Aux États-Unis, le cancer de l'ovaire est le deuxième cancer gynécologique le plus fréquent (touchant environ 1/70 des femmes). Il s'agit de la 5e cause de décès liés au cancer chez les femmes et, aux États-Unis, causera environ 21 750 nouveaux cas et 13 940 décès en 2020. L'incidence est plus élevée dans les pays développés.
Étiologie
Le cancer de l'ovaire atteint principalement la femme en péri- et post-ménopause.
Le risque de cancer de l'ovaire est accru en cas de
Le risque est diminué par l'
Des altérations germinales des gènes breast cancer 1 (BRCA1) et breast cancer 2 (BRCA2) sont identifiées chez 14 à 18% des patientes atteintes d'un cancer séreux ovarien de haut grade; 3% ont des mutations somatiques de BRCA (BRCAm) ou une inactivation due à uen méthylation (1 Référence pour l'étiologie Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ). Le déficit de recombinaison homologue (qui participe à la réparation des lésions et à la réplication de l'ADN [2]) est détecté chez environ la moitié des patientes qui ont un cancer séreux de l'ovaire de haut grade (2 Référence pour l'étiologie Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ).
Les mutations du gène autosomique dominant BRCA sont associées à un risque au cours de la vie de 50 à 85% de développer un cancer du sein. Les femmes porteuses de mutations de BRCA1 ont un risque de 20 à 40% de développer un cancer de l'ovaire; le risque chez la femme qui présente des mutations de BRCA2, est moins élevé. L'incidence de ces mutations est plus élevée chez les juifs ashkénazes que dans la population générale. Des mutations de plusieurs autres gènes, y compris TP53, PTEN, STK11/LKB1, CDH1, CHEK2, ATM, MLH1, et MSH2, ont été associées au cancer du sein et/ou de l'ovaire héréditaires.
La dysgénésie gonadique XY prédispose au cancer de l'ovaire non épithélial (tumeurs germinales).
Référence pour l'étiologie
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1. Cancer Genome Atlas Research Network: Integrated genomic analyses of ovarian carcinoma. Nature 474 (7353):609–615, 2011. doi: 10.1038/nature10166
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2. Li X, Heyer WD: Homologous recombination in DNA repair and DNA damage tolerance. Cell Res 18 (1):99–113, 2008. doi: 10.1038/cr.2008.1
Anatomopathologie
Les cancers de l'ovaire sont histologiquement divers (voir tableau Types de cancer de l'ovaire Types de cancers de l'ovaire Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ).
Le carcinome épithélial ovarien séreux de haut grade, les carcinomes des trompes de Fallope Cancer des trompes de Fallope Le cancer des trompes de Fallope est habituellement un adénocarcinome, se révélant par une masse annexielle ou avec des symptômes atypiques. Le diagnostic, la classification par stade et le... en apprendre davantage et péritonéaux partagent la même évolution clinique et le même traitement.
La plupart (90%) des cancers de l'ovaire se développent à partir des cellules épithéliales; les autres (tumeurs des cellules germinales, tumeurs stromales des cordons sexuels) se développent à partir d'autres types de cellules ovariennes.
Le carcinome épithélial de l'ovaire peut être divisé en cinq sous-types:
Le carcinome séreux de haut grade de l'ovaire est le sous-type le plus fréquent (> 70%) des carcinomes épithéliaux.
Au début de la maladie, près de 27% des patientes présentant un cancer épithélial de l'ovaire de stade I ont une histologie mucineuse, mais < 10% au stade III ou IV.
Les tumeurs germinales sont habituellement observées chez la femme de < 30 ans.
Le cancer de l'ovaire se propage par
Symptomatologie
Le cancer ovarien est habituellement initialement asymptomatique; une masse annexielle, souvent solide, irrégulière et fixe, peut être découverte fortuitement. Les examens pelviens et rectovaginaux peuvent détecter des nodules. Quelques femmes présentent initialement des douleurs abdominales sévères secondaires à la torsion de la masse de l'ovaire Torsion annexielle La torsion d'annexe est une rotation de l'ovaire et parfois de la trompe de Fallope qui peut gêner l'apport artériel et entraîner une ischémie. Les torsions d'annexes sont rares et se produisent... en apprendre davantage .
La plupart des femmes qui ont un cancer à un stade avancé ont initialement des symptômes non spécifiques (p. ex., dyspepsie, météorisme, satiété précoce, douleurs spastiques, lombalgies). Des douleurs pelviennes, une anémie, une cachexie et une augmentation du volume abdominal due à une hypertrophie ovarienne ou à une ascite apparaissent habituellement plus tard.
Les tumeurs stromales ou issues des cellules germinales peuvent être hormonalement fonctionnelles (p. ex., hyperthyroïdie, féminisation, virilisation).
Diagnostic
Le cancer de l'ovaire est suspecté chez la femme qui a les signes suivants:
Une masse ovarienne est d'autant plus susceptible d'être un cancer que la patiente est âgée. Les kystes fonctionnels bénins Masses ovariennes bénignes Les masses ovariennes bénignes peuvent être des kystes ou des tumeurs fonctionnelles; la plupart sont asymptomatiques. Le traitement varie en fonction du statut reproductif du patient. Il existe... en apprendre davantage peuvent simuler une tumeur fonctionnelle stromale ou germinale chez la femme jeune.
Une masse pelvienne avec de l'ascite témoigne habituellement d'un cancer de l'ovaire, mais peut parfois correspondre à un syndrome de Demons-Meigs (fibrome bénin avec ascite et hydrothorax droit).
Imagerie
Si un cancer précoce est suspecté, l'échographie est effectuée en premier; les signes suivants évoquent un cancer:
Si un cancer avancé est suspecté (p. ex., présence d'ascite, de distension abdominale ou de nodules ou de fixation détectée pendant un examen clinique), une TDM ou une IRM sont habituellement effectuées avant la chirurgie afin de déterminer l'extension du cancer.
Marqueurs tumoraux
Marqueurs tumoraux, y compris la sous-unité bêta de la gonadotrophine chorionique humaine (bêta-hCG), LDH, alpha-fœtoprotéine, inhibine, et le CA 125, sont généralement dosés chez les jeunes patientes, qui sont à risque accru de tumeurs non épithéliales (p. ex., tumeurs à cellules germinales, tumeurs stromales). Chez les patientes périménopausiques et ménopausées, seul le CA125 est dosé car la plupart des cancers de l'ovaire dans cette classe d'âge sont des tumeurs épithéliales. Le CA125 est élevé dans 80% des cancers épithéliaux de l'ovaire avancés et peut être légèrement élevé dans l'endométriose, la maladie pelvienne inflammatoire, les fibromes, les inflammations péritonéales, les cancers péritonéaux non ovariens ou au cours de la grossesse.
Une masse pelvienne d'aspect mixte, solide et kystique, chez une femme ménopausée évoque un cancer de l'ovaire, en particulier si le CA125 est élevé.
Biopsie
La biopsie n'est pas systématiquement recommandée sauf si la patiente n'est pas candidate à la chirurgie. Dans ces rares cas, les prélèvements sont obtenus par biopsie à l'aiguille pour les masses ou par aspiration à l'aiguille de liquide d'ascite.
Dans le cas des masses qui apparaissent bénignes à l'échographie, l'analyse histologique n'est pas nécessaire, et l'échographie est répétée 6 semaines plus tard. Les masses d'aspect bénin comprennent les tératomes kystiques bénins (kystes dermoïdes), des kystes folliculaires ou les endométriomes.
Classification par stades
La suspicion ou la confirmation du cancer de l'ovaire sont classées chirurgicalement (voir tableau Classification chirurgicale FIGO par stade du cancer des ovaires, des trompes de Fallope et du péritoine Classification chirurgicale FIGO par stade du cancer des ovaires, des trompes de Fallope et du péritoine Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ).
En cas de suspicion de cancer de stade précoce, la classification peut être faite par laparoscopie ou chirurgie laparoscopique assistée par un robot. Une laparotomie médiane, qui permet un accès correct à l'étage sus-mésocolique, est le plus souvent nécessaire. Toutes les surfaces péritonéales, les coupoles diaphragmatiques et les viscères abdominaux et pelviens sont examinés et palpés. On résèque toute lésion localisée dans le pelvis, les gouttières pariétocoliques et les récessus diaphragmatiques et on prélève de multiples biopsies péritonéales dans le pelvis central et latéral et dans l'abdomen. Pour les cancers à un stade précoce, on résèque le grand épiploon et on fait un curage en prélevant les ganglions pelviens et para-aortiques.
Les cancers sont également classés histologiquement de 1 (les moins agressifs) à 3 (les plus agressifs). La classification la plus récente classe les cancers épithéliaux de l'ovaire en bas grade (grade 1) ou haut grade (grade 2 ou 3).
Dépistage
Il n'existe pas de test de dépistage du cancer de l'ovaire. Cependant, les femmes qui ont un risque héréditaire connu, comme celles BRCA mutations, doit être suivie de près.
Bien que les données issues de grandes études indiquent que le CA 125 ait une spécificité élevée (jusqu'à 99,9% dans une étude), la sensibilité est modérée (71% dans une étude), et la valeur prédictive positive est faible; ainsi, le CA 125 est déconseillé comme test de dépistage chez les femmes asymptomatiques, à risque moyen. Le dépistage chez la femme asymptomatique par échographie et dosage du CA125 sérique permet de détecter quelques cas de cancer de l'ovaire, mais n'a pas montré de gain pronostique, même dans les groupes à haut risque (dont les femmes qui présentent les mutations de BRCA).
Le bilan d'un syndrome de cancer héréditaire doit être envisagée chez toute femme chez qui un cancer de l'ovaire, de la trompe de Fallope ou un cancer péritonéal a été diagnostiqué et elles doivent bénéficier d'une évaluation du risque génétique. La plupart des cancers du sein et de l'ovaire sont sporadiques; seulement environ 6% des cancers du sein et 15% des cancers de l'ovaire sont provoqués par des mutations des gènes BRCA. Une mutation germinale ou somatique de BRCA1 ou de BRCA2 peut modifier le traitement et la thérapie d'entretien. Une anamnèse personnelle et familiale détaillée des autres cancers doit être obtenue pour identifier les femmes qui sont plus susceptibles d'avoir un syndrome de cancer héréditaire (p. ex., impliquant des mutations de BRCA1 ou de BRCA2, cancer colorectal héréditaire non polyposique [syndrome de Lynch]).
Les femmes doivent être dépistées pour la recherche d'anomalies du gène BRCA lorsque leur anamnèse familiale comprend un des signes suivants:
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Diagnostic de cancer de l'ovaire chez un parent au 1er degré avant l'âge de 40 ans
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Diagnostic de cancer du sein et des ovaires chez un seul des parents au 1er degré, si l'un des cancers a été diagnostiqué avant l'âge de 50 ans
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Deux cas de cancer des ovaires parmi les parents au 1er et au 2e degré de la même lignée
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Deux cas de cancer du sein et un cas de cancer de l'ovaire chez les parents au 1er ou au 2e degré de la même lignée
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Un cas de cancer du sein et un cas de cancer de l'ovaire chez les parents au 1er ou au 2e degré, si le cancer du sein a été diagnostiqué avant 40 ans ou si un cancer de l'ovaire a été diagnostiqué avant 50 ans
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Deux cas de cancer du sein chez des parents au 1er ou au 2e degré si les deux cas ont été diagnostiqués avant l'âge de 50 ans
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Deux cas de cancer du sein chez les parents au 1er ou au 2e degré, si un cas a été diagnostiqué avant l'âge de 40 ans
De plus, si des femmes juives Ashkénazes ont un membre de leur famille atteint d'un cancer du sein diagnostiqué avant l'âge de 50 ans, ou d'un cancer des ovaires, un dépistage doit être envisagé pour rechercher des anomalies dans le gène BRCA.
Pronostic
La survie à 5 ans sous traitement est
Le pronostic est moins favorable quand la tumeur a un grade plus élevé et lorsque l'intervention chirurgicale ne permet pas de réséquer tous les tissus macroscopiquement atteints; dans de tels cas, le pronostic est meilleur quand le tissu impliqué peut être réduit à < 1 cm de diamètre ou idéalement à une taille microscopique (chirurgie cytoréductive).
Aux stades III et IV, le risque de récidive atteint près de 70%.
Traitement
(Voir aussi National Comprehensive Cancer Network (NCCN): NCCN Clinical Practice Guidelines in Oncology: Ovarian Cancer.)
L'hystérectomie et la salpingo-ovariectomie sont généralement indiquées, sauf pour le stade I non épithélial ou pour les cancers épithéliaux unilatéraux de l'ovaire de bas grade chez les jeunes patientes; la conservation de l'utérus et de l'ovaire sain permet de préserver la fertilité.
La cytoréduction primaire chirurgicale suivie d'une chimiothérapie systémique est le traitement initial privilégié en cas de cancer ovarien de stade III ou IV. Les patientes non considérées comme candidates à la résection chirurgicale en raison de la localisation et du volume du cancer, ou en raison de comorbidités, sont traités par chimiothérapie néoadjuvante.
Si l'invasion est importante, la chirurgie n'est pas indiquée ou elle peut être différée en présence d'un ou de plusieurs des éléments suivants:
Ces patientes sont traitées par une chimiothérapie néo-adjuvante (p. ex., carboplatine plus paclitaxel). La chirurgie peut parfois être effectuée après une chimiothérapie initiale.
En cas d'hystérectomie et de salpingo-oophorectomie bilatérale, tous les tissus visiblement impliqués doivent être enlevés si possible (cytoréduction). La cytoréduction est associée à une augmentation de durée de la survie; le volume de maladie résiduelle restant après la cytoréduction est corrélé inversement avec le temps de survie. La cytoréduction peut être
La chirurgie cytoréductive du cancer de l'ovaire comprend habituellement
Prédire la faisabilité de la cytoréduction
La cytoréduction étant associée à une augmentation de la survie, il est important de pouvoir prédire quand la cytoréduction n'entraîne aucune maladie résiduelle globale, mais ceci est difficile; il n'y a pas de critères uniformes.
Une cytoréduction optimale est moins probable si les patientes ont ce qui suit:
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Mauvaise performance
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Âge > 60 ans
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Statut physique 3 ou 4 de l'American Society of Anesthesiologists
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Comorbidités médicales
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Mauvais état nutritionnel
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Maladie extra-abdominale
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Gros volume de tumeur
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Implication du gros intestin
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Métastases aux ganglions lymphatiques rétropéritonéaux au-dessus des vaisseaux rénaux > 1 cm dans leur plus grande dimension
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Atteinte parenchymateuse hépatique
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Un CA 125 préopératoire > 500 U/mL
Les algorithmes basés sur les résultats de l'imagerie préopératoire (p. ex., TDM, IRM, PET/CT) pour évaluer la cytoréduction optimale ne sont pas reproductibles de manière fiable.
La laparoscopie diagnostique avant laparotomie pourrait épargner aux patientes une laparotomie inutile aboutissant à une cytoréduction infra-optimale. La laparoscopie permet de faire une biopsie tissulaire, de poser un diagnostic définitif et d'analyser l'échantillon de biopsie. Ainsi, les patientes qui ne sont pas candidates à la cytoréduction peuvent commencer un traitement de chimiothérapie plus tôt. Les signes laparoscopiques indiquant qu'une cytoréduction optimale est peu probable comprennent
Le score de Fagotti, basé sur 7 signes laparoscopiques, peut permettre de prédire la probabilité d'une cytoréduction optimale en cas de cancer ovarien avancé (voir tableau Calcul du score de Fagotti pour prédire la probabilité d'une cytoréduction optimale Calcul du score de Fagotti pour prédire la probabilité d'une cytoréduction optimale Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ). Ce système de notation attribue une valeur de 0 ou 2 selon que la maladie est présente sur certains sites. En cas de score ≥ 10, une cytoréduction optimale est très improbable. Si le score est < 10, les patientes sont candidates à la chirurgie cytoréductrice (1 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ).
Traitement post-opératoire
Le traitement post-opératoire du cancer de l'ovaire dépend du stade et du grade (voir tableau Traitement post-opératoire du cancer de l'ovaire selon le stade et le type Traitement post-opératoire du cancer de l'ovaire selon le stade et le type Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ).
En cas de tumeurs ovariennes de stade IA ou IB (confinées à l'ovaire) et/ou de grade 1, le pronostic est excellent (survie à 90%) avec chirurgie seule. En cas de stade IC, II, grade 3 ou d'histologie à cellules claires, une chimiothérapie adjuvante (p. ex., par carboplatine et paclitaxel) est recommandée.
Pour les stades III ou IV, la cytoréduction chirurgicale première suivie d'une chimiothérapie systémique est le traitement standard.
Chez certaines patientes à haut risque de récidive (p. ex., qui ont des épanchements pleuraux ou une ascite et qui n'ont pas de mutation de BRCA), ajouter du bevacizumab à la chimiothérapie et le poursuivre comme traitement d'entretien représente une possibilité.
Les enzymes PARP (polyadénosine diphosphate-ribose polymérase) sont essentielles à la réparation des cassures d'un seul brin de l'ADN. L'inhibition des enzymes PARP entraîne des ruptures persistantes d'un seul brin, qui provoquent l'accumulation de cassures du double brin pendant la réplication de l'ADN et finalement conduisent à la mort des cellules tumorales.
Dans plusieurs essais cliniques, un inhibiteur de PARP (PARPi) après la chimiothérapie a amélioré la survie sans progression chez les femmes qui ont un cancer endométrioïde de l'ovaire séreux ou de haut grade et qui ont subi une chimiothérapie de première ligne, même si elles n'ont pas de mutation de BRCA1 ou de BRA2 (2 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage , 3 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage , 4 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage , 5 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ).
Deux essais de phase III contrôlés par placebo ont évalué le traitement d'entretien par un PARPi chez les patientes qui ont répondu au traitement de première intention au platine. L'étude SOLO1 a évalué le traitement d'entretien par l'olaparib chez les patientes qui ont des BRCAm somatiques et germinales (5 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ), et l'étude PRIMA/ENGOT-Ov26 a évalué le niraparib dans le cancer de l'ovaire avancé récemment diagnostiqué (non limité aux porteuses de BRCAm [3 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ]).
L'essai VELIA comprenait des patientes atteintes d'un carcinome séreux ovarien de haut grade de stade III ou IV non traité auparavant. Cet essai de phase III contrôlé par placebo à trois bras a comparé la chimiothérapie standard seule, la chimiothérapie standard plus le véliparib et la chimiothérapie standard plus le véliparib suivis d'un traitement d'entretien par le véliparib (2 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ). La survie sans progression était plus longue avec la chimiothérapie par le veliparib plus entretien avec du veliparib.
Bien que la chimiothérapie permette d'obtenir une réponse clinique complète (c'est-à-dire, examen clinique normal, taux de CA125 sérique normal, TDM abdomino-pelvienne négative), près de 50% des patientes qui ont un cancer de stade III ou IV ont un résidu tumoral. En cas d'élévation persistante du CA125, 90 à 95% des patientes ont des tumeurs résiduelles.
Récidive de la maladie
La récidive du cancer de l'ovaire peut être détectée sérologiquement par des marqueurs tumoraux (p. ex., CA 125) et/ou par des signes de progression radiologiques. Le traitement de la récidive dépend du délai entre la fin du traitement à base de platine et la détection de la récidive (intervalle sans platine [platinum-free interval], PFI):
Si le cancer récidive ou progresse après une chimiothérapie efficace, on reprend la chimiothérapie. Les médicaments efficaces sont la doxorubicine liposomale, le docétaxel, le paclitaxel, la gemcitabine, le bévacizumab et une association de cyclophosphamide et de bevacizumab ou de gemcitabine et de cisplatine. La thérapie ciblée avec des agents biologiques est à l'étude.
Si un cancer de l'ovaire sensible au platine récidive, un inhibiteur de PARP, l'olaparib, le niraparib ou le rucaparib, est utilisé comme traitement d'entretien (6 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage , 7 Références pour le traitement Le cancer de l'ovaire est souvent mortel car il est habituellement diagnostiqué à un stade avancé. Les symptômes sont habituellement absents au stade précoce, puis non spécifiques à un stade... en apprendre davantage ).
Références pour le traitement
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1. Petrillo M, Vizzielli G, Fanfani F, et al: Definition of a dynamic laparoscopic model for the prediction of incomplete cytoreduction in advanced epithelial ovarian cancer: Proof of a concept. Gynecol Oncol. 139 (1):5–9, 2015. doi:10.1016/j.ygyno.2015.07.095. Epub 2015 Jul 18.
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2. Coleman RL, Fleming GF, Brady MF, et al: Veliparib with first-line chemotherapy and as maintenance therapy in ovarian cancer. N Engl J Med 381 (25):2403–2415, 2019. doi: 10.1056/NEJMoa1909707. Epub 2019 Sep 28.
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3. González-Martín A, Pothuri B, Vergote I, et al: Niraparib in patients with newly diagnosed advanced ovarian cancer. N Engl J Med 381 (25):2391–2402, 2019. doi: 10.1056/NEJMoa1910962. Epub 2019 Sep 28.
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4. Ray-Coquard I, Pautier P, Pignata S, et al: Olaparib plus bevacizumab as first-line maintenance in ovarian cancer. N Engl J Med 381 (25):2416–2428, 2019. doi: 10.1056/NEJMoa1911361
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5. Moore K, Colombo N, Scambia G, et al: Maintenance olaparib in patients with newly diagnosed advanced ovarian cancer. N Engl J Med 379 (26):2495–2505, 2018. doi: 10.1056/NEJMoa1810858. Epub 2018 Oct 21.
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6. Ledermann J, Harter P, Gourley C, et al: Olaparib maintenance therapy in platinum-sensitive relapsed ovarian cancer. N Engl J Med 366 (15):1382–1392, 2012. doi: 10.1056/NEJMoa1105535. Epub 2012 Mar 27.
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7. Pujade-Lauraine E, Ledermann JA, Selle F, et al: Olaparib tablets as maintenance therapy in patients with platinum-sensitive, relapsed ovarian cancer and a BRCA1/2 mutation (SOLO2/ENGOT-Ov21): A double-blind, randomised, placebo-controlled, phase 3 trial. Lancet Oncol 18 (9):1274–1284, 2017. doi: 10.1016/S1470-2045(17)30469-2. Epub 2017 Jul 25.
Prévention
Les patientes porteuses de mutations des gènes BRCA1 ou BRCA2 ont un risque de cancer ovarien et, à un moins degré, de cancer du sein réduit si une chirurgie salpingo-ovariectomie bilatérale est effectuée après les maternités. Le risque de cancer semble plus faible avec cette approche qu'avec la surveillance. Les patientes présentant les mutations des gènes BRCA1 ou BRCA2 doivent être orientées vers un spécialiste d'oncologie gynécologique pour être conseillées.
Points clés
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Le cancer de l'ovaire est principalement observé chez la femme en péri- et post-ménopause; la nulliparité, la maternité tardive, la puberté précoce, la ménopause tardive et certains marqueurs génétiques augmentent le risque.
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Les symptômes précoces (p. ex., dyspepsie, ballonnements, satiété précoce, douleurs spastiques, lombalgies) ne sont pas spécifiques.
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Si un cancer est suspecté, effectuer d'abord une échographie (parfois suivie d'une TDM ou d'une IRM), mesurer les marqueurs tumoraux (p. ex., CA 125) et classer par stades chirurgicalement les tumeurs.
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Le dépistage des femmes asymptomatiques par échographie et/ou le CA 125 est inutile, sauf si le risque de mutations de BRCA est élevé.
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La laparoscopie diagnostique avant laparotomie pourrait épargner à certaines patientes une laparotomie inutile aboutissant à une cytoréduction infra-optimale.
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Généralement, le traitement repose sur l'hystérectomie, la salpingo-ovariectomie bilatérale et la chirurgie cytoréductrice suivie par une chimiothérapie (p. ex., carboplatine, paclitaxel et bevacizumab).
Plus d'information
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National Cancer Institute: Ovarian, Fallopian Tube, and Primary Peritoneal Cancer: ce site web fournit des liens vers des informations sur les causes, la génétique, la prévention et le traitement des cancers de l'ovaire, de la trompe de Fallope et du cancer péritonéal primaire, ainsi que des liens vers des informations sur le dépistage, les statistiques et les soins de support et palliatifs.