Le Manuel MSD

Please confirm that you are a health care professional

honeypot link

COVID-19

Coronavirus Disease 2019; COVID

Par

Brenda L. Tesini

, MD, University of Rochester School of Medicine and Dentistry

Dernière révision totale oct. 2021| Dernière modification du contenu nov. 2021
Cliquez ici pour l’éducation des patients
Ressources du sujet

Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2.

COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan, en Chine et s'est depuis largement répandu dans le monde. Pour des informations actuelles sur le nombre de cas et de décès, voir Centers for Disease Control and Prevention: COVID Data Tracker et les World Health Organization's Novel Coronavirus (COVID-2019) situation reports.

Transmission du COVID-19

Le virus SARS-CoV-2 se propage par contact étroit, principalement par l'intermédiaire de gouttelettes respiratoires produites lorsqu'une personne infectée tousse, éternue, chante, fait de l'exercice ou parle. La propagation a lieu par de grandes gouttelettes respiratoires qui peuvent parcourir de courtes distances et atterrir directement sur les muqueuses ou par des aérosols de petites particules respiratoires qui peuvent persister dans l'air pendant plusieurs heures et parcourir de plus longues distances (> 2 m) avant d'être inhalées. La propagation du virus peut également se produire par contact avec une surface contaminée par des gouttelettes respiratoires. Il est reconnu que les personnes asymptomatiques et présymptomatiques, ainsi que les patients symptomatiques, peuvent transmettre le virus, ce qui rend difficile le contrôle d'une épidémie.

Une personne est très contagieuse pendant les quelques jours précédant et suivant l'apparition des symptômes, moment où la charge virale dans les sécrétions respiratoires est la plus élevée. Le virus SRAS-CoV-2 se transmet facilement entre les personnes. Le risque de transmission est directement lié à la quantité de virus à laquelle une personne est exposée. En général, plus l'interaction avec une personne infectée est étroite et longue, plus le risque de transmission du virus est élevé. Des facteurs tels que la distance par rapport à une personne infectée, la durée en présence d'une personne infectée, la taille de l'espace aérien, la direction et la vitesse du flux aérien peuvent agraver ce risque. Le variant delta du virus du SRAS-CoV-2 est plus facilement transmis que les variants précédents (voir CDC: Delta Variant: What We Know About the Science).

Les situation et événements de super-contage ont joué un rôle important dans l'épidémie de SRAS de 2003 et ont également un rôle majeur dans l'épidémie actuelle de COVID-19. Les situations de super-contage sont celles dans lesquelles un petit nombre de cas induit une grande proportion de la transmission de la maladie. Ceci est probablement dû à une association de facteurs biologiques, environnementaux et comportementaux.

Les situations à haut risque de transmission comprennent les établissements de vie collectifs (p. ex., maisons de retraite, établissements de soins de longue durée, prisons, navires) ainsi que les environnements surpeuplés et mal ventilés tels que les services religieux en intérieur, les gymnases, les bars, les discothèques, les restaurants en intérieur, et les installations de conditionnement de la viande. De telles situations comprennent une densité de population élevée et souvent des difficultés à maintenir les précautions d'évitement. Les résidents des maisons de retraite sont également à risque élevé de maladie grave en raison de l'âge et de troubles médicaux sous-jacents.

Quarantaine et isolement

Des mesures de quarantaine et d'isolement sont appliquées pour tenter de limiter la propagation locale, régionale et mondiale de cette épidémie. Voir aussi Centers for Disease Control and Prevention (CDC) discussion of Contact Tracing for COVID-19 qui comprend des recommandations de quarantaine et d'isolement.

Un contact étroit est une personne qui

  • Était à moins de 2 m d'une personne infectée pendant un total de 15 minutes ou plus sur une période de 24 heures, à partir de 48 heures avant l'apparition des symptômes ou d'un test positif (si sujet asymptomatique)

D'autres situations qui pourraient être prises en compte pour déterminer qu'une personne est un contact étroit comprennent le fait que la personne ait eu un contact physique direct avec la personne malade (p. ex., embrassades, partage de couverts ou de verres) ou si la personne infectée était susceptible de générer des aérosols respiratoires importants (p. ex., éternuements, toux, chant, cris). Le CDC recommande de ne pas prendre en compte la personne comme un contact si elle portait un masque.

La quarantaine est destinée à séparer et restreindre le mouvement des contacts proches qui exposés à un sujet contagieux pour observer s'ils tombent malades. La durée recommandée est basée sur la période d'incubation de l'agent pathogène, qui peut aller jusqu'à 14 jours pour le virus du SRAS-CoV-2. (Voir aussi CDC: When to Quarantine.) Les sujets suivants doivent être mis en quarantaine pendant 14 jours après leur dernière exposition:

  • Contacts proches asymptomatiques avec test négatif

  • Contacts proches asymptomatiques qui n'ont pas été testés (à l'exclusion des sujets qui ont eu le COVID-19 au cours des 3 derniers mois)

Les sujets qui ont été complètement vaccinés contre la maladie et qui n'ont aucun symptôme n'ont pas à être mis en quarantaine après un contact rapproché avec quelqu'un qui avait le COVID-19. Cependant, les sujets complètement vaccinés doivent subir un test 3 à 5 jours après leur exposition (même s'ils ne présentent pas de symptômes) et porter un masque en intérieur en public pendant 14 jours après l'exposition ou jusqu'à ce que le résultat du test soit négatif.

L'isolement est destiné à séparer les sujets contagieux de ceux qui sont sensibles. La durée recommandée est basée sur les symptômes du patient ainsi que sur les données de disparition du virus vivant cultivable du SRAS-CoV-2 de la sécrétion des voies respiratoires supérieures. (Voir aussi CDC: Duration of Isolation and Precautions for Adults with COVID-19.) Les sujets suivants doivent être isolés:

  • Les sujets présentant des symptômes du COVID-19 qui n'ont pas été testés

  • Toute personne testée positive pour le SRAS-CoV-2 (qu'elle soit symptomatique ou asymptomatique)

L'isolement et les précautions en cas de symptômes légers à modérés peuvent être interrompus chez la plupart des patients 10 jours après le début des symptômes, à condition qu'ils aient été apyrétiques pendant ≥ 24 heures sans utilisation de médicaments antipyrétiques et ceux dont les autres symptômes s'améliorent de manière significative. Les patients asymptomatiques peuvent interrompre l'isolement 10 jours après la date de leur premier test diagnostique SARS-CoV-2 positif.

Le strict respect de ces mesures a permis de contrôler la propagation de l'infection dans certaines zones.

Symptomatologie du COVID-19

Les sujets qui ont une infection à COVID-19 peuvent n'avoir que peu ou pas de symptômes, bien que certains patients soient gravement malades et décèdent. Les symptômes peuvent comprendre

  • Fièvre

  • Toux

  • Essoufflement ou difficultés respiratoires

  • Frissons ou tremblements répétés avec des frissons

  • Fatigue

  • Douleurs musculaires

  • Céphalées

  • Maux de gorge

  • Perte récente de l'odorat ou du goût

  • Congestion ou écoulement nasal

  • Nausées ou vomissements

  • Diarrhée

Le temps d'incubation (c'est-à-dire, entre l'exposition et le début des symptômes) varie de 2 à 14 jours, avec une médiane de 4 à 5 jours. La majorité des sujets infectés (probablement 80%) n'auront aucun symptôme ou bien une maladie bénigne. Le risque de maladie grave et de décès en cas de COVID-19 augmente avec l'âge, le tabagisme et chez les sujets présentant d'autres troubles médicaux graves, tels qu'un cancer, une maladie cardiaque, pulmonaire, rénale ou hépatique, un diabète, une immunodépression, une drépanocytose ou une obésité (voir CDC: Symptoms of COVID-19 et Different Groups of People at Increased Risk for Severe Illness). Le risque de maladie grave et de décès diminue chez les sujets vaccinés contre COVID-19. La maladie grave est caractérisée par une dyspnée, une hypoxie et une atteinte pulmonaire étendue à l'imagerie. Elle peut évoluer vers une insuffisance respiratoire nécessitant une ventilation mécanique, un choc, une défaillance multiviscérale et la mort.

Un syndrome inflammatoire post-infectieux rare appelé syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C pour multisystem inflammatory syndrome) a été observé comme une complication rare de l'infection par le SRAS-CoV-2. Il a des caractéristiques similaires à celles d'une maladie de Kawasaki Maladie de Kawasaki La maladie de Kawasaki est une vascularite, impliquant parfois des artères coronaires, qui tend à se produire chez les nourrissons et les enfants âgés de 1 à 8 ans. Elle est caractérisée par... en apprendre davantage  Maladie de Kawasaki ou à celles d'un syndrome de choc toxique Syndrome de choc toxique Le syndrome de choc toxique est dû à des exotoxines staphylococciques ou streptococciques. Les manifestations associent une hyperthermie, une hypotension, une éruption érythémateuse diffuse... en apprendre davantage Syndrome de choc toxique . Les enfants qui présentent un syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C pour multisystem inflammatory syndrome) présentent le plus souvent une fièvre, une tachycardie et des symptômes gastro-intestinaux avec des signes d'inflammation systémique. Les cas qui répondent aux critères suivants doivent être signalés aux Centers for Disease Control and Prevention (CDC) en tant que suspicion de syndrome inflammatoire multisystémique (MIS-C): sujets de < 21 ans avec fièvre > 24 heures, signes biologiques d'inflammation, signes d'atteinte de ≥ 2 organes et association biologique ou épidémiologique à une infection par le SRAS-CoV-2 (1 Références pour la symptomatologie Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ). Un syndrome inflammatoire multisystémique similaire chez l'adulte jeune et d'âge moyen (MIS-A) a également été rapporté (2 Références pour la symptomatologie Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ).

Des manifestations dermatologiques peuvent être associées à COVID-19 (voir CDC: Interim Clinical Guidance/Dermatologic Manifestations).

Résolution des symptômes

Chez la plupart des patients, les symptômes disparaissent en environ une semaine. Cependant, certains patients se détériorent cliniquement au bout d'une semaine et évoluent vers une maladie grave, dont un SDRA Insuffisance respiratoire hypoxémique aiguë (syndrome de détresse respiratoire aiguë [SDRA], ou [ARDS], acute respiratory distress syndrome) L'insuffisance respiratoire aiguë hypoxémique est la conséquence d'une hypoxémie artérielle grave réfractaire à l'apport d'oxygène. Elle est provoquée par un shunt intrapulmonaire du sang résultant... en apprendre davantage Insuffisance respiratoire hypoxémique aiguë (syndrome de détresse respiratoire aiguë [SDRA], ou [ARDS], acute respiratory distress syndrome) . Même les patients qui ont une maladie modérée (environ 1/3 dans une étude) peuvent avoir des symptômes persistants, dont une dyspnée, une toux et une sensation de malaise, qui peuvent durer des semaines, voire des mois. Une maladie prolongée semble être plus fréquente en cas de maladie grave. Les tests PCR viraux chez les patients peuvent rester positifs pendant au moins 3 mois, indépendamment des symptômes. Cependant, même les patients qui présentent des symptômes persistants ne sont généralement pas considérés comme infectieux, car le virus est rarement, voire jamais, mis en culture à partir des voies respiratoires supérieures des patients après 10 jours de maladie.

Bien que l'on estime généralement que l'infection par les coronavirus confère un certain degré d'immunité à la réinfection, la durée et l'efficacité de l'immunité après COVID-19 restent inconnues. Les chercheurs ont démontré la présence d'Ac neutralisants chez la plupart des patients après une infection par le SRAS-CoV-2. Ces titres d'Ac semblent diminuer au fil du temps; la signification clinique de ce fait n'est pas claire. Cependant, récemment, un très petit nombre de cas ont été rapportés chez lesquels une souche génétiquement différente de SRAS-CoV-2 a été identifiée chez des patients guéris et qui ont manifesté des symptômes récurrents de COVID-19 (ou quelques-uns qui étaient asymptomatiques). Le fait qu'une souche génétiquement différente ait été détectée suggère fortement que ces quelques cas représentent une réinfection plutôt qu'une réactivation de la maladie. Ceci est plus susceptible de se produire > 3 mois après l'infection initiale, mais peut être évoqué si les symptômes réapparaissent dès 45 jours après l'infection initiale (voir CDC: Investigative Criteria for Suspected SARS-CoV-2 Reinfection).

Références pour la symptomatologie

  • 1. Feldstein LR, Rose EB, Horwitz SM, et al: Multisystem inflammatory syndrome in U.S. children and adolescents. N Engl J Med 383(4):334-346, 2020. doi:10.1056/NEJMoa2021680

  • 2. Morris SB, Schwartz NG, Patel P, et al: Case series of multisystem inflammatory syndrome in adults associated with SARS-CoV-2 infection — United Kingdom and United States, March–August 2020. MMWR Morb Mortal Wkly Rep 69:1450–1456, 2020. doi: 10.15585/mmwr.mm6940e1

Diagnostic du COVID-19

  • Tests par reverse transcriptase-PCR (RT-PCR) et autres tests basés sur l'amplification des acides nucléiques sur les sécrétions des voies respiratoires hautes et basses

  • Test antigénique su les sécrétions des voies respiratoires supérieures et inférieures

Les personnes atteintes d'une symptomatologie du COVID-19 Symptomatologie du COVID-19 Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage doivent être testées. En outre, les sujets qui ont été exposés à une personne atteinte par le COVID-19 peuvent être testés dans le cadre d'une recherche de contacts. Les tests au lit du malade peuvent fournir des résultats rapides et être essentiels pour identifier les cas asymptomatiques afin d'interrompre la transmission du SRAS-CoV-2, tels que les dépistages systématiques sur les lieux de travail ou dans d'autres environnements, en particulier lorsque les taux de transmission en ville sont élevés. See (CDC: Overview of Testing for SARS-CoV-2)

Les tests diagnostiques du COVID-19 sont de plus en plus disponibles dans les laboratoires de ville et hospitaliers, en plus des laboratoires de santé publique. Le choix du type de test diagnostique et son interprétation doivent dépendre de la probabilité que la personne soit atteinte par le COVID-19, ce qui est fonction de la prévalence du SRAS-CoV-2 dans la population et de la symptomatologie ou de contacts rapprochés avec le COVID-19. La RT-PCR a la sensibilité et la spécificité la plus élevée; c'est le test initial préféré pour le COVID-19, en particulier chez les sujets présentant une symptomatologie de COVID-19 ou une exposition rapprochée à un sujet atteint du COVID-19. Des tests de détection de l'antigène et des tests basés sur l'amplification des acides nucléiques, au lit du malade sont également disponibles dans le commerce. Ces tests sont généralement moins sensibles que les tests RT-PCR standards. Il peut être nécessaire de confirmer certains résultats des tests antigéniques (p. ex., dans le cas d'un test négatif chez une personne présentant des symptômes ou d'un test positif chez une personne non symptomatique) par une RT-PCR en laboratoire.

Pour les tests diagnostiques initiaux du COVID-19, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) recommande de recueillir et de tester un seul prélèvement des voies respiratoires supérieures. Les éléments suivants sont des prélèvements acceptables:

  • Un prélèvement nasopharyngé prélevé par un professionnel de santé (prélèvement préférable si disponible)

  • Un prélèvement oropharyngé de (gorge) recueilli par un professionnel de santé

  • Un écouvillon nasal au niveau du milieu des cornets nasaux recueilli par un professionnel de santé ou une auto-collecte supervisée sur place (en utilisant un écouvillon)

  • Un prélèvement antérieur au niveau des narines prélevé par un professionnel de santé ou par auto-collecte sur place ou à domicile (en utilisant un écouvillon)

  • Un lavage/aspiration nasopharyngé ou un prélèvement nasal/aspiration prélevés par un professionnel de santé

  • Un prélèvement de salive prélevé par auto-collecte supervisée

Se reporter à la section acceptation des instructions de prélèvement du laboratoire, car toutes les plates-formes de tests et laboratoires peuvent ne pas être en mesure de tester tous les types de prélèvements. Pour les prélèvements nasopharyngés et oropharyngés, utiliser uniquement des écouvillons en fibres synthétiques avec des tiges en plastique ou métalliques. Ne pas utiliser des écouvillons à l'alginate de calcium ou des écouvillons en bois, car ils peuvent contenir des substances qui inactivent certains virus et inhibent les tests PCR. Les écouvillons doivent être placés immédiatement dans un tube de transport stérile contenant 2 à 3 mL de milieu de transport viral, de milieu de transport Amies ou de sérum physiologique stérile, à moins d'utiliser un test conçu pour analyser directement le prélèvement, tel qu'un test au lit du malade. Il faut maintenir un contrôle approprié de l'infection lors de la collecte des échantillons.

Le CDC recommande également de tester les prélèvements des voies respiratoires inférieures, si elle sont disponibles. Chez les patients pour lesquels il est cliniquement indiqué (p. ex., ceux sous ventilation mécanique invasive), un prélèvement d'aspirat des voies respiratoires inférieures ou de lavage bronchoalvéolaire doit être effectué et testé comme en tant que prélèvement des voies respiratoires inférieures. La collecte des crachats ne doit être effectuée que chez les patients qui ont une toux productive. L'induction des expectorations n'est pas recommandée. (See CDC: Interim Guidelines for Collecting, Handling, and Testing Clinical Specimens from Persons for Coronavirus Disease.) Pour des raisons de biosécurité, le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) recommande que les institutions locales ne tentent pas d'isoler le virus en culture cellulaire ou de caractériser initialement les agents viraux chez les patients suspectés d'avoir une infection à COVID-19.

Les résultats positifs doivent être rapportés aux services de santé locaux et de l'État, et les patients doivent être strictement isolés à domicile ou dans un établissement de santé.

NOTE: les tests sérologiques, ou par anticorps, ne doivent pas être utilisés pour diagnostiquer la maladie aiguë à COVID-19 parce que les Ac ne deviennent le plus souvent détectables que 1 à 3 semaines après le début des symptômes. Les tests d'anticorps permettent de déterminer si la personne testée a été précédemment infectée et sont importants pour la surveillance et les études épidémiologiques.

Les examens de laboratoire de routine en cas de maladie grave comprennent une lymphopénie ainsi que des signes moins spécifiques tels que des taux élevés d'aminotransaminase (ALT, AST), des taux élevés de lactate déshydrogénase (LDH), de D-dimère, de ferritine et de marqueurs inflammatoires tels que C-reactive protéine.

L'imagerie thoracique peut être normale en cas de maladie modérée et s'aggraver avec la sévérité de la maladie. Les signes typiques sont compatibles avec une pneumonie virale et comprennent des opacités en verre dépoli et une consolidation à la rx ou à la TDM du thorax. L'imagerie thoracique n'est pas recommandée comme outil de dépistage systématique du COVID-19.

Traitement du COVID-19

  • Soins de support

  • Parfois, remdesivir en cas de maladie grave

  • Parfois, dexaméthasone en cas de maladie grave

  • Parfois, Ac monoclonaux

Le traitement du COVID-19 dépend de la gravité de la maladie. Les définitions de gravité du CDC sont les suivantes:

  • Maladie légère: les patients qui ont des signes et des symptômes de COVID-19 (p. ex., fièvre, toux, mal de gorge, sensation de malaise, céphalée, douleur musculaire) mais sans dyspnée ou imagerie thoracique anormale

  • Maladie modérée: les patients qui ont des signes de maladie des voies respiratoires inférieures par évaluation clinique ou imagerie, et une saturation en oxygène (SpO2) ≥ 94% en air ambiant au niveau de la mer

  • Maladie sévère: les patients qui ont une fréquence respiratoire > 30/min, une SpO2 < 94% en air ambiant au niveau de la mer (ou, chez les patients présentant une hypoxémie chronique, une diminution > 3% par rapport à la valeur de base), un rapport de la pression partielle de l'oxygène artérielle sur la fraction d'oxygène inspiré (PaO2/FiO2) < 300 mmHg, ou des infiltrats pulmonaires > 50%

  • Maladie critique: les patients qui ont une insuffisance respiratoire, un choc septique et/ou un dysfonctionnement de plusieurs organes

Le traitement du COVID-19 est un traitement de support (symptomatique). De nombreux traitements et essais cliniques de vaccins sont actuellement enregistrés, mais les données sur un éventuel traitement efficace restent rares. L'agent antiviral remdesivir est le seul traitement approuvé par la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA) pour le COVID-19. Son utilisation est approuvée chez les patients de ≥ 12 ans et de ≥ 40 kg nécessitant une hospitalisation pour COVID-19. Il reste également disponible par le biais d'une autorisation d'utilisation d'urgence de la FDA pour les patients pédiatriques hospitalisés de ≥ 3,5 kg et non autrement cités dans l'approbation, quel que soit l'âge. Les lignes directrices nationales actuelles mettent en garde contre l'utilisation d'agents thérapeutiques en dehors des essais cliniques, à l'exception du remdesivir et dexaméthasone (voir National Institutes of Health (NIH) COVID-19 Treatment Guidelines et Infectious Diseases Society of America (IDSA) Guidelines on the Treatment and Management of Patients with COVID-19). Pour chaque agent thérapeutique, les bénéfices doivent être mis en balance avec les risques possibles pour le patient.

Les lignes directrices thérapeutiques du NIH sur les corticostéroïdes recommandent d'utiliser la dexaméthasone (à la dose de 6 mg 1 fois/jour pendant 10 jours ou jusqu'à la sortie de l'hôpital, selon la première de ces deux éventualités) chez les patients COVID-19 qui sont sous ventilation artificielle ou qui ont besoin d'une supplémentation en oxygène, mais déconseillent l'utilisation de la dexaméthasone chez les patients qui n'ont pas besoin d'oxygène supplémentaire. Si la dexaméthasone n'est pas disponible, d'autres glucocorticoïdes (p. ex., prednisone, méthylprednisolone, hydrocortisone) peuvent être utilisés.

Les lignes directrices thérapeutiques du NIH sur le remdesivir recommandent l'utilisation de ce médicament pendant 5 jours ou jusqu'à la sortie de l'hôpital, selon la première de ces éventualités, chez les patients hospitalisés atteints de COVID-19 qui ont besoin d'une supplémentation en oxygène mais qui ne nécessitent pas de ventilation mécanique invasive ou d'oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO). Le rémdesivir n'est pas recommandé en cas de taux de filtration glomérulaire estimé < 30 mL/minute. La fonction rénale doit être surveillée avant et pendant le traitement par remdesivir.

Les lignes directrices thérapeutiques du NIH sur les immunomodulateurs recommandent l'utilisation d'un traitement immunomodulateur supplémentaire dans les situations suivantes: baricitinib (un inhibiteur de JAK) ou tocilizumab (un inhibiteur de l'IL-6) chez certains patients récemment hospitalisés nécessitant un apport d'oxygène par un dispositif à haut débit ou une ventilation non invasive avec augmentation rapide des besoins en oxygène et une inflammation systémique. L'ajout de tocilizumab est recommandé chez certains patients récemment admis en unité de soins intensifs nécessitant une ventilation mécanique invasive ou une ECMO. Voir les lignes directrices pour plus de détails concernant la sélection des patients pour ces thérapies.

La FDA a délivré une autorisation d'utilisation d'urgence pour 3 thérapies par anticorps monoclonaux (bamlanivimab plus etesevimab, et casirivimab plus imdevimab, sotrovimab) pour traiter un COVID-19 de léger à modéré chez les adultes et les enfants (≥ 12 ans et pesant ≥ 40 kilogrammes) atteint du COVID-19 et qui sont à risque élevé d'évolution vers une maladie grave (ce qui comprend les sujets qui ont ≥ 65 ans ou qui ont certaines pathologies chroniques). Un groupe d'experts du NIH a recommandé d'utiliser l'un des anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2 suivants pour traiter les patients non hospitalisés qui ont un COVID-19 de léger à modéré et qui sont à haut risque de progression clinique (voir NIH COVID-19 Treatment Guidelines: Anti-SARS-CoV-2 Monoclonal Antibodies [October 19, 2021]):

  • Casirivimab plus imdevimab (plus communément appelé thérapie par Ac Regeneron)

  • Sotrovimab

Le groupe d'experts recommande actuellement de ne pas utiliser bamlanivimab plus etesevimab chez ces patients en raison d'une augmentation de la prévalence des variants potentiellement résistants.

Un essai contrôlé par placebo de plasma convalescent à titre élevé chez des patients âgés présentant des symptômes bénins depuis moins de 72 heures a montré une réduction significative du développement d'une maladie respiratoire sévère (1 Références pour le traitement Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ). Les NIH treatment guidelines (lignes directrices de traitement du NIH) déconseillent l'utilisation d'immunoglobulines non spécifiques (IgIV), et les treatment guidelines (lignes directrices de traitement) déconseillent l'utilisation des thérapies par cellules souches mésenchymateuses. D'autres traitements immunomodulateurs, dont des interférons, des inhibiteurs de kinase et des inhibiteurs d'interleukine ont été utilisés, mais les données sont insuffisantes pour recommander leur utilisation systématique en dehors des essais cliniques. D'autres médicaments utilisés ont été l'azithromycine et des antirétroviraux. Il existe également des données insuffisantes en faveur de l'utilisation de ces agents en dehors des essais cliniques. Plusieurs essais cliniques du lopinavir/ritonavir un anti-rétroviral du VIH et des médicaments antipaludéens chloroquine et hydroxychloroquine ont montré que ces médicaments n'apportaient pas de bénéfice. Il n'y a pas non plus d'essais cliniques randomisés documentant l'utilité du médicament anti-parasitaire, l'ivermectine, en prévention ou traitement du COVID-19 (2 Références pour le traitement Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ). La FDA et d'autres organisations ont publié des avertissements concernant la toxicité de l'utilisation inappropriée de préparations d'ivermectine destinées à une utilisation chez les grands animaux (voir FDA: Why You Should Not Use Ivermectin to Treat or Prevent COVID-19).

Les toxicités associées à la chloroquine et à l'hydroxychloroquine ont conduit à une recommandation du NIH selon laquelle elles ne doivent pas être utilisées pour traiter le COVID-19 chez les patients hospitalisés. Chez les patients non hospitalisés, les lignes directrices du NIH déconseillent l'utilisation de la chloroquine ou de l'hydroxychloroquine pour traiter le COVID-19 en dehors d'un essai clinique.

Le traitement de support peut comprendre la prise en charge en soins intensifs par ventilation mécanique et vasopresseurs. Des discussions précoces sur les objectifs de soins sont recommandés. En cas d'insuffisance respiratoire sévère, une oxygénation par membrane extracorporelle (ECMO) peut être envisagée. Le score Respiratory Extracorporeal Membrane Oxygenation Survival Prediction (RESP) développé sur une étude de 2355 patients adultes souffrant d'insuffisance respiratoire aiguë sévère traités par ECMO de 2000 à 2012 (3 Références pour le traitement Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ) prédit la survie chez l'adulte sous ECMO en cas d'insuffisance respiratoire et peut faciliter la sélection des patients COVID-19 pour le traitement par ECMO mais ne se substitue pas à l'évaluation et au jugement cliniques. Une étude sur l'utilisation de l'ECMO chez 1035 patients présentant une insuffisance respiratoire hypoxique aiguë due au COVID-19 a révélé que le taux de mortalité était inférieur à 40%, ce qui est comparable aux résultats chez les patients non COVID-19 présentant une insuffisance respiratoire hypoxique aiguë (4 Références pour le traitement Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ). Cependant, en décembre 2020, le groupe d'expert du NIH a conclu qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves pour recommander ou non l'utilisation de l'ECMO chez les adultes atteints de COVID-19 et d'hypoxémie réfractaire (voir NIH COVID-19 Treatment Guidelines: Extracorporeal Membrane Oxygenation [December 17, 2020]).

Les complications de la maladie COVID-19 doivent également être traitées dès qu'elles surviennent. Les patients hospitalisés pour COVID-19 peuvent présenter un risque accru d'événements thromboemboliques. Une prophylaxie pharmacologique doit être administrée selon les directives de l'hôpital, et il faut garder à l'esprit la possibilité d'événements thrombo-emboliques. L'anticoagulation thérapeutique doit être débutée en cas de forte suspicion de thromboembolie et si l'imagerie de confirmation n'a pas pu être obtenue.

Les médicaments tels que les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (ACE) ou les bloqueurs des récepteurs de l'angiotensine II (ARA) doivent être poursuivis si nécessaire en cas de pathologies médicales concomitantes, mais ne doivent pas être utilisés comme traitement du COVID-19. Il n'existe aucune preuve que l'utilisation des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) aggrave l'évolution, le paracétamol ou les AINS peuvent être utilisés pendant le traitement par COVID-19.

La prise en charge respiratoire du patient COVID-19 non intubé et intubé doit prendre en compte la tendance à l'hypoxie. Des mesures complémentaires non pharmacologiques telles qu'un repositionnement fréquent et la marche peuvent être utiles. Les décisions thérapeutiques doivent être prises afin de traiter le patient au mieux, mais il faut également prendre en compte le risque d'exposition aux professionnels de santé et une utilisation optimale des ressources. L'intubation est une période de risque particulier d'exposition des professionnels de santé aux aérosols infectieux et doit être effectuée avec un soin extrême.

Références pour le traitement

  • Libster R, Pérez Marc G, Wappner D, et al: Early high-titer plasma therapy to prevent severe COVID-19 in older adults. N Engl J Med, 2021. doi: 10.1056/NEJMoa2033700. Epub ahead of print. PMID: 33406353.

  • Popp M, Stegemann M, Metzendorf MI, et al: Ivermectin for preventing and treating COVID-19. Cochrane Database Syst Rev. 7(7):CD015017, 2021. doi: 10.1002/14651858.CD015017.pub2

  • Schmidt M, Bailey M, Sheldrake J, et al: Predicting survival after extracorporeal membrane oxygenation for severe acute respiratory failure. The Respiratory Extracorporeal Membrane Oxygenation Survival Prediction (RESP) score. Am J Respir Crit Care Med 189(11):1374-1382, 2014. doi:10.1164/rccm.201311-2023OC

  • Barbaro RP, MacLaren G, Boonstra PS, et al: Extracorporeal membrane oxygenation support in COVID-19: an international cohort study of the Extracorporeal Life Support Organization registry. Lancet, 2020. [Epub ahead of print] doi: 10.1016/S0140-6736(20)32008-0

Prévention du COVID-19

  • Précautions d'exposition

  • Vaccination

Pour prévenir la propagation du SARS-CoV-2 par les cas suspects, les soignants doivent utiliser des précautions contre la transmission par contact et par l'air ou par les goutellettes et porter des protections oculaires. Les précautions contre les pathogènes aéroportées sont particulièrement pertinentes dans le cas de patients qui subissent des procédures génératrices d'aérosols. Les patients qui présentent des symptômes respiratoires doivent être identifiés et masqués dès leur entrée dans un établissement de soins. Des stratégies de surveillance et de préservation des équipements de protection individuelle doivent être envisagées; des outils sont disponibles auprès du CDC. (See CDC: Infection Control Guidance for Healthcare Professionals about Coronavirus.)

Le meilleur moyen de prévenir la maladie consiste à éviter l'exposition au virus. Les étapes suivantes sont recommandées par le CDC:

  • Se vacciner

  • Maintenir une bonne distanciation sociale (environ 2 m) et éviter les foules et les espaces mal ventilés

  • Porter un masque couvrant à la fois la bouche et le nez en présence d'autres personnes en particulier en intérieur

  • Se laver les mains souvent avec de l'eau et du savon; utiliser un désinfectant pour les mains contenant ≥ 60% d'alcool si le savon et l'eau ne sont pas disponibles

  • Nettoyer et désinfecter régulièrement les surfaces fréquemment touchées

Pour maximiser la protection contre le variant Delta et éviter une possible transmission de ce virus à d'autres personnes, les sujets complètement vaccinés doivent porter un masque en intérieur en public s'ils se trouvent dans une zone de transmission importante ou élevée. Ils peuvent également être dans l'obligation de porter un masque par les lois, les règlements ou les règles locales ou les directives professionnelles ou d'entreprise. Le port d'un masque est très important chez les sujets dont le système immunitaire est affaibli ou chez les sujets à risque accru de maladie grave en raison de l'âge ou d'une pathologie sous-jacente. Le port d'un masque est également important chez les sujets dont un membre de leur famille a un système immunitaire affaibli, qui ont un risque accru de maladie grave ou ne sont pas vacciné. Les sujets à risque accru de maladie grave ou dont une personne de leur foyer est à risque accru peuvent choisir de porter un masque quel que soit le niveau de transmission. (Also see CDC: When You've Been Fully Vaccinated [July 27, 2021].)

Les zones de transmission active varient avec l'évolution de l'épidémie. Dans les régions des États-Unis, les médecins doivent consulter les services de santé de l'État ou les services locaux. Des cas ont été signalés dans tous les États. Le CDC avertit que les voyages augmentent la probabilité de contracter et de propager la COVID-19 et recommande d'éviter les croisières en raison de la pandémie mondiale; pour des informations actualisées, voir CDC: Coronavirus Disease Information for Travel.

Vaccination contre le COVID-19

Plusieurs vaccins COVID-19 sont actuellement utilisés dans le monde. Aux États-Unis, 3 vaccins ont reçu une autorisation complète ou une autorisation d'utilisation d'urgence (emergency use authorization, EUA) de la Food and Drug Administration des États-Unis (FDA):

  • Le vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 (ARNm) a reçu une approbation complète de la FDA le 24 août 2021 pour une utilisation chez les sujets de ≥ 16 ans et est disponible en EUA pour une utilisation chez les individus de 5 à 15 ans. Il est administré par une série de 2 injections intramusculaires, à 3 semaines d'intervalle. (See also FDA: Fact Sheet for Healthcare Providers [Pfizer-BioNTech].)

  • Le vaccin Moderna a reçu une EUA (autorisation d'utilisation d'urgence de la FDA) le 18 décembre 2020 pour une utilisation chez les sujets de 18 ans et plus et nécessite également 2 injections mais administrées à 4 semaines d'intervalle. (See also FDA: Fact sheet for Healthcare Providers [Moderna].)

  • Le vaccin Johnson & Johnson COVID-19 (vecteur adénovirus) a reçu l'EUA le 27 février 2021 pour une utilisation chez les sujets de ≥ 18 ans et nécessite une seule injection. (Voir aussi FDA: Fact sheet for Healthcare Providers [Janssen].)

Ces 3 vaccins COVID-19 ciblent la protéine spike qui est caractéristique du virus et est essentielle pour l'attaque des cellules hôtes par le virus selon diverses modalités. Les vaccins Pfizer et Moderna ne contiennent pas d'antigène viral, mais délivrent un petit fragment d'ARNm synthétique qui code pour l'antigène cible désiré (la protéine Spike). Après avoir été capté par les cellules du système immunitaire, l'ARNm du vaccin se dégrade après avoir induit la cellule à produire l'antigène viral. L'antigène est ensuite libéré et déclenche la réponse immunitaire souhaitée pour éviter une infection grave lors d'une exposition ultérieure au virus réel. Le vaccin Johnson & Johnson utilise une plate-forme de vecteur adénoviral qui contient un morceau de l'ADN, ou matériel génétique, qui est utilisé pour produire la protéine "spike" caractéristique du virus SRAS-CoV-2 qui déclenche alors la réponse immunitaire désirée.

En août 2021, la FDA a modifié l'EUA des vaccins Pfizer et Moderna afin depermettre d'administrer une dose supplémentaire aux sujets dont le système immunitaire est modérément ou gravement compromis après une série initiale de 2 doses. La dose supplémentaire doit être administrée au moins 28 jours après le protocole à 2 doses du même vaccin chez les sujets âgés de ≥ 18 ans (âge ≥ 12 ans pour Pfizer) qui ont subi une transplantation d'organe solide ou qui ont un diagnostic de pathologies considérées avoir un niveau équivalent d'immunodépression.

Des 3èmes doses (doses de rappel) sont disponibles pour les vaccinés suivants de Pfizer et de Moderna qui ont terminé leur série initiale de 2 doses il y a au moins 6 mois:

  • Adultes ≥ 65 ans

  • Les personnes âgées de ≥ 18 ans qui ont une affection médicale sous-jacente

  • Les sujets âgés de ≥ 18 ans qui vivent dans des établissements de soins de longue durée

  • Après avoir pris en compte les risques et les avantages individuels, les sujets âgés de ≥ 18 ans qui travaillent ou vivent dans des environnements à haut risque tels que les établissements de soins, les écoles, les établissements correctionnels et les refuges pour sans-abri

Des explications plus détaillées de ces groupes peuvent être trouvées sur site web du CDC. Les recommandations concernant une dose supplémentaire pour d'autres populations de patients n'ont pas été finalisées.

Les secondes doses (doses de rappel) sont recommandées chez les receveurs du vaccin Johnson & Johnson qui

  • Sont âgés de ≥ 18 ans et ont reçu leur première dose de vaccin il y a ≥ 2 mois

Les sujets éligibles peuvent choisir de recevoir une dose de rappel au moyen de tout vaccin COVID-19 disponible (Pfizer, Moderna ou Johnson & Johnson), quel que soit le vaccin qu'ils ont reçu initialement.

Les vaccins Pfizer et Moderna sont contre-indiqués chez les sujets qui ont des antécédents connus de réaction allergique grave (p. ex., anaphylaxie) à l'une des doses précédentes de ces vaccins ou à tout composant des vaccins dont le polyéthylène glycol [PEG]). Le vaccin Johnson & Johnson est contre-indiqué chez les sujets qui ont des antécédents de réaction allergique grave à l'un de ses composants (dont le polysorbate 80).

Les avertissements de la FDA à propos des vaccins sont les suivants:

Les 3 vaccins COVID-19 ont des propriétés similaires effets indésirables. De rares réactions allergiques graves, dont une anaphylaxie, ont été rapportées. Les effets indésirables suivants sont fréquents:

  • Douleur, œdème et rougeur au niveau du site d'injection

  • Fatigue

  • Céphalées

  • Douleurs musculaires

  • Frissons

  • Douleurs articulaires

  • Fièvre

  • Nausées

  • Malaise

  • Lymphadénopathie

Les effets indésirables durent généralement plusieurs jours. Dans le cas des vaccins qui nécessitent deux doses, un plus grand nombre de patients ressentent des effets indésirables après la deuxième dose qu'après la première dose. Les essais cliniques n'ont pas révélé de graves problèmes de sécurité. Il existe un faible risque de réaction allergique grave qui se produit habituellement quelques minutes à 1 heure après avoir reçu une dose du vaccin. Les sujets qui ont des antécédents de réaction grave (anaphylactique) à un vaccin ou à un médicament injectable doivent être informés de ce risque potentiel et vaccinés dans un cadre supervisé capable de répondre à une réaction anaphylactique.

Les 3 vaccins qui ont reçu de l'EUA (autorisation d'utilisation d'urgence de la FDA) ont montré une efficacité similaire dans les essais cliniques avec une prévention presque complète des complications graves du COVID-19 telles que l'hospitalisation et la mort. Le vaccin Pfizer est efficace à 95% dans la prévention du COVID-19 après 2 doses chez des adultes en bonne santé (1 Références de vaccination Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ). L'efficacité du vaccin est basée sur un essai clinique randomisé contrôlé par placebo de plus de 43 000 participants dans lequel 8 cas de COVID-19 ont été observés chez les receveurs du vaccins et 162 ont été observés avec le placebo. Les études initiales du vaccin Moderna chez plus de 30 000 participants ont montré une efficacité similaire de 94,1%. Les études du vaccin Johnson & Johnson sur plus de 39 000 participants, y compris dans les régions du monde où de nouveaux variants sont en circulation, ont montré une efficacité globale d'environ 67% en prévention du COVID de modéré à sévère/critique survenant au moins 14 jours après la vaccination et 85% dans la prévention de COVID-19 sévère/critique survenant au moins 28 jours après la vaccination. Les différents essais cliniques ne doivent pas être comparés directement, car ils ont été effectués sur des populations de patients différentes à des moments différents au cours de la pandémie en utilisant des paramètres légèrement différents. La durée de protection de tous les vaccins est actuellement inconnue. En outre, il existe peu de données sur l'impact de la vaccination sur la transmission du SRAS-CoV-2. Par conséquent, il est recommandé que les sujets vaccinés continuent de se conformer aux lignes directrices générales de prévention des infections telles que le port d'un masque, l'éloignement social et le lavage fréquent des mains.

L'efficacité du vaccin Pfizer contre la maladie symptomatique provoquée par le variant Delta au Royaume-Uni a été évaluée après une dose unique et après 2 doses. Après 2 doses, le vaccin Pfizer a été démontré efficace à 93,7% chez les patients qui porteurs du variant alpha et à 88,0% dans le cas du variant Delta. Une dose unique du vaccin était nettement moins efficace contre l'un ou l'autre variant et était particulièrement moins efficace contre le variant Delta (2 Références de vaccination Le COVID-19 est une maladie respiratoire aiguë, parfois grave, provoquée par un nouveau coronavirus, le SRAS-CoV-2. COVID-19 a été signalé pour la première fois à la fin de l'année 2019 à Wuhan... en apprendre davantage ). Tous les vaccins disponibles aux États-Unis restent très efficaces pour prévenir la maladie grave, en particulier l'hospitalisation et la mort, dus à tous les variants circulant actuellement. Des données américaines récentes démontrent que les sujets non vaccinés sont 29 fois plus susceptibles d'être hospitalisés du fait du COVID-19 que les sujets non vaccinés (voir CDC: SARS-CoV-2 Infections and Hospitalizations Among Persons Aged ≥16 Years, by Vaccination Status — Los Angeles County, California, May 1–July 25, 2021).

Références de vaccination

Plus d'information

Cliquez ici pour l’éducation des patients
REMARQUE : Il s’agit de la version professionnelle. GRAND PUBLIC : Cliquez ici pour la version grand public
Voir les
Testez vos connaissances
Rhume
Le rhume est une infection virale aiguë spontanément résolutive qui provoque des symptômes respiratoires supérieurs pendant 10 jours environ. Parmi les facteurs suivants, lequel affecte le plus la sensibilité au rhume ?
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS

Également intéressant

Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
Téléchargez l’application Manuel MSD. ANDROID iOS
HAUT