral (récemment approuvé pour le traitement de la variole)

  • Le médicament antiviral cidofovir

  • Le médicament expérimental brincidofovir (CMX001)

Tous ces médicaments ont une activité contre la variole simienne in vitro et dans des modèles expérimentaux. Cependant, aucun de ces médicaments n'a été étudié ou utilisé dans les zones endémiques pour traiter la variole simienne.

Référence

  • 1. Nolen LD, Osadebe L, Katomba J, et al: Extended human-to-human transmission during a monkeypox outbreak in the Democratic Republic of the Congo. Emerg Infect Dis 22 (6):1014–1021, 2016. doi: 10.3201/eid2206.150579.

Plus d'information

  • CDC: Monkeypox (variole simienne)

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