Le Manuel MSD

Please confirm that you are a health care professional

FAQ sur le COVID-19

Page d’accueil des ressources concernant le COVID-19 
FAQ sur le COVID-19

Dernier examen : 16 décembre 2020

Dernière révision : 16 décembre 2020

Une FAQ complémentaire à destination des professionnels est disponible sur le site Internet des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) à l’adresse suivante : https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/faq.html

  1. Quels sont les symptômes du COVID-19 ?
  2. Quels résultats biologiques et d’imagerie sont caractéristiques du COVID-19 ?
  3. Quelle proportion des cas de COVID-19 représentent les porteurs asymptomatiques ?
  4. Quelle est la période d’incubation du COVID-19 ?
  5. Quel est le taux de létalité du COVID-19 et quels sont les facteurs de risque de mortalité significatifs ?
  6. Combien de temps durent les symptômes du COVID-19 ?
  7. Quelles précautions dois-je prendre pour prévenir le COVID-19 dans la pratique clinique ?
  8. Quelle est l’incidence du COVID-19 chez les enfants ?
  9. Les animaux de compagnie peuvent-ils contracter le COVID-19 ou le transmettre à l’homme ?
  10. Les patients qui guérissent du COVID-19 sont-ils immunisés contre une infection clinique ? Qu’en est-il des porteurs asymptomatiques ?
  11. Quand un vaccin contre le COVID-19 sera-t-il disponible ?
  12. Quelle est l’importance de la distanciation sociale et de la fermeture des commerces pour ralentir la transmission du COVID-19 ?
  13. Qui doit faire l’objet d’un dépistage du COVID-19 ?
  14. Quel est le rôle du nouveau test de détection des anticorps ciblant le COVID-19 ?
  15. Peut-on pratiquer une activité physique dans des lieux publics à l’extérieur en toute sécurité ?

 

 



1. Quels sont les symptômes du COVID-19 ?

  • Les symptômes les plus fréquents du COVID-19 sont les suivants : fièvre, toux sèche, fatigue et perte d’appétit.
  • Des maux de gorge et une toux sèche peuvent être les premiers symptômes.
  • Des maux de tête, une confusion, un écoulement nasal, une diarrhée, des nausées et des vomissements peuvent survenir, mais ces symptômes sont moins fréquents (moins de 10 % des patients).
  • Perte du goût et de l’odorat
  • Un essoufflement est rapporté par 30 % à 40 % des patients. Si une pneumonie se développe, une aggravation sévère de l’essoufflement peut survenir et nécessiter une prise en charge à l’hôpital avec une mise sous oxygène ou même sous ventilation mécanique.
  • Il convient de noter que certains patients diagnostiqués positifs au COVID-19 n’ont pas encore développé de symptômes (ils sont dits présymptomatiques).
  • En outre, environ 35 % des patients infectés par le virus à l’origine du COVID-19 ne développent pas de symptômes (ils sont dits asymptomatiques).

 

 


 

2. Quels résultats biologiques et d’imagerie sont caractéristiques du COVID-19 ?

  • La lymphopénie est le résultat biologique le plus fréquent ; elle peut toucher jusqu’à 83 % des patients hospitalisés.
  • Une augmentation de la numération des globules blancs (NGB), du taux de lactate déshydrogénase (LDH), du taux de D-dimères, du taux de protéine C-réactive (CRP) et de la ferritine pourrait être associée à une forme plus grave de la maladie.
  • Les radiographies du thorax peuvent être normales au début de la maladie, mais elles progressent vers une consolidation bilatérale des espaces aériens.
  • La TDM thoracique apparaît souvent normale au début de la maladie. Au fur et à mesure que la maladie progresse, la TDM thoracique peut révéler certaines anomalies (par ex., opacités en verre dépoli périphériques), mais celles-ci ne sont pas spécifiques et peuvent correspondre à d’autres infections. Par conséquent, le Collège américain de radiologie (American College of Radiology) ne préconise pas de réaliser de TDM thoracique comme test de dépistage ou test diagnostique de première intention du COVID-19. https://www.acr.org/Advocacy-and-Economics/ACR-Position-Statements/Recommendations-for-Chest-Radiography-and-CT-for-Suspected-COVID19-Infection

 

 


 

3. Quelle proportion des cas de COVID-19 représentent les porteurs asymptomatiques ?

Les infections asymptomatiques semblent être assez fréquentes, avec une incidence rapportée allant de 13 % à plus de 50 %. Cependant, comme les personnes asymptomatiques ne font généralement l’objet d’aucun dépistage, l’incidence réelle est inconnue. Selon les CDC, la meilleure estimation fait état du caractère asymptomatique d’environ 35 % des patients infectés par le virus à l’origine du COVID-19. Certains patients diagnostiqués au cours de la période asymptomatique de la maladie ont présenté une progression vers une maladie symptomatique, tandis que d’autres sont restés asymptomatiques.

 

 


 

4. Quelle est la période d’incubation du COVID-19 ?

  • Elle est d’environ 4 à 5 jours en moyenne, et presque toujours comprise entre 1 et 14 jours.
  • Près de 98 % des personnes qui développent des symptômes le feront au maximum dans les 12 jours après l’infection.

     

 

 



5. Quel est le taux de létalité du COVID-19 et quels sont les facteurs de risque de mortalité significatifs ?

Le taux de létalité (%) = le nombre de décès / le nombre de cas confirmés de COVID-19 x 100. Par conséquent, ce taux dépend du nombre de patients testés et de leur statut clinique (les estimations du taux de létalité diminueront si plus de patients légèrement symptomatiques ou asymptomatiques sont testés, au lieu de patients hautement symptomatiques, comme c’était le cas au début de la pandémie). Il est probable que de nombreux cas n’aient pas été détectés, et donc pas identifiés, tandis que le nombre de décès attribués au COVID-19 est établi avec plus de précision. Ainsi, le risque apparent de décès varie grandement selon l’ampleur du dépistage dans une région donnée.

Le risque d’infection mortelle de COVID-19 varie considérablement selon l’âge et l’état de santé global du patient. Les personnes âgées sont beaucoup plus susceptibles de décéder. Bien que les décès soient peu fréquents chez les jeunes, ils restent possibles. On ne sait pas vraiment pourquoi certaines personnes jeunes sont plus sensibles.

D’autres facteurs qui augmentent le risque de décès sont des pathologies graves, telles que les suivantes :

  • Pathologies cardiaques et pulmonaires
  • Pathologies ou médicaments qui interfèrent avec le système immunitaire
  • Tabagisme de longue date
  • Insuffisance rénale chronique
  • Diabète
  • Cancer
  • Maladie hépatique
  • Obésité (indice de masse corporelle [IMC] compris entre 30 kg/m2 et < 40 kg/m2), en particulier l’obésité sévère (IMC de 40 kg/m2 ou plus)
  • Antécédents d’AVC
  • Drépanocytose

Les personnes qui présentent ces pathologies peuvent réduire le risque en s’assurant qu’elles sont bien contrôlées (par exemple, en maintenant une glycémie ou une tension artérielle optimale).

Il ressort d’une étude préliminaire que les patients de groupe sanguin A peuvent présenter un risque bien plus élevé d’insuffisance respiratoire liée au COVID-19, alors que les patients de groupe sanguin O peuvent jouer un rôle protecteur. 

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2020283?query=featured_coronavirus

 

 



6. Combien de temps durent les symptômes du COVID-19 ?

Beaucoup d’éléments restent encore inconnus. Cependant, les formes légères de la maladie tendent à disparaître en deux semaines environ. En cas de maladie grave, le délai médian jusqu’au développement d’une dyspnée est de 5 à 8 jours, et le délai médian jusqu’à l’apparition d’un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est de 8 à 12 jours. 26 % à 32 % des patients hospitalisés sont admis en USI. Chez les patients en USI, la mortalité est comprise entre 39 % et 72 %. La durée médiane de l’hospitalisation des survivants était de 10 à 13 jours.

https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/clinical-guidance-management-patients.html

 

 



7. Quelles précautions dois-je prendre pour prévenir le COVID-19 dans la pratique clinique ?

Il convient de respecter les procédures et les directives s’appliquant à votre établissement, et de prendre les mesures suivantes outre les précautions d’usage (lavage complet et fréquent des mains, désinfection des surfaces), ainsi que les recommandations des CDC (https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/guidance-hcf.html) :

  • Privilégier la télémédecine autant que possible (par exemple, pour le suivi et le triage des réclamations).
  • Mettre en place la signalétique des mesures de prévention dans les halls d’entrée et les salles d’attente.
  • Faire attendre les patients à l’extérieur ou dans leur véhicule, s’ils sont en état de le faire.
  • Déterminer une zone de triage isolée et bien ventilée, avec un côté patients et un côté personnel.
  • Mettre à disposition des serviettes en papier, du gel hydroalcoolique, du savon sur les lavabos et des poubelles dans les salles d’attente et les chambres des patients. Installer les chaises en respectant une distance de 1,8 mètre entre chacune, le cas échéant. Utiliser des objets barrières (comme des écrans), le cas échéant.
  • Si votre cabinet propose des jeux pour les enfants, des revues en salle d’attente ou autres objets communs, retirez-les ou nettoyez-les régulièrement.
  • Dépister les symptômes respiratoires et la fièvre, ou autres signes de maladie infectieuse, et isoler les patients symptomatiques dans les meilleurs délais.
  • Pour les patients positifs au COVID-19, les patients non diagnostiqués dont les symptômes pourraient correspondre au COVID-19 et les patients d’unités à haut risque (par ex., urgences ou USI), porter un équipement de protection individuelle (EPI), y compris un masque-respirateur (par ex., N-95 ou un niveau de protection similaire), une visière de protection, une blouse et des gants. Changer l’EPI, au moins la blouse et les gants, entre chaque patient, en se lavant les mains avant et après. Si la quantité de masques-respirateurs est insuffisante, changer de masque-respirateur au moins une fois par jour et suivre les recommandations des CDC concernant le nettoyage et la réutilisation (https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/decontamination-reuse-respirators.html) ainsi que les recommandations des CDC concernant l’optimisation de l’approvisionnement en EPI (https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/ppe-strategy/index.html)


 Comment enfiler et retirer un EPI

 Publication du New England Journal of Medicine (NEJM) https ://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMvcm2010260 ?query=RP

Enfiler un EPI

  1. Porter une blouse de protection
  2. Se laver les mains avec de l’eau et du savon, ou les nettoyer avec une solution à base d’alcool
  3. Porter des gants non stériles
  4. Porter un masque de protection N95 ou supérieure, comme les CDC le recommandent
  5. Porter une visière de protection

Enfiler un EPI

  1. Retirer la blouse et les gants
  2. Se laver les mains avec de l’eau et du savon, ou les nettoyer avec une solution à base d’alcool
  3. Porter une nouvelle paire de gants
  4. Retirer et jeter la visière de protection, ou la nettoyer et la ranger en respectant les consignes de l’établissement
  5. Retirer les gants
  6. Nettoyer ou se laver de nouveau les mains
  7. Porter une autre paire de gants
  8. Retirer et jeter la visière de protection, ou la nettoyer et la ranger en respectant les consignes de l’établissement
  9. Retirer les gants
  10. Nettoyer ou se laver de nouveau les mains


  • Afin d’éviter toute transmission entre les établissements de santé et le domicile, les professionnels de santé doivent retirer leurs vêtements de ville dès leur arrivée et les remettre uniquement au moment du trajet retour, puis les retirer et les laver immédiatement après l’arrivée au domicile.
  • Pour les patients et les contextes à faible risque (par ex., visites ou rondes auprès de patients sans signes d’infection), si des mesures de distanciation ne peuvent pas être respectées, les cliniciens doivent porter des gants et un masque-respirateur en raison de la possibilité présumée d’infection asymptomatique.

 

 



8. Quelle est l’incidence du COVID-19 chez les enfants ?

Même s’il semble que les enfants présentent un risque similaire de contracter le COVID-19 que les adultes, il est impossible de connaître l’incidence réelle de l’infection ; comme la maladie se manifeste de manière beaucoup plus légère chez les enfants, ceux-ci sont moins susceptibles de faire l’objet d’un dépistage. Les études montrent que 16 % à 45 % des enfants atteints d’une infection par SARS-CoV-2 sont asymptomatiques. Une étude dans la revue Pediatrics (DOI: 10.1542/peds.2020-0702), qui s’appuie sur l’expérience de la Chine avec plus de 2 000 enfants de moins de 18 ans, a démontré que les enfants de tout âge semblaient sensibles au COVID-19. Il a été confirmé que plus d’un tiers des enfants évalués avaient été infectés par le virus. Plus de 90 % des patients pédiatriques ont présenté une maladie asymptomatique, légère ou modérée, tandis qu’environ 6 % des enfants ont développé une maladie grave ou critique.

https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/pediatric-hcp.html

 

 



9. Les animaux de compagnie peuvent-ils contracter le COVID-19 ou le transmettre à l’homme ?

Une infection par le virus responsable du COVID-19 a été signalée chez un petit nombre d’animaux de compagnie dans le monde, notamment des chats et des chiens, et pour la plupart après avoir été en contact étroit avec des personnes atteintes du COVID-19. Les personnes peuvent transmettre le virus responsable du COVID-19 aux animaux dans certaines situations. Cependant, le risque que les animaux transmettent le COVID-19 aux personnes est considéré comme faible. Tant que nous n’en savons pas davantage sur la façon dont ce virus affecte les animaux, les CDC recommandent (https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/daily-life-coping/animals.html) de traiter les animaux de compagnie de la même façon que les autres membres de votre famille pour les protéger du virus. Ils suggèrent de ne pas laisser les animaux de compagnie entrer en contact avec des personnes ou des animaux qui ne vivent pas dans le même foyer. Les personnes atteintes du COVID-19 doivent limiter leurs contacts avec leurs animaux de compagnie. 

 

Une équipe de chercheurs chinois a publié une étude en ligne démontrant que les chats domestiques peuvent être infectés de manière expérimentale par le nouveau coronavirus à l’origine du COVID-19. Les chats recevant une forte dose de virus pouvaient également infecter les chats se trouvant dans les cages à proximité, ce qui donne à penser à une transmission par aérosol. Il n’est pas établi si les chats peuvent faire office de réservoir et d’hôte du virus, ou le transmettre à l’homme, mais le risque qu’ils constituent une source d’infection est visiblement faible. Cette équipe de chercheurs a également tenté d’infecter des furets, des chiens, des porcs, des poulets et des canards. Le virus s’est peu répliqué chez les chiens, les porcs, les poulets et les canards, mais il s’est répliqué efficacement chez les furets et les chats.

 

 

 



10. Les patients qui guérissent du COVID-19 sont-ils immunisés contre une infection clinique ? Qu’en est-il des porteurs asymptomatiques ?

Des anticorps contre le SARS-CoV-2 se développent en quelques jours après l’infection, y compris chez les personnes asymptomatiques. Cependant, il est trop tôt pour savoir si les titres d’anticorps seront suffisants pour induire une immunité en cas de nouvelle infection et, le cas échéant, pendant combien de temps. Des études menées sur d’autres infections à coronavirus humain ont démontré que l’immunité contre les souches qui provoquent les rhumes ne dure généralement que quelques mois. Des études menées après la première épidémie de SARS au début des années 2000 ont démontré que les taux d’anticorps contre ce coronavirus chutent de manière significative après environ trois ans. Actuellement, l’hypothèse la plus probable est que la plupart des patients ayant contracté le COVID-19 seront immunisés dans une certaine mesure, mais que cette immunité ne sera probablement pas permanente.  

 

 



11. Quand un vaccin contre le COVID-19 sera-t-il disponible ?

Le 11 décembre 2020, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (US Food and Drug Administration, FDA) a accordé une autorisation d’utilisation d’urgence (Emergency Use Authorization, EUA) au vaccin contre le COVID-19 de Pfizer-BioNTech pour la prévention du COVID-19 chez les personnes âgées de 16 ans et plus. Plusieurs autres pays ont également approuvé ce vaccin pour une utilisation d’urgence. Un vaccin candidat produit par Moderna a également demandé une EUA aux États-Unis. La Chine et la Russie ont approuvé d’autres vaccins avant la fin des essais cliniques portant sur ces derniers.

https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/fda-takes-key-action-fight-against-covid-19-issuing-emergency-use-authorization-first-covid-19

 

 



12. Quelle est l’importance de la distanciation sociale et de la fermeture des commerces pour ralentir la transmission du COVID-19 ?

Bien que les efforts pour développer des traitements et des vaccins entraînent des avancées rapides, il va s’écouler un certain temps avant qu’ils soient disponibles à grande échelle pour la population générale. Dans l’intervalle, la seule intervention possible pour aider la population à rester en bonne santé dans les régions où les cas de COVID-19 sont nombreux est de briser le cycle de transmission en pratiquant la distanciation sociale et en fermant les commerces non essentiels qui se sont avérés favoriser la transmission du virus, comme les restaurants et bars accueillant les clients en intérieur, les salles de sports et les événements rassemblant de nombreuses personnes à l’intérieur. Les gens sont également encouragés à rester chez eux et à limiter leurs contacts aux membres de leur foyer. L’objectif de ces mesures est de réduire la probabilité que les personnes non infectées entrent en contact avec des personnes infectées ou des surfaces contaminées par le coronavirus. Ce n’est qu’en réduisant les occasions pour le virus de se propager que la pandémie pourra être ralentie et finalement contrôlée. Les régions où la présence et la transmission de la maladie sont limitées, et qui disposent d’infrastructures adaptées pour tester et suivre les patients peuvent appliquer d’autres mesures plus souples (par exemple, la distanciation physique, le port du masque et la limitation des rassemblements).

 

 



13. Qui doit faire l’objet d’un dépistage du COVID-19 ?

Les patients suivants doivent passer un test SARS-CoV-2, ainsi que des tests viraux (à savoir, des tests d’acide nucléique ou de détection d’antigène) : 

Les praticiens sont également encouragés à dépister la présence éventuelle d’autres causes de maladies respiratoires, telles que la grippe et la pneumonie bactérienne.

 

 



14. Quel est le rôle du test de détection des anticorps ciblant le COVID-19 ?

Plusieurs tests de détection des anticorps SARS-CoV-2 sont désormais disponibles. Comme les autres tests sérologiques de dépistage des infections, ce test est efficace pour diagnostiquer une infection antérieure, mais en raison du délai avant le développement des titres d’anticorps, ce test n’est pas adapté au diagnostic initial et/ou au dépistage.

Les tests de détection des anticorps sont utilisés pour les patients supposés atteints de syndrome post-infectieux (par exemple, le syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants) causé par une infection par SARS-CoV-2.

Il est évidemment trop tôt pour savoir quel titre d’anticorps est protecteur et pendant combien de temps.

https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/hcp/testing-overview.html

https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/about/testing.html

 

 



15. Peut-on pratiquer une activité physique dans des lieux publics à l’extérieur en toute sécurité ?

Une activité physique individuelle dans un lieu public (par ex., marche, jogging ou randonnée) est considérée comme sûre lorsqu’elle est pratiquée seule ou avec une personne avec laquelle on réside, mais si d’autres personnes se trouvent à proximité, il convient de porter un masque et de respecter les mesures de distanciation sociale (plus de 1,80 m). Les sports collectifs (par ex., basket-ball, football) ne sont pas recommandés, car la nature même de ces activités rend la distanciation sociale impossible.

Il pourrait également être prudent de porter un masque et des protections oculaires et de respecter une distanciation sociale supérieure en cas de contact avec des personnes qui pratiquent une activité physique intense (par ex., course à pied, cyclisme), car elles sont susceptibles d’expirer plus fortement, ce qui pourrait créer une zone plus importante d’air expiré contaminé ; cependant, ces recommandations ne sont pas formelles.


 

Page d’accueil des ressources concernant le COVID-19