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Sélection d’actualités concernant le COVID-19

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Le Manuel compile une sélection des actualités les plus importantes concernant le COVID-19, afin que tout le monde bénéficie des dernières informations.

Actualités compilées par le Dr Richard B. Lynn.

                                              


  31 mars 2022

Les modifications liées au COVID-19 dans le cerveau

Même les patients atteints d’une forme légère du COVID-19 présentent souvent des symptômes neurologiques tels que des céphalées, une perte du goût et de l’odorat, et des problèmes de mémoire. Parfois, ces symptômes neurologiques sont persistants. On ignore si une forme légère du COVID-19 peut provoquer des modifications dans le cerveau détectables lors d’examens d’imagerie. Une étude menée au Royaume-Uni a inclus 785 participants (âgés de 51 à 81 ans) qui avaient passé 2 examens d’imagerie cérébrale, dont 401 cas testés positifs pour l’infection à SARS-CoV-2 entre les 2 examens d’imagerie. Un délai moyen de 38 mois séparait les 2 examens d’imagerie, et 141 jours, en moyenne, séparaient le diagnostic de COVID-19 du second examen d’imagerie. Ces patients ont été comparés à 384 témoins qui avaient passé un second examen d’imagerie, mais n’avaient pas présenté d’infection à COVID-19. Ce groupe témoin a été apparié au groupe ayant présenté une infection selon l’âge, le sexe, l’origine ethnique et le délai entre les deux examens. Les examens d’imagerie du cerveau du groupe COVID-19 étaient significativement différents de ceux obtenus dans le groupe témoin dans les domaines suivants :

  • réduction plus importante de l’épaisseur de la substance grise et du contraste tissulaire dans le cortex orbitofrontal et le gyrus parahippocampique
  • modifications plus importantes des marqueurs de lésions tissulaires dans les régions fonctionnellement liées au cortex olfactif primaire
  • réduction plus importante de la taille globale du cerveau

Les participants infectés présentaient également un déclin cognitif plus important en moyenne (évalué par des tests cognitifs) entre les deux points de mesure.

Ces effets visibles à l’imagerie et les effets cognitifs longitudinaux étaient observés même après l’exclusion des 15 cas ayant été hospitalisés. Ces résultats d’imagerie cérébrale, principalement du système limbique, pourraient être des caractéristiques typiques in vivo d’une propagation dégénérative de la maladie via les voies olfactives, d’événements neuro-inflammatoires ou de la perte d’intrants sensoriels en raison de l’anosmie. Il reste à déterminer si cet impact délétère peut partiellement disparaître, ou si ces effets persisteront à long terme.

lien : SARS-CoV-2 is associated with changes in brain structure in UK Biobank | Nature

                                                                                                                   


  15 mars 2022

L’efficacité du vaccin contre le variant omicron du COVID-19

L’efficacité du vaccin contre la maladie à COVID-19 symptomatique causée par les variants omicron et delta après la primovaccination et après une dose de rappel a été évaluée en Angleterre. Les résultats ont été publiés dans la revue New England Journal of Medicine le 2 mars 2022. L’étude a inclus 886 774 personnes symptomatiques infectées par le variant omicron, 204 154 personnes symptomatiques infectées par le variant delta, et 1 572 621 personnes présentant des symptômes éligibles, mais testées négatives au COVID-19. Tous les tests étaient des tests PCR de dépistage de l’infection à SARS-CoV-2. Les résultats ont montré que pour toutes les associations de primovaccination et de rappel, l’efficacité du vaccin contre la maladie symptomatique était plus élevée pour le variant delta que pour le variant omicron. Les résultats en termes de prévention de la maladie symptomatique provoquée par le variant omicron sont les suivants :

  • Deux doses de BNT162b2 (Comirnaty, Pfizer–BioNTech) étaient efficaces à 65,5 % entre 2 et 4 semaines, mais à 8,8 % après 25 semaines ou plus. Après un rappel avec BNT162b2, l’efficacité augmentait jusqu’à 67,2 % entre 2 et 4 semaines après le rappel, puis diminuait à 45,7 % après 10 semaines ou plus. Après un rappel avec mRNA-1273, l’efficacité du vaccin augmentait jusqu’à 73,9 % entre 2 et 4 semaines, puis diminuait à 64,4 % entre 5 et 9 semaines.
  • Deux doses de mRNA-1273 (Spikevax, Moderna) étaient efficaces à 75,1 % entre 2 et 4 semaines, mais à 14,9 % après 25 semaines ou plus. Après un rappel avec mRNA-1273, l’efficacité augmentait jusqu’à 66,3 % entre 2 et 4 semaines. Après un rappel avec BNT162b2, l’efficacité augmentait jusqu’à 64,9 % entre 2 et 4 semaines.
  • Deux doses de ChAdOx1 nCoV-19 (Vaxzevria, AstraZeneca) n’avaient pratiquement aucun effet protecteur après 20 semaines. Après un rappel avec BNT162b2, l’efficacité augmentait jusqu’à 62,4 % entre 2 et 4 semaines après le rappel, puis diminuait à 39,6 % après 10 semaines ou plus. Après un rappel avec mRNA-1273, l’efficacité du vaccin augmentait jusqu’à 70,1 % entre 2 et 4 semaines, puis diminuait à 60,9 % entre 5 et 9 semaines.

Les auteurs ont conclu que les doses de rappel entraînaient une augmentation substantielle de la protection contre les infections d’intensité légère. Toutefois, une diminution de la protection contre les maladies symptomatiques a également été observée après les doses de rappel.

lien : Covid-19 Vaccine Effectiveness against the Omicron (B.1.1.529) Variant | NEJM

                                                                         


  2 mars 2022

Le COVID-19 et les complications obstétriques maternelles

Afin d’évaluer le risque de complications obstétriques maternelles graves chez les femmes atteintes d’une infection par le COVID-19, des chercheurs ont mené une étude de cohorte rétrospective de grande envergure portant sur 14 104 patientes enceintes et venant d’accoucher. L’étude incluait des femmes ayant accouché entre le 1er mars 2020 et le 31 décembre 2020 (avec suivi final jusqu’au 11 février 2021) dans 17 hôpitaux américains. Toutes les patientes testées positives au SARS-CoV-2 avec un dépistage basé sur les acides nucléiques ou sur un test antigénique ont été incluses (n = 2 352) et comparées à des patientes sans résultat positif au dépistage du SARS-CoV-2 (n = 11 752). Les résultats de l’étude ont été publiés dans l’édition du 22 février 2022 de JAMA. Le critère d’évaluation principal de l’étude était un critère composite des décès maternels ou de la morbidité grave liée à des troubles hypertensifs de la grossesse, une hémorragie du post-partum ou une infection autre que le SARS-CoV-2. Ce critère d’évaluation principal était significativement plus probable chez les patientes atteintes d’une infection par le SARS-CoV-2 que chez celles ne présentant pas cette infection (13,4 % contre 9,2 %). Les cinq décès maternels sont survenus dans le groupe positif au SARS-CoV-2. Les patientes présentant une forme modérée ou plus sévère du COVID-19 (n = 586) étaient significativement plus susceptibles de présenter un décès maternel ou une morbidité grave que celles sans infection par le SARS-CoV-2 (26,1 % contre 9,2 %). Cependant, chez les patientes présentant une infection légère ou asymptomatique (n = 1 766), le critère d’évaluation composite principal n’était pas plus probable que chez celles sans infection par le SARS-CoV-2 (9,2 % contre 9,2 %). Les auteurs ont conclu que l’infection par le SARS-CoV-2 était associée à un risque accru de mortalité maternelle ou de morbidité grave due à des complications obstétriques chez les femmes enceintes et venant d’accoucher dans 17 hôpitaux américains.

lien : Association of SARS-CoV-2 Infection With Serious Maternal Morbidity and Mortality From Obstetric Complications | Infectious Diseases | JAMA | JAMA Network

                                 


  14 février 2022

Vitamine D et sévérité de l’infection par le SARS-CoV-2

Une étude rétrospective publiée le 3 février 2022 dans la revue PLOS ONE a évalué tous les patients admis dans un centre médical en Israël entre le 7 avril 2020 et le 4 février 2021, qui présentaient un dépistage par amplification en chaîne par polymérase (Polymerase Chain Reaction, PCR) positif au SARS-CoV-2 (COVID-19). Sur les 1 176 patients présentant un test PCR positif, 253 avaient fait l’objet d’une évaluation du taux de 25-hydroxyvitamine D (25(OH)D) entre 14 et 730 jours avant le test PCR positif. Un taux de vitamine D plus faible, défini comme un taux inférieur à 20 ng/ml, était plus fréquent chez les patients présentant une forme sévère ou critique de la maladie (87,4 %) que chez les patients présentant une forme légère ou modérée (34,3 % ; P < 0,001). Les patients présentant une carence en vitamine D (moins de 20 ng/ml) étaient 14 fois plus susceptibles de présenter une forme sévère ou critique de la maladie que les patients présentant un taux de 25(OH)D supérieur ou égal à 40 ng/ml (rapport de cotes [RC] : 14 ; intervalle de confiance [IC] à 95 % : 4 à 51 ; P < 0,001).La présence d’une carence en vitamine D avant l’infection était associée à une sévérité accrue de la maladie et à une hausse de la mortalité due au COVID-19. Selon les auteurs, des études approfondies sont nécessaires pour déterminer si une supplémentation en vitamine D chez les personnes de la communauté qui présentent une carence en vitamine D aura un impact sur la sévérité des futurs épisodes de COVID-19.

lien : https://doi.org/10.1371/journal.pone.0263069


  2 février 2022

Certains facteurs précoces permettent d’anticiper les séquelles post-aiguës du COVID-19

Les séquelles post-aiguës du COVID-19 (SPAC, également appelées COVID long) décrivent les symptômes à long terme présents plusieurs semaines à plusieurs mois après une infection primaire par le SARS-CoV-2, le virus responsable du COVID-19. Les SPAC sont un problème courant et constituent les prémices d’une crise mondiale. Cependant, les facteurs de risque de SPAC et leurs associations biologiques sont encore mal compris. Une étude, publiée dans la revue Cell en janvier 2022 a rapporté une étude longitudinale portant sur 309 patients atteints du COVID-19, depuis le diagnostic initial (T1), pendant la maladie aiguë (T2) et jusqu’à la convalescence (T3), 2 à 3 mois après l’apparition des premiers symptômes. À T3, les symptômes comprenaient les suivants : fatigue (52 % des participants), toux (25 %) et anosmie/dysgueusie (18 %).

L’étude a intégré des données cliniques aux symptômes rapportés par les patients et a identifié 4 facteurs de risque de SPAC au moment du diagnostic initial de COVID-19 :

  • Diabète de type 2
  • ARNémie du SARS-CoV-2
  • Virémie liée à la réactivation du virus d’Epstein-Barr
  • Auto-anticorps spécifiques

Différents modèles de ces facteurs de risque et d’auto-anticorps étaient corrélés à différents symptômes de SPAC. La plupart des facteurs de risque de SPAC sont détectables au moment du diagnostic de COVID-19, ce qui met en avant l’importance de les identifier rapidement. De futures études impliquant un plus grand nombre de patients sur une plus longue durée seront nécessaires afin de déterminer la valeur prédictive de ces facteurs de risque.

lien : https://www.cell.com/cell/fulltext/S0092-8674(22)00072-1#relatedArticles

                              


  20 janvier 2022

Le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (PIMS)

Le syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (Paediatric Inflammatory Multisystem Syndrome, PIMS) est une complication rare, mais importante, du COVID-19. Bien que la plupart des enfants atteints du COVID-19 présentent des symptômes légers, ou ne présentent aucun symptôme, certains enfants peuvent développer une forme grave de la maladie. L’augmentation actuelle du nombre d’enfants atteints du COVID-19 hospitalisés aux États-Unis fait qu’il est encore plus important de s’intéresser au PIMS. Aux États-Unis, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) ont mis en place une plateforme nationale de déclaration pour recueillir des données épidémiologiques et cliniques auprès de patients chez qui un PIMS est suspecté. Une analyse de cette base de données a été publiée en avril 2021 dans la revue JAMA Pediatrics.

L’analyse portait sur 1 733 patients atteints d’un PIMS. Parmi les caractéristiques notables, 57,6 % étaient de sexe masculin, et 71,3 % étaient d’origine ethnique hispanique ou noire. Plus de la moitié ont rapporté des symptômes gastro-intestinaux, une éruption cutanée ou une hyperhémie conjonctivale. Les principaux résultats cliniques étaient une hypotension ou un état de choc (54 %), un dysfonctionnement cardiaque (31 %), un épanchement péricardique (23,4 %), une myocardite (17,3 %) et une dilatation des artères coronaires ou des anévrismes (16,5 %). Dans l’ensemble, 58,2 % des enfants touchés ont été admis en unité de soins intensifs, et 24 sont décédés. Il convient de noter que les patients âgés de 18 à 20 ans étaient plus susceptibles de présenter une myocardite (30,9 %), une pneumonie (36,4 %) et un syndrome de détresse respiratoire aiguë (18,2 %). Les deux premiers pics des cas de PIMS sont survenus deux à cinq semaines après les pics des cas de COVID-19. Ces résultats suggèrent que le PIMS est dû à une réponse immunologique tardive à l’infection par le SARS-CoV-2.

lien : https://jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/2778429

                              


  4 janvier 2022

Des données sur la gravité du variant omicron au Royaume-Uni

Un rapport de l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UK Health Security Agency, UKHSA) concernant les variants du COVID-19 publié le 31 décembre 2021 a fourni des informations sur la gravité des cas dus au variant omicron par rapport aux cas dus au variant delta. L’analyse comprenait 528,176 cas dus au variant omicron et 573 012 cas dus au variant delta survenus entre le 22 novembre et le 26 décembre 2021. Elle comprenait des cas de COVID-19 avec variant séquencé ou génotypé, ou basés sur la négativité ou positivité du gène S, s’étant présentés aux urgences ou ayant été hospitalisés dans les 14 jours suivant la date du prélèvement (données au 29 décembre 2021). Le risque de se présenter aux urgences ou d’être hospitalisé était environ deux fois moins important avec le variant omicron qu’avec le variant delta. Le risque d’hospitalisation seule était trois fois moins important avec le variant omicron qu’avec le variant delta. Ces données préliminaires pourraient être affectées par des retards dans le signalement des hospitalisations. Globalement, les données suggèrent que l’infection par le variant omicron provoque une maladie moins grave au niveau d’un patient individuel que l’infection par le variant delta. Le rapport souligne que cela pourrait ne pas atténuer la pression sur les hôpitaux, compte tenu du taux de transmission plus élevé du variant omicron.

L’analyse a évalué les facteurs de risque possibles d’hospitalisation, y compris le statut vaccinal. Les chercheurs ont constaté que le risque d’hospitalisation pour les cas dus au variant omicron était 65 % plus faible pour les patients ayant reçu 2 doses de vaccin et 81 % plus faible pour ceux ayant reçu 3 doses de vaccin, par rapport aux patients n’étant pas vaccinés (y compris ceux ayant reçu leur première dose de vaccin < 28 jours auparavant).

lien : https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/1044481/Technical-Briefing-31-Dec-2021-Omicron_severity_update.pdf

                                


  7 décembre 2021

Le variant omicron présente une mutation par insertion unique

On sait que sept coronavirus provoquent des maladies chez l’homme. Quatre d’entre eux sont des coronavirus saisonniers qui provoquent le plus souvent des symptômes de rhume. Les trois autres provoquent des infections respiratoires beaucoup plus graves et parfois mortelles (SARS, MERS, COVID-19).

Le variant omicron du SARS-CoV-2 (le virus responsable du COVID-19) présente 37 mutations dans la protéine Spike, dont 30 mutations par substitution, 6 mutations par délétion et une mutation par insertion (ins214EPE). Des chercheurs de la société Nference basée à Cambridge, dans le Massachusetts, ont effectué des recherches dans la base de données GISAID, qui comprend des informations sur les 5,4 millions de génomes du SARS-CoV-2 couvrant 1 523 lignées du virus. Leurs résultats ont été publiés sur le site Internet OSFPREPRINT.

Les investigateurs ont constaté que les mutations par substitution et par délétion sont apparues dans des lignées précédentes du SARS-CoV-2. Toutefois, la mutation par insertion du variant omicron (ins214EPE) n’a été observée dans aucune autre lignée du SARS-CoV-2. Il est important de noter que cette mutation par insertion a été observée dans un coronavirus saisonnier (HCoV-229E). Les auteurs suggèrent que cette mutation du variant omicron pourrait avoir vu le jour chez un patient co-infecté par le virus SARS-CoV-2 et le HCoV-229E.

lien : https://osf.io/f7txy/

                             


  10 novembre 2021

Administration du vaccin BNT162b2 contre le COVID-19 chez les enfants âgés de 5 à 11 ans

Les données de l’étude clinique portant sur le vaccin Pfizer-BioNTech (ARNm) contre le COVID-19 chez les enfants âgés de 5 à 11 ans ont été publiées dans la revue New England Journal of Medicine le 9 novembre 2021. Au total, 2 316 enfants âgés de 5 à 11 ans ont été sélectionnés pour l’inclusion en juin 2021, et 2 285 ont été randomisés dans 81 centres aux États-Unis, en Espagne, en Finlande et en Pologne. 1 517 enfants ont été randomisés pour recevoir le vaccin Pfizer et 751 ont été randomisés pour recevoir le placebo.

Les réactions indésirables étaient généralement d’intensité légère à modérée et persistaient pendant 1 à 2 jours. La douleur au site d’injection était la réaction locale la plus fréquente, survenant chez environ 74 % des enfants ayant reçu le vaccin. La fatigue et les céphalées étaient les réactions systémiques les plus fréquemment rapportées. Après la première dose, la fréquence de la fatigue et des céphalées était similaire chez les enfants ayant reçu le vaccin et chez ceux ayant reçu le placebo Après la seconde dose, la fatigue et les céphalées étaient plus fréquentes chez les enfants ayant reçu le vaccin que chez ceux ayant reçu le placebo.

99,2 % des participants présentaient une réponse immunologique significative 1 mois après la seconde dose (même taux de réponse immunologique que chez les personnes de 16 à 25 ans ayant reçu le vaccin). 3 cas de COVID-19 ont été rapportés (survenus 7 jours ou plus après la seconde dose) chez les enfants ayant reçu le vaccin, et 16 chez ceux ayant reçu le placebo ; l’efficacité observée du vaccin était de 90,7 % (IC à 95 % : 67,7 % à 98,3 %). Aucun cas de forme grave du COVID-19 ou de syndrome inflammatoire multisystémique n’a été rapporté.

lien : Evaluation of the BNT162b2 Covid-19 Vaccine in Children 5 to 11 Years of Age | NEJM

                                                          


  28 octobre 2021

Les cas de myocardite après l’administration du vaccin BNT162b2 à ARNm contre le COVID-19 en Israël

Les données israéliennes portant sur la myocardite après la vaccination contre le COVID-19 ont été publiées dans la revue New England Journal of Medicine le 6 octobre 2021. L’étude a évalué de manière rétrospective les données obtenues entre le 20 décembre 2020 et le 31 mai 2021, concernant tous les cas de myocardite rapportés dans le système de surveillance active du ministère de la Santé israélien. Au 31 mai 2021, environ 5,1 millions d’Israéliens (sur un total de 9,3 millions de résidents israéliens) avaient reçu deux doses du vaccin BNT162b2 à ARNm contre le COVID-19.

283 cas de myocardite ont été rapportés. Ces cas concernaient 142 personnes vaccinées, au cours des 21 jours suivant la première dose ou des 30 jours suivant la deuxième dose, 40 personnes vaccinées, à une date éloignée de la vaccination, et 101 personnes non vaccinées. Sur les 142 cas survenus après la vaccination, la présentation clinique a été considérée comme légère chez 95 %, et un cas fulminant a été fatal. Sur les 136 personnes présentant une myocardite avérée ou probable, celle-ci était survenue après la première dose chez 19 d’entre elles, et après la seconde chez 117.

La comparaison de l’incidence de myocardite entre les personnes vaccinées et non vaccinées était de 2,35 (IC à 95 % : 1,10–5,02). Ce résultat était principalement dû aux résultats obtenus chez les hommes des tranches d’âge plus jeunes. Le rapport de taux était le plus élevé chez les hommes vaccinés âgés de 16 à 19 ans (8,96 ; IC à 95 % : 4,50–17,83), avec un rapport de 1 sur 6 637.

Comparativement à l’incidence attendue d’après les données historiques, le ratio standardisé d’incidence était de 5,34 (IC à 95 % : 4,48–6,40) et il était le plus élevé après la deuxième dose chez les patients de sexe masculin âgés de 16 à 19 ans (13,60 ; IC à 95 % : 9,30–19,20).

Les auteurs ont conclu que l’incidence de myocardite était faible, mais augmentait particulièrement après l’administration de la deuxième dose du vaccin Pfizer chez les sujets jeunes de sexe masculin. La présentation clinique de la myocardite après la vaccination était généralement d’intensité légère.

lien : Myocarditis after BNT162b2 mRNA Vaccine against Covid-19 in Israel | NEJM

                             


  13 octobre 2021

Des symptômes résiduels sont présents sept mois après le COVID-19 chez les personnes traitées en ambulatoire

Des personnes symptomatiques testées positives pour le COVID-19 dans les hôpitaux universitaires de Genève, en Suisse, du 18 mars au 15 mai 2020, ont été recontactées 30 à 45 jours et 7 à 9 mois après le diagnostic et ont été interrogées concernant d’éventuels symptômes compatibles avec le COVID-19. Cette étude a été publiée en septembre 2021 dans la revue Annals of Internal Medicine. Le suivi 7 à 9 mois après le diagnostic de COVID-19 a été réalisé chez 410 patients, dont 39,0 % ont rapporté des symptômes résiduels. La fatigue (20,7 %) était le symptôme le plus fréquemment rapporté, suivie d’une perte du goût ou de l’odorat (16,8 %), d’un essoufflement (11,7 %) et de céphalées (10,0 %). Les auteurs ont conclu qu’environ un tiers des personnes atteintes d’une forme légère à modérée de COVID-19 aigu en ambulatoire présentaient des symptômes à long terme après 7 à 9 mois.

lien : https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M21-0878

                            


  27 septembre 2021

L’efficacité d’un rappel du vaccin BNT162b2 à ARNm en Israël

Aux États-Unis, l’autorisation récente d’une troisième dose (rappel) du vaccin BNT162b2 à ARN messager (Pfizer–BioNTech) s’appuie en partie sur l’expérience en Israël. En Israël, l’administration d’une troisième dose (rappel) du vaccin Pfizer a été autorisée le 30 juillet 2021 pour les personnes âgées de 60 ans ou plus qui avaient reçu la deuxième dose du vaccin au moins 5 mois plus tôt. Une étude publiée dans la revue New England Journal of Medicine le 15 septembre 2021 a rapporté les données recueillies entre le 30 juillet et le 31 août 2021, concernant 1 137 804 résidents israéliens âgés de 60 ans ou plus qui avaient été entièrement vaccinés (qui avaient reçu deux doses du vaccin Pfizer) au moins 5 mois plus tôt. Le taux de COVID-19 confirmé et le taux de forme grave de la maladie ont été comparés entre les personnes qui avaient reçu une injection de rappel au moins 12 jours avant et celles qui n’en avaient reçu aucune. Les résultats ont montré qu’au moins 12 jours après la dose de rappel, le taux d’infection confirmée était plus faible dans le groupe avec rappel que dans le groupe sans rappel, avec un facteur de 11,3, et le taux de forme grave de la maladie était inférieur avec un facteur de 19,5. L’étude a conclu que les taux de COVID-19 confirmé et de forme grave de la maladie étaient nettement inférieurs chez les personnes ayant reçu une dose de rappel (troisième dose) du vaccin Pfizer.

lien : Protection of BNT162b2 Vaccine Booster against Covid-19 in Israel | NEJM

  
 

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8 avril 2020

Un candidat-vaccin contre le COVID-19 se montre prometteur d’après une étude

Un article publié dans la revue ScienceDaily offre des informations intéressantes

 

Des scientifiques de la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh (University of Pittsburgh School of Medicine) ont annoncé avoir découvert un vaccin potentiel contre le COVID-19. Lorsqu’il a été testé chez la souris, le vaccin a produit des anticorps spécifiques à SARS-CoV-2 dans des quantités suffisantes pour neutraliser le virus. Le document détaillant l’étude a été publié le 2 avril 2020 dans la revue EBiomedicine, publiée par Lancet. En s’appuyant sur les travaux menés lors des précédentes épidémies de coronavirus, le vaccin cible la protéine « Spike » du coronavirus. Ce vaccin est produit à l’aide de fragments de protéine virale fabriqués en laboratoire afin de créer une immunité. Il fonctionne de la même manière que les vaccins contre la grippe actuels. Les chercheurs utilisent une approche innovante pour administrer le médicament, un patch à micro-aiguilles, qui permet d’augmenter sa puissance. Le co-auteur principal de l’étude a déclaré qu’« une évaluation chez les patients nécessiterait normalement un an, voire probablement plus longtemps ».

lien vers l’étude : https://www.thelancet.com/journals/ebiom/article/PIIS2352-3964(20)30118-3/fulltext#coronavirus-linkback-header

lien vers l’article d’actualités : https://www.sciencedaily.com/releases/2020/04/200402144508.htm

                                                              

  19 mai 2020

 COVID-19 : Explication du mode de transmission

Dans une récente publication sur son blog, « The Risks-Know Them-Avoid Them » (« Les risques : connaissez-les, évitez-les »), Dr Erin S. Bromage, PhD, professeur agrégé de biologie à l’Université du Massachusetts à Dartmouth, explique la définition scientifique d’une dose contagieuse, où et comment le virus se propage et quels environnements sont les plus risqués.  Dr Bromage traduit les données et les découvertes de manière brillante, en termes simples plus faciles à comprendre pour les lecteurs qui n’appartiennent pas à la communauté scientifique. Nous espérons qu’une meilleure compréhension de la manière dont le virus COVID-19 se propage aidera les individus à prendre leurs décisions concernant la meilleure façon d’éviter de le contracter.

lien vers la publication du blog : https://www.erinbromage.com/post/the-risks-know-them-avoid-them


8 avril 2020

Un candidat-vaccin contre le COVID-19 se montre prometteur d’après une étude

Un article publié dans la revue ScienceDaily offre des informations intéressantes

 

Des scientifiques de la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh (University of Pittsburgh School of Medicine) ont annoncé avoir découvert un vaccin potentiel contre le COVID-19. Lorsqu’il a été testé chez la souris, le vaccin a produit des anticorps spécifiques à SARS-CoV-2 dans des quantités suffisantes pour neutraliser le virus. Le document détaillant l’étude a été publié le 2 avril 2020 dans la revue EBiomedicine, publiée par Lancet. En s’appuyant sur les travaux menés lors des précédentes épidémies de coronavirus, le vaccin cible la protéine « Spike » du coronavirus. Ce vaccin est produit à l’aide de fragments de protéine virale fabriqués en laboratoire afin de créer une immunité. Il fonctionne de la même manière que les vaccins contre la grippe actuels. Les chercheurs utilisent une approche innovante pour administrer le médicament, un patch à micro-aiguilles, qui permet d’augmenter sa puissance. Le co-auteur principal de l’étude a déclaré qu’« une évaluation chez les patients nécessiterait normalement un an, voire probablement plus longtemps ».

lien vers l’étude : https://www.thelancet.com/journals/ebiom/article/PIIS2352-3964(20)30118-3/fulltext#coronavirus-linkback-header

lien vers l’article d’actualités : https://www.sciencedaily.com/releases/2020/04/200402144508.htm



 

10 avril 2020

 Les applications utilisées sur les smartphones peuvent-elles aider à combattre les pandémies ?

 Un article intéressant a été publié le 9 avril 2020 par le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH). Sur son blog, le directeur des NIH aborde la possibilité d’utiliser les smartphones pour le suivi des contacts et les avertissements en lien avec la lutte contre la pandémie de COVID-19. Les méthodes traditionnelles ayant recours à des équipes d’intervenants de santé publique pour communiquer avec la population par téléphone ou lors d’entretien en face à face nécessitent énormément de temps. Le temps perdu permet à l’infection de se propager davantage, car la recherche et l’avertissement des personnes exposées au virus sont retardés. En tirant parti de la technologie Bluetooth sans fil des smartphones, le suivi numérique peut améliorer les chances de contrôler la pandémie de COVID-19. En Chine, la recherche a montré l’existence d’une corrélation entre l’utilisation d’applications de suivi de contact et ce qui semble être une suppression durable de l’infection à COVID-19. Dr Collins aborde d’importants problèmes éthiques, juridiques et sociaux.

lien vers la publication du blog : https://directorsblog.nih.gov/author/collinsfs/


 

  29 mai 2020

 Aucun bénéfice observé en lien avec l’hydroxychloroquine ou la chloroquine, seules ou en association avec des macrolides, dans une grande étude rétrospective internationale de base de données

Une grande étude internationale ayant analysé les résultats d’hospitalisation pour les patients atteints de COVID-19 traités par chloroquine ou hydroxychloroquine seules ou en association avec des macrolides a été publiée dans la revue Lancet le 22 mai 2020. Un registre international constitué de données provenant de 671 hôpitaux situés sur six continents a été analysé. Les données comprenaient des patients hospitalisés entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, ayant un test de laboratoire positif pour le SARS-CoV-2. Le registre a permis d’inclure les données de 96 032 patients dans l’étude ; 14 888 patients ont reçu l’un des traitements d’intérêt dans les 48 heures suivant leur diagnostic et 81 114 patients appartenaient au groupe témoin n’ayant pas reçu de chloroquine ou d’hydroxychloroquine seules ou en association avec des macrolides. Les résultats n’ont fourni aucune preuve confirmant un bénéfice lié à l’hydroxychloroquine et la chloroquine utilisées seules ou en association avec un macrolide en termes de résultats d’hospitalisation pour le COVID-19. L’étude a montré une association de chacun de ces schémas thérapeutiques avec une réduction de la survie à l’hôpital et une augmentation de la fréquence des arythmies ventriculaires par rapport au groupe témoin. En raison de la conception rétrospective et observationnelle de l’étude, la possibilité que des facteurs de confusion n’aient pas été mesurés ne peut être exclue. Parmi ces possibilités, le fait que les médecins aient pu traiter les patients plus gravement malades avec ces médicaments. Les auteurs ont conclu que « des essais cliniques randomisés seront nécessaires avant que toute conclusion puisse être atteinte quant au bénéfice ou à l’effet négatif lié à ces agents chez les patients atteints de COVID-19 ». Les auteurs ont également indiqué que « ces résultats suggèrent que ces schémas thérapeutiques ne doivent pas être utilisés en dehors des essais cliniques ».

lien vers l’étude : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)31180-6/fulltext?rss=yes

  23 avril 2020

 Proposition de plan d’action national pour le dépistage du COVID-19

La Rockefeller Foundation a établi un plan complet (daté du 21/04/2020 - voir lien ci-dessous) visant à rouvrir les lieux de travail et les communautés en se basant sur le dépistage du COVID-19 et sur le suivi étroit des personnes recevant des résultats positifs aux tests de dépistage. L’objectif du plan est de mettre en place un programme national de dépistage des cas de COVID-19 dirigé par les États, qui soutient la réouverture de l’économie grâce à des objectifs de surveillance de la main-d’œuvre, la détection précoce de résurgence des flambées, ainsi que le diagnostic et les tests à domicile. Le plan comporte 3 composantes majeures :

  • L’augmentation considérable du dépistage du COVID-19, passant du nombre actuel d’un million de tests par semaine à 3 millions de tests par semaine au cours des 8 prochaines semaines, puis à 30 millions de tests par semaine au cours des 6 prochains mois. Cela nécessitera d’investir dans les capacités de dépistage et de les renforcer dans les laboratoires nationaux et universitaires, ainsi que dans des milliers de petits laboratoires locaux situés dans tout le pays.
  • La formation et le lancement d’une armée de professionnels de santé pour effectuer les tests et procéder au suivi des contacts des personnes dont les résultats des tests sont positifs. Le plan suggère que cela soit organisé à partir des services de santé publique des États. Le plan propose de recruter 100 000 à 300 000 personnes qui devront être assistées par des réseaux informatiques reliés à de nombreux dossiers de santé électroniques.
  • L’intégration et l’expansion des plateformes de données fédérales, des États et privées pour faciliter les analyses en temps réel et le suivi de la maladie. Cela permettra d’identifier les flambées récurrentes de COVID-19 et de répondre aux fortes demandes en matière de tests et de suivi.

Ce livre blanc fourni par la Rockefeller Foundation est un document incontournable qui contient une foule de bonnes idées. Ce plan à très grande échelle nécessitera d’intégrer de nombreuses bases de données informatisées disséminées. Tout cela devra se faire en parvenant à un équilibre entre la protection de la vie privée et la nécessité de contrôler l’infection.

lien vers le plan : https ://www.rockefellerfoundation.org/wp-content/uploads/2020/04/TherockefellerFoundation_Whitepaper_Covid19_4_21_2020.pdf


 

10 avril 2020

 Les applications utilisées sur les smartphones peuvent-elles aider à combattre les pandémies ?

 Un article intéressant a été publié le 9 avril 2020 par le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH). Sur son blog, le directeur des NIH aborde la possibilité d’utiliser les smartphones pour le suivi des contacts et les avertissements en lien avec la lutte contre la pandémie de COVID-19. Les méthodes traditionnelles ayant recours à des équipes d’intervenants de santé publique pour communiquer avec la population par téléphone ou lors d’entretien en face à face nécessitent énormément de temps. Le temps perdu permet à l’infection de se propager davantage, car la recherche et l’avertissement des personnes exposées au virus sont retardés. En tirant parti de la technologie Bluetooth sans fil des smartphones, le suivi numérique peut améliorer les chances de contrôler la pandémie de COVID-19. En Chine, la recherche a montré l’existence d’une corrélation entre l’utilisation d’applications de suivi de contact et ce qui semble être une suppression durable de l’infection à COVID-19. Dr Collins aborde d’importants problèmes éthiques, juridiques et sociaux.

lien vers la publication du blog : https://directorsblog.nih.gov/author/collinsfs/


 

10 avril 2020

 Les applications utilisées sur les smartphones peuvent-elles aider à combattre les pandémies ?

 Un article intéressant a été publié le 9 avril 2020 par le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH). Sur son blog, le directeur des NIH aborde la possibilité d’utiliser les smartphones pour le suivi des contacts et les avertissements en lien avec la lutte contre la pandémie de COVID-19. Les méthodes traditionnelles ayant recours à des équipes d’intervenants de santé publique pour communiquer avec la population par téléphone ou lors d’entretien en face à face nécessitent énormément de temps. Le temps perdu permet à l’infection de se propager davantage, car la recherche et l’avertissement des personnes exposées au virus sont retardés. En tirant parti de la technologie Bluetooth sans fil des smartphones, le suivi numérique peut améliorer les chances de contrôler la pandémie de COVID-19. En Chine, la recherche a montré l’existence d’une corrélation entre l’utilisation d’applications de suivi de contact et ce qui semble être une suppression durable de l’infection à COVID-19. Dr Collins aborde d’importants problèmes éthiques, juridiques et sociaux.

lien vers la publication du blog : https://directorsblog.nih.gov/author/collinsfs/


 

10 avril 2020

 Les applications utilisées sur les smartphones peuvent-elles aider à combattre les pandémies ?

 Un article intéressant a été publié le 9 avril 2020 par le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH). Sur son blog, le directeur des NIH aborde la possibilité d’utiliser les smartphones pour le suivi des contacts et les avertissements en lien avec la lutte contre la pandémie de COVID-19. Les méthodes traditionnelles ayant recours à des équipes d’intervenants de santé publique pour communiquer avec la population par téléphone ou lors d’entretien en face à face nécessitent énormément de temps. Le temps perdu permet à l’infection de se propager davantage, car la recherche et l’avertissement des personnes exposées au virus sont retardés. En tirant parti de la technologie Bluetooth sans fil des smartphones, le suivi numérique peut améliorer les chances de contrôler la pandémie de COVID-19. En Chine, la recherche a montré l’existence d’une corrélation entre l’utilisation d’applications de suivi de contact et ce qui semble être une suppression durable de l’infection à COVID-19. Dr Collins aborde d’importants problèmes éthiques, juridiques et sociaux.

lien vers la publication du blog : https://directorsblog.nih.gov/author/collinsfs/


 

10 avril 2020

 Les applications utilisées sur les smartphones peuvent-elles aider à combattre les pandémies ?

 Un article intéressant a été publié le 9 avril 2020 par le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH). Sur son blog, le directeur des NIH aborde la possibilité d’utiliser les smartphones pour le suivi des contacts et les avertissements en lien avec la lutte contre la pandémie de COVID-19. Les méthodes traditionnelles ayant recours à des équipes d’intervenants de santé publique pour communiquer avec la population par téléphone ou lors d’entretien en face à face nécessitent énormément de temps. Le temps perdu permet à l’infection de se propager davantage, car la recherche et l’avertissement des personnes exposées au virus sont retardés. En tirant parti de la technologie Bluetooth sans fil des smartphones, le suivi numérique peut améliorer les chances de contrôler la pandémie de COVID-19. En Chine, la recherche a montré l’existence d’une corrélation entre l’utilisation d’applications de suivi de contact et ce qui semble être une suppression durable de l’infection à COVID-19. Dr Collins aborde d’importants problèmes éthiques, juridiques et sociaux.

lien vers la publication du blog : https://directorsblog.nih.gov/author/collinsfs/



  21 avril 2020

 28 000 décès manquants : à la recherche du réel nombre de victimes de la crise du coronavirus

Un examen des données de mortalité dans 11 pays montrant que beaucoup plus de personnes sont décédées dans ces pays que les années précédentes a été publié par Jin Wu et Allison McCann dans le New York Times le 21 avril 2020. Les auteurs ont estimé la mortalité excédentaire de chaque pays en comparant le nombre de personnes décédées de toutes causes cette année avec la moyenne historique au cours de la même période. La conclusion était qu’au mois dernier, pendant la pandémie de coronavirus, il y aurait eu au moins 28 000 personnes décédées de plus que ce qu’a rapporté le décompte officiel des décès dus au COVID-19. Étant donné que la plupart des pays ne rapportent que les décès dus au COVID-19 survenant dans les hôpitaux, de nombreux décès dus au COVID-19 ne sont pas rapportés. Les 28 000 décès excédentaires observés dans cette étude comprennent des décès dus au COVID-19 ainsi que des décès dus à d’autres causes, et comprennent très probablement des personnes atteintes d’autres troubles n’ayant pas reçu de traitement en raison de la surcharge des hôpitaux. Cet article suggère que le bilan global des décès à l’échelle mondiale dus au COVID-19 sera beaucoup plus élevé que ce qu’indiquent les rapports des décès dus au COVID-19 et confirmés par les tests. Pour une présentation graphique impressionnante de ces tendances dans chaque pays, veuillez utiliser le lien suivant vers l’article.

lien vers l’article d’actualités : https://www.nytimes.com/interactive/2020/04/21/world/coronavirus-missing-deaths.html?smid=em-share

 


  21 avril 2020

 28 000 décès manquants : à la recherche du réel nombre de victimes de la crise du coronavirus

Un examen des données de mortalité dans 11 pays montrant que beaucoup plus de personnes sont décédées dans ces pays que les années précédentes a été publié par Jin Wu et Allison McCann dans le New York Times le 21 avril 2020. Les auteurs ont estimé la mortalité excédentaire de chaque pays en comparant le nombre de personnes décédées de toutes causes cette année avec la moyenne historique au cours de la même période. La conclusion était qu’au mois dernier, pendant la pandémie de coronavirus, il y aurait eu au moins 28 000 personnes décédées de plus que ce qu’a rapporté le décompte officiel des décès dus au COVID-19. Étant donné que la plupart des pays ne rapportent que les décès dus au COVID-19 survenant dans les hôpitaux, de nombreux décès dus au COVID-19 ne sont pas rapportés. Les 28 000 décès excédentaires observés dans cette étude comprennent des décès dus au COVID-19 ainsi que des décès dus à d’autres causes, et comprennent très probablement des personnes atteintes d’autres troubles n’ayant pas reçu de traitement en raison de la surcharge des hôpitaux. Cet article suggère que le bilan global des décès à l’échelle mondiale dus au COVID-19 sera beaucoup plus élevé que ce qu’indiquent les rapports des décès dus au COVID-19 et confirmés par les tests. Pour une présentation graphique impressionnante de ces tendances dans chaque pays, veuillez utiliser le lien suivant vers l’article.

lien vers l’article d’actualités : https://www.nytimes.com/interactive/2020/04/21/world/coronavirus-missing-deaths.html?smid=em-share

 


                                                                                                                                             

  1er juin 2020

 À New York, la taille des foyers peut être un facteur déterminant plus important du taux d’infection par le COVID-19 que la densité de population

Partout aux États-Unis, et même au sein d’une même ville, le nombre de cas confirmés de COVID-19 par rapport à la taille de la population varie considérablement. Il est important de savoir quels facteurs sont à l’origine de cette variation, car cet aspect a des implications importantes en termes de méthodes utilisées pour contenir l’épidémie. Une étude statistique (publiée en prépublication sur medRxiv le 20 mai 2020 ; n’ayant pas encore été examinée par un comité de lecture) portant sur cette variation dans la ville de New York a utilisé les données disponibles pour étudier ces facteurs par code postal. L’étude a révélé que lorsque des facteurs importants tels que la densité de la population, la taille moyenne des foyers, le pourcentage de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté et le pourcentage de la population de plus de 65 ans ont été pris en compte, la taille moyenne des foyers s’avérait être la variable la plus importante à être corrélée au taux de cas confirmés. Le pourcentage de la population de plus de 65 ans ainsi que la population vivant en dessous du seuil de pauvreté constituaient des indicateurs supplémentaires affectant le taux d’incidence des cas. Il est intéressant de noter que, contrairement aux idées reçues, la densité de la population elle-même n’avait pas d’impact significatif sur le taux de cas pour un code postal donné. De fait, lorsque les autres facteurs étaient pris en compte, l’étude a constaté que la densité de la population et l’incidence des cas étaient négativement corrélées. Cependant, l’étude a utilisé des données statistiques datant de 2018 qui ne tenaient pas compte des changements de population pendant l’épidémie. On ne sait pas non plus précisément de quelle manière les maisons de retraite et leurs résidents ont été classés aux fins de cette étude, ce qui pourrait avoir affecté les résultats de l’étude.

lien vers l’étude : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.05.25.20112797v1.full.pdf+html

 

  18 mai 2020

 Un vaccin prometteur contre le COVID-19 utilise une forme inactivée du virus 

Les virus inactivés purifiés sont traditionnellement utilisés dans le développement de vaccins, fournissant des vaccins sûrs et efficaces pour prévenir les maladies causées par des virus, comme le poliovirus et le virus de la grippe. Dans un article publié le 6 mai 2020 dans la revue Science, un groupe de chercheurs chinois a décrit ses recherches concernant un vaccin inactivé et purifié contre le SARS-CoV-2 (PiCoVacc), qui a produit des anticorps neutralisants chez des souris, des rats et des primates non humains. Les anticorps se sont avérés neutraliser 10 souches représentatives du virus. Lors de l’infection ultérieure par le SARS-CoV-2 de macaques rhésus (une espèce de primate non humain qui présente une maladie similaire au COVID-19 en réponse à une infection par le SARS-CoV-2) ayant reçu une dose de 6 microgrammes, cette dose s’est avérée fournir une protection totale. Le vaccin n’a pas entraîné d’effets indésirables observables ou biochimiques. Les chercheurs n’ont notamment pas constaté la survenue d’un phénomène appelé « facilitation de l’infection par les anticorps », signalé comme une possibilité préoccupante dans de précédents rapports.

Selon les auteurs, « ces résultats nous montrent une potentielle voie à suivre pour le développement clinique des vaccins contre le SARS-CoV-2 destinés à une utilisation chez l’homme ». Il est prévu que des essais cliniques portant sur le PiCoVacc commencent plus tard dans l’année.

lien vers l’étude :https://science.sciencemag.org/content/early/2020/05/06/science.abc1932


  21 avril 2020

 28 000 décès manquants : à la recherche du réel nombre de victimes de la crise du coronavirus

Un examen des données de mortalité dans 11 pays montrant que beaucoup plus de personnes sont décédées dans ces pays que les années précédentes a été publié par Jin Wu et Allison McCann dans le New York Times le 21 avril 2020. Les auteurs ont estimé la mortalité excédentaire de chaque pays en comparant le nombre de personnes décédées de toutes causes cette année avec la moyenne historique au cours de la même période. La conclusion était qu’au mois dernier, pendant la pandémie de coronavirus, il y aurait eu au moins 28 000 personnes décédées de plus que ce qu’a rapporté le décompte officiel des décès dus au COVID-19. Étant donné que la plupart des pays ne rapportent que les décès dus au COVID-19 survenant dans les hôpitaux, de nombreux décès dus au COVID-19 ne sont pas rapportés. Les 28 000 décès excédentaires observés dans cette étude comprennent des décès dus au COVID-19 ainsi que des décès dus à d’autres causes, et comprennent très probablement des personnes atteintes d’autres troubles n’ayant pas reçu de traitement en raison de la surcharge des hôpitaux. Cet article suggère que le bilan global des décès à l’échelle mondiale dus au COVID-19 sera beaucoup plus élevé que ce qu’indiquent les rapports des décès dus au COVID-19 et confirmés par les tests. Pour une présentation graphique impressionnante de ces tendances dans chaque pays, veuillez utiliser le lien suivant vers l’article.

lien vers l’article d’actualités : https://www.nytimes.com/interactive/2020/04/21/world/coronavirus-missing-deaths.html?smid=em-share