Le Manuel MSD

Please confirm that you are not located inside the Russian Federation

Chargement

Ostéoporose

Par

Marcy B. Bolster

, MD, Harvard Medical School

Dernière révision totale déc. 2018| Dernière modification du contenu déc. 2018
Cliquez ici pour la version professionnelle
Les faits en bref
REMARQUE : Il s’agit de la version grand public. MÉDECINS : Cliquez ici pour la version professionnelle
Cliquez ici pour la version professionnelle
Ressources du sujet

L’ostéoporose est une pathologie caractérisée par une réduction de la densité des os, ce qui les fragilise et les rend plus sujets aux fractures.

  • Le vieillissement, le déficit en œstrogènes, le faible apport en vitamine D ou en calcium et certaines maladies peuvent réduire les quantités de constituants responsables de la densité et la solidité osseuses.

  • L’ostéoporose peut ne causer aucun symptôme avant la survenue d’une fracture osseuse.

  • Les fractures peuvent survenir spontanément, en cas de choc très léger ou après une chute mineure.

  • Bien que les fractures soient souvent douloureuses, certaines fractures de la colonne vertébrale sont indolores mais peuvent entraîner des déformations.

  • Les médecins diagnostiquent les personnes à risque en testant leur densité osseuse.

  • L’ostéoporose peut généralement être évitée et traitée en gérant les facteurs de risque, en garantissant un apport approprié en calcium et en vitamine D, en pratiquant des exercices physiques en charge et en prenant des bisphosphonates ou d’autres médicaments.

Les os contiennent des minéraux, comme le calcium et le phosphore, qui les rendent résistants et denses. Pour préserver leur densité, l’organisme a besoin d’apports appropriés en calcium et en autres minéraux. Il doit produire une quantité appropriée de différentes hormones, comme l’hormone parathyroïdienne, l’hormone de croissance, la calcitonine, les œstrogènes et la testostérone. Un apport approprié en vitamine D est nécessaire pour absorber le calcium des aliments et le fixer aux os. La vitamine D est absorbée à partir des aliments et également produite par la peau grâce à la lumière solaire (voir Vitamine D).

Pour que les os puissent s’adapter aux demandes variables qui leur sont imposées, ils se détruisent et se reforment en permanence. Ce processus est appelé « remodelage » (voir Os). Au cours de ce phénomène, des petites régions de tissu osseux sont éliminées en permanence et du tissu osseux jeune les remplace. Le remodelage modifie la forme et la densité des os. Chez les personnes jeunes, la longueur et la largeur des os augmentent avec la croissance de l’organisme. Ensuite, les os peuvent parfois augmenter en largeur, mais pas en longueur.

Perte de la densité osseuse chez les femmes

Chez les femmes, la densité (ou la masse) osseuse augmente par paliers jusqu’à l’âge de 30 ans environ, où les os atteignent leur solidité maximale. Ensuite, la densité osseuse diminue progressivement. La diminution de densité osseuse s’accélère après la ménopause, qui survient habituellement vers 51 ans.

Perte de la densité osseuse chez les femmes

Chez les jeunes adultes, la quantité d’os néoformé est supérieure à celle d’os détruit, ce qui entraîne l’augmentation progressive de la densité osseuse jusqu’à l’âge de 30 ans environ, où elle est maximale. Par la suite, comme la destruction de l’os est supérieure à sa formation, la densité osseuse décroît lentement. Si l’organisme est dans l’incapacité de maintenir un niveau suffisant de formation osseuse, les os continuent à perdre leur densité et sont de plus en plus fragiles, ce qui aboutit finalement à l’ostéoporose.

Types d’ostéoporose

Aux États-Unis, environ 8 millions de femmes et 2 millions d’hommes sont atteints d’ostéoporose. Il existe deux principaux types d’ostéoporose :

  • Ostéoporose primitive

  • Ostéoporose secondaire

L’ostéoporose primitive survient spontanément. L’ostéoporose secondaire est causée par une autre affection ou par un médicament.

Ostéoporose primitive

L’ostéoporose primitive représente plus de 95 % des cas d’ostéoporose chez les femmes et environ 80 % des cas chez les hommes. La majeure partie des cas survient chez des femmes post-ménopausées et chez des hommes âgés.

Le manque d’ œstrogènes est une cause majeure d’ostéoporose, en particulier lors de la diminution rapide qui survient à la ménopause. La plupart des hommes de plus de 50 ans possèdent des taux d’ œstrogènes supérieurs à ceux des femmes ménopausées, mais ces taux diminuent également du fait du vieillissement, et les faibles taux d’ œstrogènes sont associés à l’ostéoporose chez les hommes et les femmes. Le déficit en œstrogènes augmente la résorption osseuse et entraîne une perte osseuse rapide. Chez les hommes, des taux réduits d’hormones sexuelles masculines contribuent également à l’ostéoporose. La perte osseuse est encore plus importante si l’apport en calcium est faible ou si les taux de vitamine D sont bas. De faibles taux de vitamine D entraînent une carence en calcium, et une augmentation de l’activité des glandes parathyroïdes entraîne une sécrétion trop importante d’hormone parathyroïdienne (voir Hyperparathyroïdie), qui peuvent également stimuler la résorption osseuse. Pour des raisons inconnues, la production osseuse diminue elle aussi.

Un certain nombre d’autres facteurs, tels que certains médicaments, le tabagisme, une consommation importante d’alcool, des antécédents familiaux d’ostéoporose (par exemple, si les parents d’une personne ont eu une fracture de la hanche), ainsi qu’une petite taille, augmentent le risque de perte osseuse et de développement d’ostéoporose chez les femmes. Ces facteurs de risque sont également importants chez les hommes.

Ostéoporose secondaire

L’ostéoporose secondaire représente moins de 5 % des cas d’ostéoporose chez les femmes et environ 20 % des cas d’ostéoporose chez les hommes.

Parmi les maladies pouvant être à l’origine d’une ostéoporose secondaire, on compte, par exemple, l’insuffisance rénale chronique et les troubles hormonaux (en particulier, maladie de Cushing, hyperparathyroïdie, hyperthyroïdie, hypogonadisme, taux élevé de prolactine et diabète sucré). Certains types de cancer, tels que le myélome multiple, peuvent provoquer une ostéoporose secondaire, tout comme d’autres maladies chroniques comme la polyarthrite rhumatoïde. La progestérone, les corticoïdes, les hormones thyroïdiennes, certaines chimiothérapies et les anticonvulsivants sont des exemples des médicaments pouvant causer une ostéoporose secondaire. L’abus d’alcool ou de caféine et le tabagisme peuvent contribuer à l’ostéoporose.

Facteurs de risque d’ostéoporose primitive

  • Antécédents familiaux d’ostéoporose

  • Régime pauvre en calcium et en vitamine D

  • Mode de vie sédentaire

  • Origine caucasienne ou asiatique

  • Constitution fine

  • Ménopause précoce

  • Tabagisme

  • Consommation excessive d’alcool ou de caféine

Ostéoporose idiopathique

L’ostéoporose idiopathique est un type rare d’ostéoporose. Le terme « idiopathique » signifie simplement que la cause est inconnue. Ce type d’ostéoporose survient chez les femmes préménopausées, chez les hommes avant l’âge de 50 ans, chez les enfants et les adolescents dont les taux d’hormones et de vitamines sont normaux et qui n’ont pas de raisons évidentes de présenter un affaiblissement osseux.

Symptômes

Au début, l’ostéoporose ne produit pas de symptômes, car la diminution de la densité osseuse survient très progressivement. Certaines personnes ne développent jamais de symptômes. Néanmoins, lorsque l’ostéoporose entraîne une fracture osseuse, les personnes peuvent ressentir une douleur selon le type de fracture. Les fractures ont tendance à guérir lentement chez les personnes atteintes d’ostéoporose et peuvent conduire à des déformations telles qu’une courbure de la colonne vertébrale.

Dans les os longs, comme ceux des bras et des jambes, la fracture se produit généralement aux extrémités de l’os plutôt qu’au milieu. Les os de la colonne vertébrale (vertèbres) sont particulièrement à risque de fracture résultant de l’ostéoporose. Ces fractures surviennent généralement au milieu ou en bas du dos.

Les fractures par compression vertébrale (fractures des vertèbres de la colonne) peuvent survenir chez les personnes atteintes, indépendamment du type d’ostéoporose dont elles souffrent. Ces fractures sont les fractures les plus fréquemment associées à l’ostéoporose. Les vertèbres affaiblies peuvent se tasser spontanément ou à la suite d’une lésion légère. La plupart de ces fractures par compression vertébrale sont indolores. Cependant, la douleur peut survenir. Elle commence généralement de façon brutale, subsiste dans une région particulière du dos et s’intensifie lorsque le sujet reste debout ou marche. La région atteinte peut être douloureuse au toucher. En général, les douleurs disparaissent progressivement après une semaine. Cependant, une douleur tenace peut durer des mois ou persister. Si plusieurs vertèbres se brisent, une courbure anormale du rachis (une « bosse ») peut se produire, produisant une déchirure et des douleurs musculaires, ainsi qu’une déformation.

Les fractures de fragilité sont des fractures dues à une tension ou à une chute relativement mineure, comme une chute d’une hauteur debout ou moins, notamment une chute du lit, qui ne provoque normalement pas la fracture d’un os sain. Les fractures de fragilité concernent fréquemment l’os de l’avant-bras (radius), la partie supérieure de l’os de la cuisse (fémur), la colonne vertébrale (fractures par compression vertébrale) et la protubérance osseuse (trochanter) au niveau de l’extrémité supérieure du fémur. Les autres os comprennent : l’extrémité supérieure de la partie supérieure du bras (humérus) et le bassin.

La fracture de la hanche, l’une des fractures les plus graves, est une cause majeure d’invalidité et de perte d’indépendance chez les personnes âgées.

Les fractures du poignet surviennent souvent, en particulier chez les personnes présentant une ostéoporose après la ménopause.

Les personnes qui ont eu une fracture dans laquelle l’ostéoporose jouait un rôle présentent un risque bien plus élevé d’avoir d’autres fractures de ce type.

Les fractures du nez, des côtes, de la clavicule et des os des pieds ne sont pas considérées comme des fractures liées à l’ostéoporose.

Le saviez-vous ?

  • Les personnes qui ont eu une fracture liée à l’ostéoporose présentent un risque bien plus élevé d’avoir d’autres fractures de ce type.

Diagnostic

  • Test de densité osseuse

  • Taux de vitamine D

  • Tests à la recherche des causes de l’ostéoporose secondaire

Un médecin peut suspecter une ostéoporose chez les personnes suivantes :

  • Toutes les femmes de plus de 65 ans

  • Femmes entre la ménopause et l’âge de 65 ans présentant des facteurs de risque d’ostéoporose

  • Toutes les femmes et tous les hommes qui ont eu une fracture résultant d’une force réduite ou nulle, même si la fracture est survenue dans leur jeunesse

  • Adultes âgés de 65 ans ou plus présentant des douleurs dorsales inexpliquées ou une perte d’environ 3 centimètres de leur taille corporelle

  • Les personnes dont les os semblent fins à la radiographie ou qui présentent des fractures par tassement vertébral à la radiographie

  • Les personnes exposées à un risque de développement d’une ostéoporose secondaire

Si une ostéoporose est suspectée et que les personnes n’ont pas subi de radiographie, les médecins peuvent en réaliser une à la recherche d’une fracture. Certains résultats radiographiques suggèrent une ostéoporose, mais le diagnostic d’ostéoporose est confirmé par un test de densité osseuse.

Test de densité osseuse

L’examen de la densité osseuse peut être utilisé pour déceler ou confirmer une suspicion d’ostéoporose, avant même qu’une fracture se produise. De nombreux tests de dépistage rapides sont disponibles pour mesurer la densité osseuse au niveau du doigt ou du talon par absorptiométrie à rayons X à double niveau d’énergie (DEXA), qui peut être utilisée pour mesurer la densité osseuse à ces endroits. Cependant, les résultats des tests de dépistage rapides doivent être confirmés par une DEXA classique. La DEXA classique, test le plus utile, mesure la densité osseuse au niveau de la colonne vertébrale et de la hanche, des sites susceptibles de présenter des fractures majeures. Cet examen est indolore, utilise une quantité réduite de rayons et peut être effectué en 10 à 15 minutes environ. Il peut s’avérer utile pour surveiller la réponse au traitement, ainsi que pour établir le diagnostic. La DEXA peut également révéler une ostéopénie, affection dans laquelle la densité osseuse est réduite, mais pas autant que dans l’ostéoporose. Les personnes atteintes d’ostéopénie présentent également un risque accru de fractures.

Autres tests

Des analyses de sang peuvent être effectuées pour mesurer les taux de calcium, de vitamine D et d’hormones.

Des examens déterminant le fonctionnement du foie et des reins sont également effectués.

D’autres examens peuvent être nécessaires afin de détecter certaines maladies curables pouvant être la cause de l’ostéoporose. Si une telle maladie est détectée, le diagnostic est celui d’ostéoporose secondaire.

Prévention

La prévention de l’ostéoporose est généralement plus efficace que le traitement. Il est plus facile de prévenir la diminution de la densité osseuse que de la rétablir une fois perdue. Des mesures de prévention sont recommandées pour toutes les personnes présentant une perte osseuse ou des facteurs de risque de perte osseuse, qu’ils aient ou non eu une fracture liée à l’ostéoporose. La prévention de l’ostéoporose implique

  • Gestion des facteurs de risque (par exemple, arrêter de fumer et éviter toute consommation excessive d’alcool et de caféine)

  • Consommation de quantités adéquates de calcium et de vitamine D

  • Pratique d’exercices de mise en charge (comme le fait de marcher, de monter des escaliers ou de soulever des poids)

  • Prise de certains médicaments (pour certaines personnes)

Certaines mesures peuvent contribuer à éviter des fractures. Un grand nombre de personnes âgées risquent de faire des chutes en raison d’une mauvaise coordination, d’une vision altérée, d’une faiblesse musculaire, de confusion mentale et de l’utilisation de médicaments pouvant causer des vertiges en position debout ou entraîner des problèmes de confusion mentale. Il peut être utile de modifier l’environnement domestique pour le sécuriser (voir Prévention) et de consulter un kinésithérapeute pour développer un programme d’exercices physiques. Les exercices de renforcement, y compris le renforcement du tronc, peuvent permettre d’améliorer l’équilibre.

Traitement

  • Calcium et vitamine D

  • Exercice de mise en charge

  • Médicaments

  • Traitement des fractures

Le traitement de l’ostéoporose implique également de veiller à un apport approprié en calcium et en vitamine D et de faire des exercices de mise en charge (comme le fait de marcher, de monter des escaliers ou de soulever des poids). Un traitement médicamenteux est généralement recommandé. Pour traiter les personnes souffrant d’ostéoporose, les médecins prennent également en charge les affections et facteurs de risque pouvant aggraver l’ostéoporose.

Calcium et vitamine D

L’absorption de quantités appropriées de calcium et de vitamine D, est efficace, surtout avant que la densité osseuse maximale soit atteinte (autour de l’âge de 30 ans), mais également par la suite. La vitamine D permet à l’organisme d’absorber le calcium.

Tous les hommes et toutes les femmes devraient consommer au moins 1 000 milligrammes de calcium par jour. Il peut être nécessaire que les femmes ménopausées, les hommes âgés, les enfants en pleine puberté et les femmes enceintes ou allaitantes prennent 1 200 à 1 500 milligrammes par jour. Aliments riches en calcium : produits laitiers (p. ex., lait et yaourt), certains légumes (p. ex., brocolis) et oléagineux (p. ex., amandes)

Les sources de calcium alimentaires sont préférées aux suppléments (voir le tableau Teneur en calcium de certains aliments). Néanmoins, si les personnes ne trouvent pas les quantités recommandées dans leur régime alimentaire, elles doivent prendre des suppléments. Il existe de nombreuses préparations à base de calcium, et certaines incluent un supplément en vitamine D. Les suppléments les plus courants sont le carbonate de calcium et le citrate de calcium. Les compléments à base de citrate de calcium doivent être pris par les personnes prenant un inhibiteur de la pompe à protons, comme l’oméprazole (utilisé pour réduire l’acidité gastrique) ou ayant subi une intervention de pontage gastrique.

Tableau
icon

Quantité de calcium dans certains aliments

Aliment

Portion

Teneur en calcium (en milligrammes)

Amandes (grillées, non pelées)

30 grammes

80

Roquette (crue)

1 tasse

125

Chou chinois (cru, émincé)

1 tasse

74

Pain (enrichi en calcium*)

1 tranche

150 à 200

Pain (blanc)

1 tranche

73

Pain (complet)

1 tranche

30

Brie

30 grammes

50

Brocolis (cuits)

1 tasse

180

Brocolis (crus)

½ tasse

21

Babeurre (allégé)

1 tasse

284

Préparation en poudre pour boisson Carnation®

1 sachet

250

Céréales (enrichies en calcium*)

1 tasse

100 à 1 000

Blettes (cuites)

1 tasse

100

Cheddar

45 grammes

307

Chou vert

1 tasse

50

Fromage frais

1 tasse

138

Fromage à tartiner (normal)

1 cuillerée à soupe

14

Figues (sèches, non cuites)

1 tasse

300

Yaourt glacé (vanille, glace italienne)

½ tasse

103

Gruyère

30 grammes

270

Fromage à pâte dure (tel que le Cheddar ou le Jack)

30 grammes

200

Chocolat chaud (enrichi en calcium*)

1 sachet

320

Glace (vanille)

½ tasse

84

Chou Kale (frais, cuit)

1 tasse

94

Chou Kale (cru, émincé)

1 tasse

100

Maquereau (en conserve)

90 grammes

250

Mélasse (blackstrap)

1 cuillerée à soupe

135

Mozzarella

30 grammes

200

Feuilles de moutarde

1 tasse

40

Lait écrémé en poudre

5 cuillerées à soupe

300

Lait écrémé

1 tasse

299

Gruau (instantané)

1 paquet

100 à 150

Gombo (cuit)

1 tasse

100

Jus d’orange (enrichi en calcium*)

170 grammes

261

Parmesan

1 cuillerée à soupe

70

Lait à teneur réduite en matières grasses (2 %)

1 tasse

293

Saumon (conserve avec arêtes)

90 grammes

181

Sardines (conserve, à l’huile, avec arêtes)

90 grammes

325

Graines de sésame (entières, grillées)

30 grammes

280

Crème sure (teneur réduite en matières grasses, de culture)

2 cuillerées à soupe

31

Lait de soja (enrichi en calcium*)

1 tasse

299

Fromage suisse

30 grammes

270

Tofu (ferme, fabriqué avec du sulfate de calcium)

½ tasse

253

Tofu (soyeux, fabriqué avec du sulfate de calcium)

½ tasse

138

Fanes de navet (fraîches ou bouillies)

½ tasse

99

Lait entier

1 tasse

276

Yaourt (à boire)

340 grammes

300

Yaourt (nature, allégé)

1 tasse

415

*Les aliments enrichis en calcium sont des aliments auxquels du calcium a été ajouté.

Les personnes doivent se supplémenter en vitamine D, à raison de 800 à 1 000 unités internationales (UI) par jour. Les personnes ayant une carence en vitamine D peuvent même devoir prendre des doses plus élevées. Les médecins vérifient parfois le taux de vitamine D dans le sang afin de déterminer le dosage du complément de vitamine D à prendre. La source alimentaire la plus commune est constituée des aliments enrichis en vitamines, principalement les céréales et les produits laitiers. La vitamine D est aussi présente dans les huiles de foie de poisson et dans les poissons gras. Le complément en vitamine D est généralement administré sous forme de cholécalciférol, forme naturelle de la vitamine D, ou sous forme d’ergocalciférol, forme synthétique dérivée de plantes.

Exercices de mise en charge

Les exercices de mise en charge, comme la marche et la montée des escaliers, augmentent la densité osseuse. Les exercices sans charge, comme la natation, n’augmentent pas la densité osseuse, mais augmentent la force globale et l’équilibre, et réduisent le risque de chute. La plupart des experts recommandent de pratiquer des exercices en charge environ 30 minutes par jour. Un kinésithérapeute peut développer un programme d’exercices sans danger pour les personnes et montrer comment exécuter en toute sécurité les activités quotidiennes afin de minimiser le risque de chute et de fracture du rachis.

Curieusement, chez les femmes préménopausées, une activité physique importante, comme chez les athlètes, peut en réalité provoquer une légère diminution de la densité osseuse, car ces exercices inhibent la production d’ œstrogènes par les ovaires.

Médicaments

Les mêmes médicaments, pour la plupart, sont utilisés pour la prévention et le traitement.

Les bisphosphonates (alendronate, risédronate, ibandronate et acide zolédronique) sont utiles pour prévenir et traiter tous les types d’ostéoporose. Ce sont généralement les premiers médicaments utilisés. Il a été démontré que les bisphosphonates réduisent le renouvellement osseux et réduisent ainsi la perte osseuse ainsi que le risque de fractures. L’alendronate et le risédronate peuvent être pris par voie orale (par la bouche). L’acide zolédronique peut être administré par voie intraveineuse. L’ibandronate peut être pris par voie orale ou par voie intraveineuse.

Un bisphosphonate par voie orale doit être pris avec un grand verre d’eau (24 cl) à jeun au lever. Aucun(e) autre aliment, boisson ou médicament ne doit être pris(e) pendant les 30 à 60 minutes qui suivent, car le contenu de l’estomac risque de réduire l’absorption du médicament. Comme les bisphosphonates peuvent irriter la muqueuse de l’œsophage, la personne ne doit pas s’allonger dans les 30 minutes (60 minutes pour l’ibandronate) suivant la prise. Certaines personnes, comme les personnes ayant du mal à avaler ou présentant des symptômes gastro-intestinaux (par exemple, brûlures d’estomac ou nausées) et certains troubles œsophagiens ou gastriques, ne doivent pas prendre de bisphosphonates par voie orale. Il est possible d’administrer l’ibandronate ou l’acide zolédronique par voie intraveineuse à ces personnes. De plus, les personnes ci-dessous ne doivent pas prendre de bisphosphonates :

  • Femmes susceptibles d’être enceintes ou qui allaitent

  • Personnes présentant de faibles taux de calcium dans le sang

  • Personnes atteintes d’une maladie rénale grave

Pour le moment, les médecins ne savent pas pendant combien de temps les personnes doivent prendre des bisphosphonates. La plupart des personnes doivent prendre ces médicaments pendant 3 à 5 ans et certaines personnes peuvent avoir besoin d’en prendre pendant une période pouvant aller jusqu’à 10 ans. La durée pendant laquelle une personne doit prendre un bisphosphonate est déterminée par le médecin et se base sur l’état de santé de cette personne et les facteurs de risque de fracture. Pendant et après un traitement par bisphosphonate, les médecins effectuent généralement des examens réguliers pour déterminer si la masse osseuse diminue. Si la masse osseuse diminue après avoir arrêté de prendre un bisphosphonate, un traitement avec un bisphosphonate ou un autre médicament peut être repris.

L’ostéonécrose de la mâchoire est une pathologie rare qui survient chez certaines personnes ayant pris des bisphosphonates. Dans cette pathologie, l’os de la mâchoire guérit mal chez les personnes qui ont eu des soins dentaires importants au niveau de l’os de la mâchoire. Les personnes qui prennent des bisphosphonates par voie intraveineuse, qui ont subi une radiothérapie au niveau de la tête et du cou pour traiter un cancer, ou une association de ces traitements sont exposées au risque le plus élevé. Cependant, il n’est pas tout à fait établi que les bisphosphonates entraînent l’ostéonécrose de la mâchoire et, si c’est le cas, quels médicaments spécifiques sont les plus susceptibles d’en être à l’origine. L’utilité d’arrêter les bisphosphonates avant une intervention dentaire afin de prévenir toute ostéonécrose n’est pas démontrée. Le risque de développer une ostéonécrose de la mâchoire est exceptionnellement bas chez les personnes sous bisphosphonates, et les bénéfices probables d’un traitement de l’ostéoporose visant à prévenir les fractures osseuses dépassent en général largement les risques éventuels. Lorsqu’ils sont utilisés comme prescrits, les bisphosphonates préviennent de nombreuses autres fractures que les cas d’ostéonécrose de la mâchoire qu’ils peuvent provoquer.

L’utilisation des bisphosphonates à long terme peut augmenter le risque de développer des fractures inhabituelles du fémur (os de la cuisse). Afin de réduire le risque de ces fractures, les médecins peuvent demander aux personnes d’arrêter de prendre des bisphosphonates pendant 1 à 2 ans ou plus. Ces périodes programmées sont appelées interruption des bisphosphonates ou fenêtre thérapeutique. La durée de cette interruption des bisphosphonates est soigneusement étudiée par les médecins. Les médecins fondent leur décision sur certains facteurs comme l’âge des personnes, les résultats de la DEXA, la présence de fractures antérieures et le risque de chute. Les personnes qui sont soumises à une interruption des bisphosphonates doivent être régulièrement surveillées à la recherche d’une diminution de la densité osseuse. Comme le risque de fracture augmente pendant la fenêtre thérapeutique, les médecins essaient d’équilibrer les bénéfices des bisphosphonates avec les effets secondaires possibles.

Globalement, lorsqu’ils sont utilisés tels que prescrits, les avantages des bisphosphonates dans la prévention des fractures osseuses dépassent largement les risques potentiels.

La calcitonine, qui inhibe la résorption osseuse, est un autre médicament pouvant être utilisé pour le traitement, mais elle est rarement prescrite. La calcitonine ne s’est pas révélée réduire le risque de fracture, mais elle peut permettre de soulager la douleur provoquée par les fractures vertébrales. La calcitonine est généralement administrée par pulvérisation nasale. Son utilisation peut réduire le taux de calcium dans le sang, qui doit par conséquent être surveillé.

L’hormonothérapie (par exemple, avec des œstrogènes) permet de préserver la densité osseuse chez les femmes et peut être utilisée aussi bien pour la prévention que pour le traitement. Ce traitement est particulièrement efficace lorsqu’il est débuté dans les 4 à 6 ans suivant la ménopause, mais même après ce délai, il peut encore ralentir la perte osseuse et réduire le risque de fractures. Cependant, comme pour de nombreuses femmes les risques de l’hormonothérapie peuvent être supérieurs à ses bénéfices, elle n’est pas l’option de traitement utilisée en général. La décision d’utiliser un traitement de substitution à base d’œstrogènes après la ménopause est complexe (voir Hormonothérapie pour la ménopause).

Le raloxifène est un médicament semblable à un œstrogène qui peut être utile dans la prévention et le traitement de la perte osseuse, mais ne présente pas certains des effets secondaires négatifs des œstrogènes. Le raloxifène est utilisé chez les femmes qui ne peuvent pas prendre de bisphosphonates ou préfèrent ne pas en prendre. Le raloxifène peut réduire le risque de fracture vertébrale et de cancer du sein invasif.

Les hommes ne tirent pas bénéfice des œstrogènes, mais ils peuvent tirer profit d’un traitement substitutif par la testostérone si leur taux de testostérone est bas.

Le dénosumab est similaire aux bisphosphonates en ce qu’il prévient la perte osseuse. Le dénosumab est administré sous forme d’injection sous-cutanée dans un cabinet médical deux fois par an. Comme les bisphosphonates, le dénosumab provoque très rarement une ostéonécrose de la mâchoire et peut accroître le risque de fractures inhabituelles du fémur. Le dénosumab est plus sûr que les bisphosphonates pour les personnes atteintes d’une maladie rénale chronique. Les personnes sous dénosumab ne doivent pas être soumises à une fenêtre thérapeutique, car l’arrêt de ce médicament peut entraîner une perte de densité osseuse et accroître le risque de fractures vertébrales.

Les agents anaboliques (tériparatide et abaloparatide) augmentent la formation de nouvel os, ainsi que la densité osseuse, et réduit la probabilité de fractures. La tériparatide (forme synthétique de l’hormone parathyroïdienne) et l’abaloparatide (médicament similaire à l’hormone parathyroïdienne) peuvent être injectées quotidiennement en petites quantités. Ce traitement est utilisé chez les personnes qui :

  • développent une perte osseuse prononcée ou de nouvelles fractures sous traitement par un bisphosphonate ;

  • ne peuvent pas prendre de bisphosphonates ;

  • présentent une ostéoporose grave ou de nombreuses fractures (en particulier, des fractures vertébrales) ;

  • souffrent d’ostéoporose causée par une corticothérapie.

Traitement de la douleur et des fractures

La douleur dorsale résultant d’une fracture par tassement vertébral doit être traitée avec des antalgiques et, parfois, de la chaleur humide et des massages et/ou des dispositifs de soutien (tels que des corsets). La calcitonine peut réduire la douleur causée par les fractures vertébrales. Les exercices physiques visant à renforcer les muscles du dos peuvent permettre de soulager la douleur lombaire chronique. Après une fracture, les personnes doivent généralement éviter de rester allongées et de soulever des objets lourds. Dès qu’elles le peuvent, elles doivent faire des exercices de mise en charge.

Les fractures provoquées par l’ostéoporose doivent être traitées. Dans le cas des fractures de la hanche, en général, l’articulation est stabilisée et, souvent, une partie ou l’intégralité de la hanche est remplacée par intervention chirurgicale (voir Pose d’une prothèse de la hanche). Une fracture du poignet peut nécessiter une intervention chirurgicale ou la pose d’un plâtre. De plus, les personnes qui ont eu une fracture liée à l’ostéoporose doivent être traitées avec un médicament contre l’ostéoporose et doivent s’assurer qu’elles consomment des quantités adéquates de calcium et de vitamine D.

Une vertèbre fracturée par tassement peut être réparée par une technique appelée vertébroplastie. Cette procédure, qui dure environ une heure pour chaque vertèbre, nécessite l’injection d’un matériau appelé polyméthylacrylate de méthyle (PMAM), un « ciment osseux » acrylique, dans la vertèbre fracturée par tassement, afin de soulager la douleur et de réduire la déformation. La cyphoplastie est une technique analogue, au cours de laquelle un ballonnet orthopédique est employé pour rétablir la forme de la vertèbre, avant d’injecter le polyméthylacrylate de méthyle. Grâce à la vertébroplastie et à la cyphoplastie, il est possible de réduire la déformation de l’os dans lequel le polyméthylacrylate de méthyle est injecté, mais le risque de fractures des os adjacents du rachis ou des côtes ne diminue pas et peut même augmenter. Les fractures des côtes, une fuite de cément et des problèmes cardiaques ou pulmonaires éventuels peuvent constituer d’autres risques. Il n’est pas encore clairement déterminé dans quels cas ces interventions doivent être réalisées.

Informations supplémentaires

REMARQUE : Il s’agit de la version grand public. MÉDECINS : Cliquez ici pour la version professionnelle
Cliquez ici pour la version professionnelle
Voir les

Également intéressant

Vidéos

Tout afficher
Qu’est-ce que la goutte ?
Vidéo
Qu’est-ce que la goutte ?
Modèles 3D
Tout afficher
Polyarthrite rhumatoïde précoce de la main
Modèle 3D
Polyarthrite rhumatoïde précoce de la main

RÉSEAUX SOCIAUX

HAUT