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Maladies liées à la pollution atmosphérique

Par

Abigail R. Lara

, MD, University of Colorado

Dernière révision totale mars 2018| Dernière modification du contenu mars 2018
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Les faits en bref
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Les maladies liées à la pollution atmosphérique sont considérées comme des maladies pulmonaires environnementales. (Voir aussi Présentation des maladies pulmonaires environnementales.)

Les principales composantes de la pollution atmosphérique dans les pays développés sont

  • Le dioxyde d’azote (à cause de la combustion des carburants fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel)

  • L’ozone (à cause de l’effet de la lumière solaire sur le dioxyde d’azote et les hydrocarbures)

  • Les particules solides ou liquides en suspension

La combustion de biocarburant (tel que le bois, les déchets animaux et les moissons) est une source importante de particules dans les espaces intérieurs au sein des pays en voie de développement. Le tabagisme passif est également une source importante de pollution de l’air dans les espaces intérieurs.

Des niveaux élevés de pollution de l’air peuvent déclencher des crises (exacerbations) chez les personnes souffrant d’asthme ou de bronchopneumopathie chronique obstructive. Les maladies pulmonaires associées à la pollution atmosphérique augmentent le risque de troubles cardiaques et vasculaires et peuvent accroître le risque de cancer du poumon. Les personnes vivant dans les zones à fort trafic sont particulièrement à risque.

La plupart des polluants atmosphériques provoquent une contraction des muscles dans les voies respiratoires, entraînant un rétrécissement de celles-ci (hyperréactivité des voies aériennes).

Au sein de la population générale, en particulier chez les enfants, une exposition à long terme à la pollution atmosphérique peut augmenter les infections respiratoires et les symptômes de troubles respiratoires (tels que la toux et des difficultés de respiration) et diminuer la fonction pulmonaire.

L’ozone, qui est le principal composant du brouillard urbain, est un irritant puissant des poumons. Les taux ont tendance à être les plus élevés en été, et ils sont relativement plus élevés en fin de matinée et début d’après-midi, par rapport aux autres périodes de la journée. Les expositions à court terme peuvent provoquer des difficultés respiratoires, des douleurs thoraciques et une hyperréactivité des voies respiratoires. Les enfants qui participent à des activités de plein air les jours où la pollution à l’ozone est élevée sont plus susceptibles de développer de l’asthme. L’exposition à long terme à l’ozone cause une diminution, légère mais permanente, de la fonction pulmonaire.

La combustion de carburants fossiles qui sont riches en soufre peut créer des particules d’acide qui se déposent facilement dans les voies respiratoires supérieures. Ces particules, appelées oxydes de soufre, peuvent causer une inflammation et une constriction des voies respiratoires, entraînant des symptômes tels que des difficultés à respirer, et augmentent le risque de bronchite chronique.

La pollution atmosphérique par les particules provenant de la combustion de combustibles fossiles (en particulier du carburant diesel) est un mélange complexe. Les particules peuvent causer une inflammation des voies respiratoires ou peuvent affecter d’autres parties du corps, comme le cœur. Les données de certaines études suggèrent que la pollution atmosphérique par les particules augmente les taux de mortalité toutes causes confondues, et en particulier en lien avec les troubles cardiaques et pulmonaires.

Les particules affectent les poumons différemment selon les substances à partir desquelles elles sont fabriquées. Des particules d’un même matériau peuvent également avoir des effets différents en fonction de leur taille et de leur forme. L’industrie de la nanotechnologie crée de très petites particules de différentes substances, telles que le carbone, pour des usages diversifiés. Les nanoparticules sont inférieures à 100 nanomètres. Les particules ultrafines sont encore plus petites. À titre de comparaison, un cheveu humain a un diamètre d’environ 100 000 nanomètres, de sorte qu’il faudrait 1 000 nanoparticules pour égaler l’épaisseur d’un cheveu. Les tests sur des animaux et les analyses de laboratoire montrent que des concentrations élevées de nanoparticules ou de particules ultrafines peuvent être dangereuses. Certains travailleurs exposés accidentellement à de très grandes quantités ont développé du liquide autour des poumons ou des lésions aux petites voies respiratoires. Mais les médecins ne connaissent pas avec certitude les effets qu’elles ont sur les travailleurs de l’industrie de la nanotechnologie, en fonction des quantités et des types de nanoparticules auxquelles ils sont exposés. Des études sont en cours pour évaluer les risques et veiller à ce que les travailleurs soient protégés.

Les taux de polluants atmosphériques sont variables, selon l’endroit et les conditions environnementales. Par exemple, l’ozone a tendance à rester dans l’air par temps chaud et humide, surtout dans l’après-midi et en début de soirée. Les taux de monoxyde de carbone ont tendance à être élevés pendant les périodes où beaucoup de gens font la navette entre leur domicile et leur lieu de travail. L’indice de qualité de l’air est utilisé pour communiquer le degré de pollution de l’air à un moment donné. Les personnes, en particulier celles qui ont des troubles cardiaques ou pulmonaires, peuvent utiliser l’indice de qualité de l’air pour les guider dans leurs choix d’activités de plein air les jours où les niveaux de pollution sont élevés.

Tableau
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Indice de qualité de l’air (IQA)*

Valeurs de l’IQA

Niveau de préoccupation pour la santé (état de qualité de l’air)

0 à 50

Bon

51 à 100

Modéré

101 à 150

Malsain pour les membres des groupes sensibles

151 à 200

Malsain

201 à 300

Très malsain

301 à 500

Dangereux

* L’IQA repose sur les taux de 5 polluants régulés par la U.S. Environmental Protection Agency (Agence américaine de protection de l’environnement) en vertu du Clean Air Act (Loi sur la propreté de l’air). Les polluants sont l’ozone, les particules, le monoxyde de carbone, le dioxyde de soufre et le dioxyde d’azote.

Les membres des groupes sensibles comprennent les personnes atteintes de maladies pulmonaires ou cardiaques, les enfants et les adultes âgés.

IQA = indice de qualité de l’air.

D’après l’Agence américaine de protection de l’environnement (US Environmental Protection Agency) : Air quality index: A guide to air quality and your health (Indice de qualité de l’air : un guide concernant la qualité de l’air et votre santé). Research Triangle Park, NC, 2009.

Diagnostic

  • Antécédents d’exposition

  • Épreuve fonctionnelle respiratoire

Les médecins fondent leur diagnostic sur les antécédents d’exposition de la personne, ses symptômes, les épreuves de la fonction pulmonaire et l’exposition à des concentrations élevées de polluants connus dans l’air, au travail et à la maison. Les médecins demandent aux personnes qui ont des maladies pulmonaires, comme de l’asthme et une maladie pulmonaire obstructive chronique, si leurs symptômes s’aggravent quand elles sont exposées à la pollution atmosphérique.

Souvent, les tests n’aident pas à distinguer entre une maladie associée à la pollution de l’air et d’autres maladies pulmonaires. Le diagnostic peut devenir clair si de nombreux professionnels du même métier et soumis à des expositions similaires développent le même trouble pulmonaire, y compris après des expositions soudaines et très importantes.

Prévention

Les travailleurs exposés à la pollution de l’air doivent se conformer aux recommandations émises par les principales agences gouvernementales qui limitent l’exposition aux gaz, aux poussières et aux émanations dans l’air. Les enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes d’asthme, de maladie pulmonaire obstructive chronique et d’autres troubles pulmonaires doivent éviter les exercices en plein air quand les taux de pollution atmosphérique sont élevés.

Traitement

  • Traiter les symptômes

Des traitements sont donnés pour soulager les symptômes. Par exemple, les médicaments utilisés pour traiter l’asthme (tels que des bronchodilatateurs, qui ouvrent les voies respiratoires) peuvent soulager certains symptômes. Si les symptômes sont sévères, la personne peut avoir besoin d’un supplément d’oxygène ou d’un respirateur mécanique.

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