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Sélection d’actualités concernant le COVID-19

Page d’accueil des ressources concernant le COVID-19
  

Le Manuel compile une sélection des actualités les plus importantes concernant le COVID-19, afin que tout le monde bénéficie des dernières informations.

Actualités compilées par le Dr Fred R. Himmelstein, membre du Collège américain des médecins urgentistes (Fellow of the American College of Emergency Physicians, FACEP).


  19 juillet 2021

Les symptômes à long terme après une infection par le SARS-CoV-2 chez les enfants et les adolescents

 Les conséquences de l’infection par le COVID-19 sont un élément important à prendre en compte, car les enfants de moins de 12 ans ne se font pas encore vacciner et ceux de plus de 12 ans sont peu vaccinés. Afin d’en apprendre davantage sur les conséquences à long terme de l’infection, une étude de cohorte longitudinale a suivi des enfants et des adolescents séropositifs pour le SARS-CoV-2 pendant 6 mois dans 55 écoles sélectionnées de manière aléatoire dans le canton de Zurich en Suisse, dont la population est diverse sur le plan des origines ethniques. Les 109 enfants testés positifs aux anticorps anti-SARS-CoV-2 en octobre ou en novembre 2020 ont été inclus dans l’étude et comparés à un groupe d’enfants appariés selon l’âge et le sexe qui avaient été testés négatifs. Entre mars et mai 2021, les parents ont rapporté les symptômes survenus chez leurs enfants depuis octobre 2020 qui ont persisté pendant au moins 4 semaines, et ils ont indiqué si ceux-ci persistaient pendant plus de 12 semaines.

Les résultats de l’étude ont révélé que 4 enfants séropositifs sur 109 (4 %), contre 28 enfants séronégatifs sur 1 246 (2 %), rapportaient au moins 1 symptôme persistant pendant plus de 12 semaines. Les symptômes persistant pendant plus de 12 semaines les plus fréquemment rapportés chez les enfants séropositifs étaient la fatigue (3/109), les difficultés de concentration (2/109) et un besoin accru de sommeil (2/109). Aucun des enfants séropositifs n’a rapporté d’hospitalisation au cours de la période de l’étude. Les auteurs ont conclu que la prévalence de symptômes compatibles avec un COVID long était faible dans une cohorte d’enfants sélectionnés de manière aléatoire et évalués 6 mois après les tests sérologiques. Des études plus importantes et à plus long terme seront nécessaires pour identifier d’éventuelles conséquences peu fréquentes, mais graves, des infections à SARS-CoV-2

lien :Long-term Symptoms After SARS-CoV-2 Infection in Children and Adolescents | Adolescent Medicine | JAMA | JAMA Network


  23 juin 2021

L’incidence des infections symptomatiques et asymptomatiques par le SARS-CoV-2 est faible après le vaccin Pfizer-BioNTech

Une étude menée auprès de professionnels de la santé dans un centre médical tertiaire de Tel-Aviv, en Israël, s’est penchée sur la question importante du nombre de personnes infectées par le virus du SARS-CoV-2 après avoir reçu le vaccin Pfizer, et les résultats ont été publiés dans la revue Journal of the American Medical Association (JAMA) le 6 mai 2021. Au total, 6 710 professionnels de la santé (moyenne d’âge de 44,3 ans ; 66,5 % de femmes) ont été inclus dans l’étude. Parmi les participants, 5 953 professionnels de la santé (88,7 %) avaient reçu au moins 1 dose du vaccin Pfizer, 5 517 (82,2 %) en avaient reçu 2 doses, et 757 (11,3 %) n’avaient pas été vaccinés.  Les professionnels de la santé ont été suivis pendant une durée médiane de 63 jours à compter du jour de la première dose de vaccin en ce qui concerne le groupe vacciné, ou à compter du premier jour de l’étude en ce qui concerne le groupe non vacciné. Tous ont fait l’objet d’un dépistage de l’infection par le SARS-CoV-2, soit mensuellement, soit toutes les deux semaines, conformément au protocole de l’hôpital. Une infection symptomatique par le SARS-CoV-2 est survenue chez 8 professionnels de la santé complètement vaccinés et chez 38 professionnels de la santé non vaccinés (taux d’incidence de 4,7 contre 149,8 pour 100 000 personnes-jours lors de l’étude). Une infection asymptomatique par le SARS-CoV-2 est survenue chez 19 professionnels de la santé complètement vaccinés et chez 17 professionnels de la santé non vaccinés (taux d’incidence de 11,3 contre 67,0 pour 100 000 personnes-jours). Les auteurs en ont conclu que l’incidence des infections symptomatiques et asymptomatiques par le SARS-CoV-2 était significativement plus faible au-delà de sept jours après la seconde dose.

lien : Association Between Vaccination With BNT162b2 and Incidence of Symptomatic and Asymptomatic SARS-CoV-2 Infections Among Health Care Workers | Health Care Workforce | JAMA | JAMA Network


  29 avril 2021

Comment Pfizer fabrique son vaccin contre le COVID-19

Le New York Times a fourni un aperçu en coulisses du processus de fabrication du vaccin à ARNm contre le COVID-19, des cellules de départ au vaccin fini. Ce reportage accompagné d’excellentes images et vidéos est un incontournable, à voir en utilisant le lien ci-dessous. Le processus implique de placer l’ADN du gène de la protéine Spike du coronavirus dans un plasmide circulaire, lui-même placé dans des bactéries E. coli. Les bactéries sont ensuite mises en culture pendant quatre jours, se multipliant toutes les 20 minutes et produisant des billions de copies des plasmides d’ADN. Les bactéries sont ensuite ouvertes pour libérer leurs plasmides. Le plasmide circulaire est incisé, et l’ADN linéaire du gène de la protéine Spike du coronavirus est recueilli. Cet ADN est ensuite expédié à un laboratoire de fabrication qui le transcrit en ARN. L’ARN obtenu est ensuite expédié à nouveau à un laboratoire de fabrication qui place l’ARN dans les flacons d’administration et les emballages pour leur expédition. Cet incroyable processus biotechnologique est en cours dans trois établissements aux États-Unis et deux en Europe. 

lien : https://www.nytimes.com/interactive/2021/health/pfizer-coronavirus-vaccine.html?smid=em-share


  27 avril 2021

Anticorps au facteur plaquettaire 4 et thrombose après l’administration du vaccin contre le COVID-19 d’AstraZeneca

Le 16 avril 2021, la revue New England Journal of Medicine a publié un article concernant le signalement de 23 patients ayant présenté des caillots sanguins (thrombose) et un faible taux de plaquettes (thrombocytopénie) 6 à 24 jours après avoir reçu la première dose du vaccin contre le COVID-19 d’AstraZeneca. Les caractéristiques cliniques de ce rare syndrome induit par le vaccin comprennent une sévère baisse du nombre de plaquettes, augmentant le risque de saignements et d’hématomes, et une thrombose grave dans différentes parties du corps, notamment dans le cerveau et les poumons. Les chercheurs ont également constaté l’existence d’une coagulation intravasculaire disséminée, une maladie dans laquelle des caillots de sang se développent dans de petits vaisseaux sanguins partout dans le corps, ce qui entraîne une obstruction de ces petits vaisseaux sanguins. L’augmentation de la coagulation épuise les plaquettes et les facteurs de coagulation nécessaires pour contrôler les saignements, ce qui provoque des saignements excessifs.

Les chercheurs ont constaté que 22 des 23 patients inclus dans l’étude présentaient des anticorps anti-FP4. Ces anticorps anti-FP4, qui provoquent l’agglutination de plaquettes formant des caillots sanguins ainsi qu’un faible taux de plaquettes dans le sang, sont apparus dans un groupe de patients majoritairement jeunes et en bonne santé qui avaient récemment reçu le vaccin contre le COVID-19 d’AstraZeneca. L’article décrit les résultats cliniques et biologiques des patients affectés et aborde les mécanismes de cette rare réaction indésirable. Les chercheurs abordent des considérations importantes pour le traitement des patients affectés et fournissent un algorithme destiné à identifier la coagulation induite par le vaccin.

lien : Pathologic Antibodies to Platelet Factor 4 after ChAdOx1 nCoV-19 Vaccination | NEJM


  23 avril 2021

Comment le COVID-19 a bouleversé un siècle de schémas de mortalité aux États-Unis

Une analyse par le New York Times des schémas de mortalité aux États-Unis pour le siècle dernier montre à quel point 2020 s’est écarté de la norme. La pandémie a entraîné une hausse record des décès, a interrompu une tendance à la baisse des taux de mortalité et a généré le plus haut taux de mortalité au-dessus de la normale jamais enregistré dans le pays. Les présentations graphiques de cet article illustrent ces résultats frappants.

lien : https://www.nytimes.com/interactive/2021/04/23/us/covid-19-death-toll.html?smid=em-share


  20 avril 2021

L’observance du port du masque pourrait être un facteur clé de la réduction de la propagation du COVID-19

Différents États ont adopté différentes politiques concernant le port du masque pendant la pandémie de COVID-19. Une étude, menée par la faculté de santé publique de l’Université de Boston (Boston University School of Public Health), a évalué l’impact des politiques concernant le port du masque selon les États et de l’observance sur les taux de cas de COVID-19 pendant l’été et le début de l’automne 2020. L’étude a utilisé des données accessibles publiquement concernant les politiques relatives au port du masque et l’observance. Une analyse des données État par État a révélé une association statistique significative entre une observance élevée du port du masque et une réduction du taux de cas de COVID-19. Ces données ont montré que les huit États où l’observance du port du masque était d’au moins 75 % présentaient un taux d’infection moyen par le COVID-19 de 109,21 pour cent mille résidents, tandis que ce taux était plus de deux fois supérieur, à 249,99 pour cent mille, dans les États où l’observance était inférieure à 75 %. Les chercheurs estiment que l’association entre l’observance du port du masque et la réduction du taux d’infection par le COVID-19 devrait influencer les décideurs politiques à se concentrer sur les moyens d’améliorer l’observance du port du masque dans la population afin de limiter la propagation du COVID-19.

lien : https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0249891


  19 avril 2021

Est-on protégé du COVID-19 lorsqu’on voyage ?

Alors que les vaccins deviennent largement disponibles et que certaines restrictions sont levées, des millions de personnes voyagent à nouveau, ce qui soulève des questions concernant la sécurité des vols. Le New York Times s’est penché sur cette question et a créé une animation du flux d’air dans les avions.

lien : https://www.nytimes.com/interactive/2021/04/17/travel/flying-plane-covid-19-safety.html?smid=em-share


  12 avril 2021

La vaccination des personnes ayant guéri du COVID-19 avec un vaccin à ARNm augmente la protection contre l’infection par différentes souches du virus

Les médecins ont exprimé des inquiétudes quant au fait que les vaccins contre le COVID-19 protègent ou non les personnes contre l’infection par les souches plus récentes (appelées variants) du virus SARS-CoV-2, qui sont de plus en plus prévalentes dans le monde. Les chercheurs ont comparé la réponse immunitaire dans des échantillons prélevés chez des personnes ayant guéri du COVID-19 avant de recevoir le vaccin et chez des personnes n’ayant jamais contracté l’infection. Les échantillons provenant de personnes ayant guéri du COVID-19 pouvaient produire des anticorps contre le virus. Les échantillons provenant de personnes ayant guéri du COVID-19 et ayant ensuite reçu une dose de vaccin étaient capables de produire une réponse immunitaire plus efficace au virus et à un grand nombre de variants, ce qui souligne la nécessité de vacciner les personnes ayant guéri du COVID-19.

lien : https://science.sciencemag.org/content/early/2021/03/24/science.abg9175


  9 mars 2021

Apparition rapide d’une variante du COVID-19 à New York

Une nouvelle variante du virus à l’origine du COVID-19, B.1.526, a été identifiée à New York. Cette variante est apparue rapidement et pourrait déjà être très répandue dans le nord-est des États-Unis. Des chercheurs de l’Université de Columbia (Columbia University) ont observé une augmentation constante du taux de détection de cette variante entre fin décembre et mi-février, avec une augmentation de 12,3 % au cours des deux dernières semaines. La variante B.1.526 comprend plusieurs mutations qui pourraient rendre les traitements par anticorps monoclonaux et les vaccins actuellement disponibles moins efficaces. Fait important, ce virus est porteur de la même mutation, E484K, que celle trouvée dans les variantes inquiétantes d’Afrique du Sud et du Brésil. Pour rechercher cette nouvelle variante, les chercheurs de l’Université de Columbia (Columbia University) ont obtenu les échantillons nasopharyngés de patients infectés par le SARS-CoV-2 et utilisé un test à réaction en chaîne par polymérase (PCR) conçu pour identifier les virus porteurs de la mutation E484K. Les patients présentant cette nouvelle variante provenaient de divers quartiers de la région métropolitaine. Les données ont été publiées en prépublication sur le serveur MedRxiv le 25 février 2021. Les chercheurs ont conclu que l’apparition rapide récente de cette variante soulignait la nécessité d’un programme de surveillance national concerté visant à suivre et à contenir la propagation de nouvelles variantes du SARS-CoV-2.

lien : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.02.23.21252259v1.full-text

 


  3 mars 2021

Que signifient réellement les chiffres concernant l’efficacité des vaccins ?

Tous les vaccins actuellement approuvés par la FDA confèrent une solide protection contre le COVID-19, mais les chiffres cités concernant l’efficacité varient d’un vaccin à l’autre. Un article publié dans le New York Times le 3 mars 2021 détaille ce que signifie réellement l’efficacité des vaccins, comment elle est déterminée et quelles sont les raisons possibles des apparentes différences en termes d’efficacité, y compris les lieux de réalisation des essais cliniques et les variantes virales en circulation dans ces régions.

lien : https://www.nytimes.com/interactive/2021/03/03/science/vaccine-efficacy-coronavirus.html?smid=em-share


  22 février 2021

Combien de temps cela pourrait-il prendre aux États-Unis pour atteindre l’immunité collective ? C’est compliqué.

Un article publié dans le New York Times du 20 février a fourni de belles présentations graphiques de la voie menant à l’immunité collective aux États-Unis. L’article souligne que le temps nécessaire pour atteindre l’immunité collective peut être affecté par un certain nombre de variables et d’inconnues. Voici quelques-unes de ces variables et inconnues :

  • Combien de personnes ont-elles eu le COVID-19, y compris celles qui n’ont pas été testées ou qui n’ont même pas présenté de symptômes ? Après l’augmentation récente du nombre de cas, il pourrait s’agir d’un grand nombre de personnes.
  • Combien de temps l’immunité dure-t-elle après une infection par le COVID-19 ?
  • Dans quels délais les vaccins seront-ils administrés ?
  • Les nouvelles variantes du COVID-19 se propagent plus rapidement. Comment cela affectera-t-il l’objectif d’atteindre l’immunité collective ?
  • Que se passera-t-il si les gens relâchent leurs efforts en matière de port du masque et de distanciation sociale ? Les mesures comme le port du masque et la distanciation sociale se sont révélées efficaces pour ralentir la propagation du virus. À mesure que de plus en plus de personnes se font vacciner, il est tentant d’être moins strict avec ces précautions.

lien : https://www.nytimes.com/interactive/2021/02/20/us/us-herd-immunity-covid.html?smid=em-share


  19 février 2021

Mesurer le dioxyde de carbone ambiant pour évaluer le risque d’inhalation du COVID-19

Le COVID-19 est transmis par les gouttelettes en suspension émises lorsqu’une personne infectée respire. La quantité de gouttelettes en suspension dans l’air augmente lorsqu’une personne tousse, parle fort ou chante. Dans un espace clos comme un bar, un restaurant ou une salle de sport, l’aération peut être évaluée en mesurant le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans l’air. Le CO2 est expiré avec chaque respiration. Dans un endroit mal aéré, le taux de CO2 augmente.

Des appareils portatifs de mesure du CO2 sont disponibles dans le commerce, et certaines personnes déclarent les utiliser pour évaluer l’aération. Un article publié dans le Washington Post le 10 février 2021 aborde cette idée. Il y a de nombreux facteurs à prendre en compte, notamment les autres sources de CO2 potentielles, comme les fours de cuisson, etc.

lien : The Washington Post


  17 février 2021

Qui doit se mettre en quarantaine ?

Le 11 février 2021, les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) ont mis à jour leurs directives concernant la nécessité de se mettre en quarantaine après avoir été exposé(e) à une personne atteinte du COVID-19 ou ayant eu un résultat de test positif pour le COVID-19, ou après avoir été en contact étroit avec une telle personne. Les directives mises à jour indiquent maintenant que si vous avez reçu une vaccination complète au cours des trois derniers mois et que vous ne présentez pas de symptômes, il n’est pas nécessaire de vous mettre en quarantaine après un contact étroit. Pour les personnes ayant reçu un résultat de test positif pour le COVID-19 au cours des trois derniers mois et s’étant rétablies, il n’est pas nécessaire de se mettre en quarantaine ou de se faire tester à nouveau tant qu’elles ne développent pas de nouveaux symptômes. Si une personne développe à nouveau des symptômes dans les trois mois suivant son premier épisode de COVID-19, elle pourrait devoir se faire tester à nouveau, si aucune autre cause de ses symptômes n’a été identifiée. Sinon, la quarantaine est requise pour les personnes qui ont été en contact étroit avec une personne atteinte du COVID-19. Un contact étroit est défini comme le fait d’être à moins de 1,80 mètre d’une personne atteinte du COVID-19 pendant 15 minutes ou plus au total, de prodiguer des soins à la maison à une personne atteinte du COVID-19, d’avoir un contact physique direct avec une personne atteinte du COVID-19 (de la prendre dans les bras ou de l’embrasser), de partager les mêmes verres/tasses ou les mêmes couverts, ou d’être très près d’une personne atteinte du COVID-19 lorsque celle-ci éternue ou tousse dans votre direction. Le site Internet des CDC discute également des options permettant de réduire la durée de la quarantaine.

lien : https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/if-you-are-sick/quarantine.html


  16 février 2021

La charge virale est le principal facteur de transmission du SARS-CoV-2

En analysant les données d’une étude espagnole initialement conçue pour évaluer l’efficacité de l’hydroxychloroquine en termes de réduction de la transmission du SARS-CoV-2, des chercheurs ont vu le taux d’attaque secondaire passer de 12 % lorsque le cas de référence présentait une charge virale < 1 x 106 copies/ml à 24 % lorsque le cas de référence présentait une charge virale ≥ 1 x 1010 copies/ml. Cette étude, publiée dans la revue The Lancet le 2 février 2021, a révélé que la charge virale était le principal facteur de transmission. Les autres facteurs associés à un risque accru de transmission étaient les contacts au sein du même foyer et l’âge plus avancé du contact en question. Les facteurs n’ayant pas prédit la transmission comprenaient le port d’un masque rapporté par le contact et les symptômes respiratoires du cas de référence (par exemple toux, essoufflement [dyspnée] et écoulement nasal [rhinite]). En outre, les chercheurs ont constaté qu’une charge virale plus élevée à l’écouvillonnage des contacts asymptomatiques était associée à un risque élevé de développer une maladie symptomatique et que ces contacts avaient une période d’incubation plus courte que ceux ayant une charge virale plus faible.

lien : https://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(20)30985-3/fulltext


  9 février 2021

Variantes et mutations du coronavirus

Le New York Times a fourni une excellente explication de l’évolution du coronavirus. Lorsque le virus se multiplie, de nouvelles mutations apparaissent quand des erreurs se produisent dans la réplication du code génétique du virus. Ces mutations donnent naissance à de nouvelles variantes qui se multiplient et se propagent d’elles-mêmes. Cet article fournit un résumé détaillé des variantes importantes que les scientifiques connaissent actuellement.

lien : https://www.nytimes.com/interactive/2021/health/coronavirus-variant-tracker.html?smid=em-share


  4 février 2021

Infection par le SARS-CoV-2 chez les patients porteurs d’anticorps

Cette étude prospective évaluant le risque de réinfection par le SARS-CoV-2 a été publiée en prépublication le 29 janvier 2021, sur le serveur MedRxiv. Une cohorte de 3 249 nouvelles recrues du Corps des Marines des États-Unis a été suivie sur une période de six semaines. Après une période de quarantaine et de test de 2 semaines, 3 076 d’entre eux ont obtenu des résultats négatifs à 3 tests à réaction en chaîne par polymérase (PCR) hebdomadaires de dépistage du virus SARS-CoV-2. Parmi ces derniers, 225 étaient séropositifs pour 2 anticorps distincts dirigés contre le virus, et les autres étaient séronégatifs. Ces nouvelles recrues ont été suivies pendant les six semaines suivantes, faisant l’objet d’examens cliniques et de plusieurs tests PCR. L’étude a constaté que 19 participants séropositifs sur 189 (10,1 %) avaient au moins un résultat de test PCR positif, tandis que 1 079 participants séronégatifs sur 2 246 (48 %) avaient un résultat de test positif. Les auteurs soulignent que le risque élevé d’infection chez les participants qui étaient auparavant séronégatifs est probablement dû à leurs conditions de vie en grand nombre dans des espaces exigus, à l’obligation d’avoir des contacts personnels et à un entraînement physique rigoureux pendant la période d’instruction de base. Ainsi, bien que les anticorps générés en réponse à l’infection initiale soient en grande partie protecteurs, ils ne garantissent pas la protection contre une infection ultérieure.

lien : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2021.01.26.21250535v1


  3 février 2021

Le vaccin russe contre le COVID-19 est décrit comme ayant une efficacité de 91,6 % dans la réduction des cas confirmés

Les résultats préliminaires de l’étude de phase 3 portant sur le vaccin russe, Gam-COVID-Vac (appelé Sputnik V), ont été publiés dans la revue The Lancet le 2 février 2021. L’étude était un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo, mené en Russie. Pendant l’automne 2020, 21 977 adultes ont été affectés de manière aléatoire au groupe recevant le vaccin (n = 16 501) ou au groupe recevant le placebo (n = 5 476). Les participants à l’étude ont reçu 2 doses du vaccin à un intervalle de 21 jours. Le critère d’évaluation principal de l’étude était la proportion de participants confirmés comme étant atteints du COVID-19 au moyen d’un test à réaction en chaîne par polymérase (PCR) à compter de 21 jours après l’administration de la première dose (jour d’administration de la deuxième dose). Les résultats ont montré que le vaccin était efficace à 91,6 %. L’efficacité du vaccin observée était supérieure à 87 % dans tous les sous-groupes d’âge et de sexe. Il convient de noter que l’efficacité du vaccin était de 91·8 % chez les participants âgés de plus de 60 ans. Dans le groupe ayant reçu le vaccin, aucun cas de forme modérée ou grave du COVID-19 n’a été confirmé au moins 21 jours après la première dose ; dans le groupe ayant reçu le placebo, ce chiffre s’élevait à 20 cas. L’efficacité du vaccin contre la forme modérée ou grave du COVID-19 était donc de 100 %. La plupart des effets indésirables étaient légers. Aucun des événements indésirables graves n’a été considéré comme lié au vaccin. Les auteurs ont conclu que cette analyse intermédiaire montrait que le vaccin Gam-COVID-Vac était, chez les participants âgés de 18 ans ou plus vivant en Russie, très efficace, capable de générer une réponse immunitaire importante et bien toléré.

lien : https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(21)00234-8/fulltext


  29 janvier 2021

Moderna annonce une stratégie visant à contrer les nouvelles variantes virales

La revue British Medical Journal a rapporté en ligne, le 26 janvier 2021, que Moderna avait annoncé être en train de développer deux nouvelles approches pour les variantes émergentes du COVID-19. Des études ont démontré une division par six du nombre d’anticorps neutralisants en réaction à la variante sud-africaine, ce qui a provoqué l’inquiétude des chercheurs, qui craignent que l’immunité puisse décliner. Bien que l’efficacité du vaccin actuel contre les deux variantes, sud-africaine et britannique, ait été démontrée, « par excès de prudence », Moderna explorait deux approches différentes pour faire face à cette préoccupation. Une approche consiste à déterminer si une troisième dose de rappel du vaccin actuel permettrait d’obtenir une augmentation des titres d’anticorps neutralisants ciblant les variantes émergentes. L’autre approche est un vaccin de rappel candidat à ARNm développé spécifiquement contre la variante sud-africaine. Moderna a indiqué avoir lancé des études de phase I aux États-Unis pour déterminer si ce vaccin modifié avec des protéines spécifiques à la nouvelle variante augmenterait l’effet immunologique contre le virus sud-africain. Un essai portant sur quelques milliers de participants visant à tester les nouvelles approches serait divisé en deux groupes. Un groupe devrait recevoir une troisième dose de rappel du vaccin à deux doses original, tandis qu’un deuxième groupe devrait recevoir le nouveau vaccin de rappel, mRNA-1273.351.La nouvelle approche pourrait être prête dès l’automne, et obtenir l’autorisation de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration) pourrait être plus rapide que procéder aux longs essais de phase I, II et III requis pour un nouveau vaccin.

lien : https://www.bmj.com/content/372/bmj.n232


  27 janvier 2021

La variante britannique du COVID-19 est probablement plus mortelle

Le Groupe consultatif scientifique d’Angleterre (Scientific Advisory Group for England, SAGE) fournit des conseils scientifiques aux décideurs gouvernementaux en situation d’urgence, et à l’heure actuelle, il se réunit fréquemment pour faire face à la pandémie de COVID-19. Lors de sa réunion du 21 janvier 2021, il a abordé la variante B.1.1.7 du COVID-19. Cette variante virale, identifiée pour la première fois au Royaume-Uni en décembre 2020, s’est avérée plus contagieuse et est rapidement devenue la variante dominante dans une grande partie du Royaume-Uni. De nouvelles données suggèrent une augmentation de 30 à 40 % de la létalité avec la nouvelle variante. L’augmentation du taux de létalité a été observée dans toutes les tranches d’âge. Les études et les données utilisées pour l’analyse sont incluses dans le compte rendu de la réunion du 21 janvier 2021. Bien qu’il s’agisse de données préliminaires, les conseillers ont conclu qu’il existe une possibilité vraisemblable d’augmentation du risque de décès par rapport à d’autres variantes.

lien : https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/955239/NERVTAG_paper_on_variant_of_concern__VOC__B.1.1.7.pdf

 


  18 décembre 2020

La transmission du COVID-19 parmi les élèves et le personnel des établissements scolaires en Italie

Une enquête épidémiologique détaillée a été menée pour déterminer le taux d’attaque secondaire des cas de COVID-19 survenant chez les enfants scolarisés et le personnel scolaire dans 41 classes de 36 écoles situées dans la province de Reggio d’Émilie, dans le nord de l’Italie, à partir de leur réouverture le 1er septembre et jusqu’au 15 octobre 2020. Il y avait 48 cas index (43 élèves, 5 membres du personnel) parmi environ 1 000 élèves et 200 membres du personnel. Pendant l’enquête épidémiologique, 1 200 contacts de ces cas index ont été étudiés et 38 cas secondaires ont été identifiés (3,8 %), tous résultant de cas affectant des élèves. Cependant, le taux d’attaque secondaire variait largement entre les groupes d’âge, avec 14 cas en école maternelle et élémentaire ayant un taux d’attaque secondaire de 0,38 %, et 28 cas au collège et lycée ayant un taux d’attaque secondaire de 6,46 %. Le faible taux d’attaque secondaire dans les écoles maternelles et élémentaires correspondait aux résultats d’autres études publiées à ce jour. Cependant, les établissements du secondaire avaient un taux de transmission significativement plus élevé que celui rapporté dans de nombreuses études antérieures, certaines ayant cependant rapporté des résultats plus élevés.

lien : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7730487/


  11 décembre 2020

Comment fonctionne le vaccin de Pfizer-BioNTech

Les experts du comité consultatif sur les vaccins de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) ont recommandé à la FDA d’accorder une autorisation d’utilisation d’urgence au vaccin contre le COVID-19 de Pfizer-BioNTech. Le New York Times a publié un article expliquant la technologie sur laquelle se base le nouveau vaccin.

lien vers l’annonce du vaccin : https://www.nytimes.com/2020/12/10/health/covid-vaccine-pfizer-fda.html

lien vers l’article expliquant le vaccin : https://www.nytimes.com/interactive/2020/health/pfizer-biontech-covid-19-vaccine.html


  9 décembre 2020

Voici pourquoi les personnes vaccinées doivent continuer de porter un masque

Un article publié dans le New York Times le 8 novembre 2020 résumait le mode de fonctionnement des vaccins contre les virus respiratoires tels que le COVID-19. Les nouveaux vaccins vous empêcheront probablement de contracter le COVID-19. Personne ne sait encore s’ils vous empêcheront de transmettre le virus à d’autres personnes, mais ces informations seront bientôt disponibles.

lien : https://www.nytimes.com/2020/12/08/health/covid-vaccine-mask.html?smid=em-share


  8 décembre 2020

Les professionnels de la santé et les résidents des établissements de soins de longue durée se verront proposer le vaccin contre le COVID-19 dans la phase initiale du programme de vaccination

Les recommandations intermédiaires du Comité consultatif sur les pratiques d’immunisation (Advisory Committee on Immunization Practices, ACIP) concernant l’attribution du vaccin contre le COVID-19 ont été publiées dans le Rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité (Morbidity and Mortality Weekly Report) des CDC le 3 décembre 2020. Le rapport traite des recommandations concernant la phase initiale du programme national de vaccination contre le COVID-19. Le comité recommande de proposer le vaccin aux professionnels de la santé et aux résidents des établissements de soins de longue durée dans la phase initiale. Le rapport reconnaît que même si un ou plusieurs vaccins candidats obtiennent une autorisation d’utilisation d’urgence, on prévoit que la demande en vaccin dépasse les stocks disponibles pendant les premiers mois du programme national de vaccination. Le comité a indiqué que les établissements de soins de santé en général, et les établissements de soins de longue durée en particulier, peuvent être des lieux à haut risque pour l’exposition au SARS-CoV-2 et la transmission de ce dernier. Le comité considère que la protection des professionnels de la santé est essentielle pour préserver la capacité à soigner les patients atteints du COVID-19 ou d’autres maladies. Les résidents des établissements de soins de longue durée, en raison de leur âge, de leur taux élevé d’affections médicales sous-jacentes et du fait qu’ils vivent en collectivité, courent un risque élevé d’infection et de maladie grave due au COVID-19. Cela est souligné par la confirmation qu’en date du 15 novembre 2020, environ 500 000 cas de COVID-19 et 70 000 décès y étant associés avaient été signalés chez des résidents de maisons de retraite médicalisées. 

Le groupe de travail sur le COVID-19 était composé d’experts dans le domaine des vaccins et de l’éthique. Ils ont tenu plus de 25 réunions pour examiner les données concernant les vaccins candidats, la surveillance et la modélisation du COVID-19, ainsi que la littérature concernant l’attribution des vaccins, publiée et incluse dans des rapports d’experts externes. En outre, sept réunions publiques de l’ACIP portant sur des sujets ayant trait au vaccin contre le COVID-19 ont eu lieu. Le comité a respecté des principes de maximisation des effets bénéfiques, de minimisation des effets préjudiciables, de promotion de la justice et d’atténuation des inégalités en matière de santé. La recommandation intermédiaire pourrait être mise à jour en fonction des données supplémentaires concernant la sécurité d’emploi et l’efficacité issues des essais cliniques de phase III et des conditions de l’autorisation d’utilisation d’urgence de la FDA.

lien : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6949e1.htm


  3 décembre 2020

 Le syndrome confusionnel est fréquent chez les patients âgés atteints du COVID-19

Le syndrome confusionnel est un stade aigu de confusion caractérisé par des troubles de l’attention, de la conscience et de la cognition. On sait que le syndrome confusionnel est un symptôme fréquent chez les adultes âgés atteints d’une maladie grave et qu’il est associé à des résultats indésirables, y compris une hospitalisation prolongée et le décès. Une étude publiée dans la revue JAMA Network Online le 19 novembre 2020 a utilisé une cohorte de 847 patients consécutifs âgés de 65 ans ou plus s’étant présentés au service des urgences dans 7 centres aux États-Unis et ayant par la suite reçu un diagnostic de COVID-19. Un état confusionnel a notamment été observé chez 28 % des 847 patients, et constituait le symptôme principal de 16 % de ces patients. Globalement, le syndrome confusionnel était le sixième en termes de fréquence parmi tous les symptômes et signes des patients. De plus, 37 % des patients présentant un syndrome confusionnel ne présentaient aucun autre symptôme typique du COVID-19, comme la toux et la fièvre. La présence d’un syndrome confusionnel était également liée de manière significative à une augmentation du risque de mauvais résultats d’hospitalisation, y compris du risque de séjour en unité de soins intensifs et du risque de décès. Les facteurs ayant contribué à déterminer si un patient présenterait un syndrome confusionnel comprenaient le fait d’être âgé(e) de plus de 75 ans, de vivre en résidence pour personnes dépendantes ou en maison de retraite médicalisée, d’avoir précédemment pris des drogues psychoactives, de souffrir d’une déficience visuelle ou auditive, d’avoir eu un accident vasculaire cérébral et d’être atteint(e) de la maladie de Parkinson. Cette étude souligne l’importance du syndrome confusionnel comme symptôme du COVID-19 chez les patients âgés.

lien : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2773106


  30 novembre 2020

 Les « orteils COVID » : une manifestation d’hyperactivité immunitaire d’origine virale

Au cours de la pandémie de COVID-19, des cas de plaques rouges douloureuses accompagnées de démangeaisons,de gonflements et de formation de cloques affectant les orteils et, dans de rares cas, les talons et les doigts ont été signalés. Ce sont là des symptômes d’engelures, mais dans le cadre de la pandémie, cette affection a été rebaptisée « orteils COVID ». Un article dans la revue JAMA Dermatology s’est intéressé à 40 patients s’étant présentés à l’unité COVID d’un hôpital de Nice avec des lésions semblables à des engelures, sur une période de moins de deux semaines. Ce tableau clinique était très inhabituel, car Nice est située dans une zone de climat tempéré. Les manifestations de lésions semblables à des engelures correspondaient à la propagation locale du SARS-CoV-2. La plupart des patients étaient jeunes et ne présentaient pas de problèmes médicaux supplémentaires. Les chercheurs ont constaté que ces patients présentaient tous des signes de réponse immunitaire hyperactive. Il convient de noter que tous les patients de la série de cas avaient un résultat négatif au test PCR pour le COVID-19, et seulement 30 % environ d’entre eux avaient des anticorps dirigés contre le virus. Vingt-quatre patients (60 %) ont signalé avoir été en contact avec des cas potentiels de COVID-19, et 11 patients (27,5 %) correspondaient à la définition d’un cas potentiel de COVID-19 dans les 6 semaines précédant l’apparition des lésions semblables à des engelures.

 

L’article a examiné le lien potentiel entre ces lésions cutanées et l’infection par le SARS-CoV-2. Les chercheurs ont observé une réponse immunitaire significativement plus élevée chez les patients présentant des lésions semblables à des engelures que chez les patients atteints d’une forme modérée ou grave du COVID-19. Selon eux, la réponse immunitaire exagérée pourrait également expliquer le taux relativement faible de séropositivité au SARS-CoV-2 chez les patients présentant des lésions semblables à des engelures, car ces patients ont pu éliminer l’infection avant l’apparition de l’immunité fournie par les anticorps. L’article a conclu que ces lésions étaient des manifestations d’une réponse immunitaire excessive d’origine virale et a suggéré que celle-ci était causée par l’infection par le SARS-CoV-2, mais a indiqué que les chercheurs ne disposaient pas de preuves définitives de l’existence d’un lien de causalité entre le COVID-19 et l’apparition de lésions semblables à des engelures.

lien : https://jamanetwork.com/journals/jamadermatology/fullarticle/2773121

 


  24 novembre 2020

 La FDA accorde une autorisation d’utilisation d’urgence pour le premier kit de test de dépistage à domicile du COVID-19

Lucira Health a reçu une autorisation d’utilisation d’urgence de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) pour un kit de test d’autodépistage du COVID-19. Ce kit de test de dépistage tout-en-un est destiné à détecter le virus SAR-CoV-2 responsable du COVID-19. Le kit de test de dépistage tout-en-un dispose d’une autorisation d’utilisation à domicile sur ordonnance pour les personnes âgées de 14 ans et plus chez qui une maladie à COVID-19 est suspectée par leur médecin. Le test peut également être utilisé dans les cabinets médicaux, les hôpitaux, les centres de soins d’urgence et les services des urgences. Ce test de dépistage est parvenu à détecter avec précision 94,1 % des infections lors de sa comparaison à d’autres tests PCR à haute sensibilité. Le test de dépistage n’a pas été évalué chez les personnes asymptomatiques.

La procédure de test de dépistage est la suivante : Vous placez le flacon fourni dans l’unité de test de dépistage à piles, utilisez l’écouvillon dans votre nez (comme pour les autres tests nasaux de dépistage du COVID-19), remuez l’échantillon d’un mouvement circulaire dans le liquide du flacon, puis fermez le flacon et appuyez jusqu’à ce que vous entendiez un clic et que le voyant « Ready » (Prêt) commence à clignoter. Une fois le test de dépistage terminé, une lumière s’allume pour indiquer un résultat positif ou négatif dans un délai d’environ 30 minutes.

lien vers le communiqué de presse : https://www.fda.gov/news-events/press-announcements/coronavirus-covid-19-update-fda-authorizes-first-covid-19-test-self-testing-home

lien : https://www.fda.gov/media/143810/download


  23 novembre 2020

  Un vaccin contre le COVID-19 est important pour lutter contre la pandémie, mais son succès dépendra de quand et comment il sera administré à la population

 Une nouvelle étude a évalué l’efficacité potentielle de divers vaccins contre le COVID-19 pour réduire la sensibilité à l’infection, les hospitalisations et les décès. Bien que les essais portant sur des vaccins aient rapporté des taux d’efficacité élevés, l’efficacité diminuera lorsque le vaccin sera administré en dehors des circonstances soigneusement contrôlées d’un essai clinique. Les chercheurs ont découvert que la réussite d’un vaccin dépend non seulement de l’efficacité du vaccin lui-même, mais également de l’efficacité de sa fabrication et de sa distribution. Les autres facteurs qui influenceront sa réussite incluent l’acceptabilité de la vaccination (ou du rappel) au sein de la population et le maintien des mesures de santé publique de routine, telles que le lavage des mains, le port du masque et la distanciation sociale.

lien : https://www.healthaffairs.org/doi/10.1377/hlthaff.2020.02054


  10 novembre 2020

  Une mutation peut aider le virus SARS-CoV-2 à échapper à la réponse immunitaire de l’organisme

Des chercheurs du Centre de recherche virale de l’Université de Glasgow (University of Glasgow Centre for Viral Research) ont publié leurs observations concernant N439K,une variante du virus SARS-CoV-2 présentant une mutation lui permettant d’échapper à l’immunité médiée par les anticorps de l’organisme tout en maintenant sa virulence.

La mutation N439K a d’abord été identifiée en Écosse, puis est apparue dans 12 pays, y compris aux États-Unis. Elle est la deuxième variante la plus fréquemment observée à l’échelle mondiale.

Le domaine de liaison au récepteur (RBD) est la partie de la protéine Spike virale qui permet au virus de pénétrer dans les cellules.  La variante de liaison au récepteur présentant la mutation N439K est associée à une maladie à spectre clinique similaire ainsi qu’à des charges virales légèrement plus élevées in vivo, par rapport aux variantes ne présentant pas cette mutation. De plus, la mutation N439K se lie mieux aux cellules humaines et se multiplie un peu plus rapidement. Ces caractéristiques pourraient être préoccupantes si la version du virus SARS-CoV-2 présentant la mutation N439K devient prévalente dans le monde entier.

lien : https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.11.04.355842v1.full.pdf

 


  2 novembre 2020

  Les anticorps monoclonaux dirigés contre le COVID-19 s’avèrent prometteurs dans un essai en cours

Dans un communiqué de presse du 28 octobre 2020, Regeneron a mis à jour les résultats de l’essai en ambulatoire en cours portant sur son cocktail d’anticorps monoclonaux, le REGN-COV2 (une association de deux anticorps monoclonaux). Cette mise à jour a ajouté 524 patients supplémentaires aux 275 patients initialement mentionnés dans un précédent communiqué de presse. Il s’agit d’un essai randomisé mené en double aveugle et visant à mesurer les effets de l’ajout du REGN-COV2, par rapport à un placebo, au traitement recommandé habituel. Regeneron a annoncé que l’essai de phase 2/3 en cours portant sur son cocktail d’anticorps monoclonaux avait obtenu des résultats positifs et répondait au critère d’évaluation principal ainsi qu’à un critère d’évaluation secondaire principal. Le REGN-COV2 a en particulier réduit de manière significative la charge virale et le nombre de consultations médicales dans une cohorte de patients atteints d’une forme légère à modérée du COVID-19. Regeneron a partagé ces résultats avec la FDA américaine, qui examine actuellement une demande d’autorisation d’utilisation d’urgence du REGN-COV2 à faible dose pour le traitement des adultes atteints d’une forme légère à modérée du COVID-19 qui présentent un risque élevé de résultats défavorables.

lien vers le communiqué de presse : https://newsroom.regeneron.com/news-releases/news-release-details/regenerons-covid-19-outpatient-trial-prospectively-demonstrates

 


  27 octobre 2020

  Perspectives concernant une éventuelle autorisation d’utilisation d’urgence pour les vaccins contre le COVID-19

Une perspective publiée dans la revue New England Journal of Medicine le 16 octobre 2020 aborde certains problèmes liés à la mise à disposition d’un vaccin contre le COVID-19 dans le cadre d’une autorisation d’utilisation d’urgence. Les auteurs soulignent la nécessité de peser l’urgence d’avoir un vaccin en réponse à une grave urgence de santé publique contre la nécessité d’avoir suffisamment de données concernant sa sécurité d’emploi et son efficacité. Les auteurs abordent le raisonnement sur lequel se base leur recommandation de surveiller les participants aux essais cliniques pendant deux mois après l’administration d’un vaccin, afin de recueillir des données adéquates pour appuyer une autorisation d’utilisation d’urgence. Ils soulignent que si la plupart des événements indésirables liés aux vaccinations surviennent en général dans un délai de six semaines suivant l’administration d’un vaccin, une plus longue période de suivi est nécessaire pour effectuer des évaluations complètes de la sécurité d’emploi et de l’efficacité. Ils avertissent que toute réduction de cette période de suivi minimale compromettrait la crédibilité scientifique et la confiance du public dans la décision d’autoriser l’utilisation d’un vaccin dans le cadre d’une autorisation d’utilisation d’urgence.

lien :https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMp2031373


  20 octobre 2020

  La probabilité que les femmes enceintes infectées par le SARS-CoV-2 transmettent le virus à leurs nouveau-nés est faible

Une étude publiée en ligne dans la revue JAMA Pediatrics le 12 octobre 2020 révèle qu’il ne serait pas nécessaire de séparer les mères positives au COVID-19 de leurs nouveau-nés et que l’allaitement direct semble sûr. L’analyse d’une cohorte rétrospective des 101 premiers nouveau-nés de 100 mères atteintes d’une infection périnatale par le SARS-CoV-2 dans 2 grands hôpitaux affiliés au Centre médical Irving de l’Université Columbia (Columbia University Irving Medical Center), entre le 13 mars et le 24 avril 2020, a révélé que l’incidence globale de transmission du virus était de 2,0 % (IC à 95 % : entre 0,2 et 7,0 % ; 2 nouveau-nés) et aucune preuve d’infection clinique n’a été observée parmi la cohorte de nourrissons. En outre, 55 nourrissons ont été suivis au cours des 2 premières semaines de vie dans une nouvelle clinique de suivi du COVID-19 chez les nouveau-nés, qui sont tous restés en bonne santé. À la connaissance de l’auteur, il s’agit de la plus grande série de nouveau-nés de mères atteintes d’une infection par le SARS-CoV-2 confirmée ou suspectée à ce jour. Dans l’ensemble, aucune preuve clinique d’infection néonatale par le COVID-19 n’a été observée. L’étude préconise de maintenir les pratiques de soins aux nouveau-nés fondées sur des données probantes, telles que la cohabitation de la mère et du nouveau-né, l’établissement de l’allaitement et le report du bain, et suggère qu’il ne serait pas nécessaire de séparer les mères positives au SARS-CoV-2 et leurs nouveau-nés et d’éviter l’allaitement direct.

lien : https://jamanetwork.com/journals/jamapediatrics/fullarticle/2771636


  19 octobre 2020

  Une étude menée par l’Organisation mondiale de la Santé (World Health Organization, WHO) révèle que le remdésivir et d’autres médicaments repositionnés sont inefficaces contre le COVID-19 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a récemment mené un essai randomisé à grande échelle, mais sans aveugle et non contrôlé par placebo, afin d’évaluer l’efficacité de quatre médicaments antiviraux repositionnés dans le cadre du traitement du COVID-19. Les médicaments antiviraux comprenaient le remdésivir, l’hydroxychloroquine, le lopinavir (association à dose fixe avec le ritonavir) et l’interféron. L’essai a inclus 11 266 patients adultes atteints du COVID-19, admis dans 405 hôpitaux répartis dans 30 pays. Les patients ont été randomisés pour recevoir différents groupes de médicaments et ont reçu les médicaments à l’étude qui étaient disponibles localement ou le témoin en ouvert. Dans le cadre de cette étude, 2 750 patients ont reçu du remdésivir, 954 ont reçu de l’hydroxychloroquine, 1 411 ont reçu du lopinavir, 651 ont reçu de l’interféron et du lopinavir, 1 412 n’ont reçu que de l’interféron, et 4 088, le groupe témoin, n’ont reçu aucun des médicaments à l’étude. L’étude a révélé qu’aucun de ces médicaments ne réduisait l’instauration de la ventilation, la mortalité ou la durée de l’hospitalisation comparativement au groupe témoin. Les données non soumises à un comité de lecture ont été publiées sur le serveur de prépublication medRxiv par les investigateurs de l’essai SOLIDARITY.

lien : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.10.15.20209817v1


  15 octobre 2020

 Décès excédentaires et effets de la pandémie de COVID-19 

Un éditorial publié dans le numéro du 12 octobre 2020 de la revue Journal of the American Medical Association a résumé et commenté plusieurs rapports publiés dans ce même numéro de la revue concernant la mortalité, le coût économique et le coût émotionnel de la pandémie de COVID-19 aux États-Unis. Entre le 1er mars et le 1er août 2020, 1 336 561 décès au total sont survenus aux États-Unis, soit une augmentation de 20 % comparativement aux prévisions, ce qui représente 225 530 décès excédentaires, dont 67 % étaient directement attribuables au COVID-19. Les autres décès excédentaires peuvent raisonnablement être attribués à d’autres facteurs liés à la pandémie. La projection de cette période de 5 mois sur le reste de l’année 2020 suggère que plus de 400 000 décès excédentaires surviendront cette année, ce qui s’approcherait du nombre de décès dus à la Seconde Guerre mondiale recensés aux États-Unis. Un autre article souligne les autres conséquences de la pandémie, suggérant que pour chaque décès, on estime que neuf membres de la famille sont affectés par un deuil prolongé ou des symptômes de trouble de stress post-traumatique. Enfin, un autre article estime le coût financier de la pandémie.

lien : https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2771758


  9 octobre 2020

 Les anticorps anti-COVID-19 présents dans les dons de plasma convalescent déclinent dans un délai de 3 à 4 mois

Une étude longitudinale réalisée au Québec (Canada) ayant fait l’objet d’un article dans Healio News et publiée sous forme de lettre dans la revue Blood le 1er octobre 2020, portait sur 15 donneurs de plasma convalescents ayant fait plusieurs fois don de leur plasma. Leur premier don a eu lieu 33 à 77 jours et leur dernier don 66 à 114 jours après l’apparition des symptômes.  Des anticorps anti-domaine de liaison au récepteur (DLR) étaient présents chez tous les donneurs lors du premier don, et leur quantité a diminué entre le premier et le dernier don chez tous les donneurs. Les chercheurs ont divisé le calendrier des dons en quatre intervalles de quatre quartiles (de 33 à 53, de 54 à 69, de 70 à 84 et de 85 à 114 jours). Les taux d’anticorps sont restés stables entre le premier, le deuxième et le troisième quartile, avec un faible déclin qui n’était cependant pas statistiquement significatif. En revanche, entre le 3e et le 4e quartile, une diminution marquée (36,8 % ; p = 0,0052) des taux d’anticorps a été observée. Cette observation indique aux personnes en cours de rétablissement après avoir eu le COVID-19 et qui souhaitent faire don de plasma sanguin qu’elles ne doivent pas attendre trop longtemps une fois qu’elles sont admissibles à le faire, et indique aux cliniciens qu’ils doivent vérifier la présence d’anticorps dans le plasma donné avant de l’administrer aux patients.

liens : https://www.healio.com/news/hematology-oncology/20201001/covid19-antibodies-in-convalescent-plasma-donations-wane-by-3-to-4-months?ecp%20=%207e47bd7b-fe8e-4fe6-aa89-4526a98357d5&M_BT=3679670404669

     https://ashpublications.org/blood/article/doi/10.1182/blood.2020008367/463996/Waning-of-SARS-CoV-2-RBD-antibodies-in


  8 octobre 2020

  Une étude montre que les contacts à haut risque jouent un rôle important dans la transmission du COVID-19 en Inde

Dans l’une des plus grandes études à ce jour sur la transmission du COVID-19, les efforts de suivi des contacts ont permis d’atteindre 3 084 885 personnes exposées à 84 965 patients positifs au coronavirus testés dans deux États en Inde. Les chercheurs ont examiné 575 071 contacts disposant de données épidémiologiques individuelles ainsi que de résultats de test de laboratoire. L’étude a été publiée dans la revue Science le 30 septembre 2020. Des chercheurs de l’Institut environnemental de Princeton (Princeton Environmental Institute), de l’Université Johns Hopkins et de l’Université de Californie à Berkeley ont collaboré avec des responsables de santé publique dans deux États du sud-est de l’Inde, le Tamil Nadu et l’Andhra Pradesh. Les données ont montré que les patients infectés sont entrés en contact avec environ 7 personnes, en moyenne, et que 71 % des patients positifs n’ont infecté aucun contact. Pour les contacts à haut risque (qui avaient eu un contact social étroit ou un contact physique direct avec des cas de référence sans mesures de protection), le taux de transmission (d’un cas de référence à un contact exposé) était d’environ 10,7 %. Pour les contacts à faible risque (proximité des cas de référence, mais ne répondant pas aux critères d’exposition à haut risque), le taux de transmission était d’environ 4,7 %. Dans l’étude, les enfants et les jeunes adultes étaient les principaux groupes démographiques à propager le virus, et le propageaient le plus souvent en le transmettant à une autre personne de leur âge. Ce groupe démographique pourrait être plus important en termes de transmission du virus que ce qui avait été identifié dans de précédentes études. L’étude souligne le rôle de la transmission par contact à haut risque.

lien : https://science.sciencemag.org/content/early/2020/09/29/science.abd7672


  2 octobre 2020

  Des anomalies immunologiques pourraient expliquer pourquoi certains patients par ailleurs en bonne santé développent une forme grave du COVID-19

Deux études récemment publiées dans la revue Science mettent en lumière certaines raisons pour lesquelles une personne pourrait développer une forme grave du COVID-19. Les chercheurs ont découvert que certains patients présentent des anticorps contre les protéines de l’interféron et que certains autres présentent des erreurs innées ou des mutations génétiques qui entravent la production et la fonction de l’interféron. En recherchant des anticorps anti-interféron chez des patients atteints d’une pneumonie grave due au COVID-19, ils ont constaté que parmi les 987 patients atteints d’une pneumonie grave due au COVID-19 testés, 101 présentaient des auto-anticorps neutralisants contre les interférons de type I. En comparaison, parmi les 663 personnes ayant développé une forme asymptomatique ou légère du COVID-19, aucune ne présentait ces anticorps anti-interféron. Les chercheurs ont également constaté que les patients âgés de plus de 65 ans étaient plus susceptibles de développer des anticorps anti-interféron. Les interférons sont un groupe de 17 protéines essentielles qui protègent les cellules de l’organisme contre les virus.Les personnes qui manquent d’interférons de type I sont incapables de développer une réponse immunitaire efficace. Les chercheurs ont précédemment montré qu’un nombre significatif de patients atteints d’une forme grave du COVID-19 étaient porteurs d’une variante génétique rare dans 13 gènes essentiels à la défense immunitaire de l’organisme contre la grippe, et, dans cette étude, ils ont observé des mutations similaires chez (3,5 %) 23 des 659 patients atteints de pneumonie grave due au COVID-19. Ces résultats pourraient permettre de mieux comprendre pourquoi certaines personnes développent une forme grave de la maladie, alors que ce n’est pas le cas pour les autres. Les patients ayant développé une pneumonie grave due au COVID-19 présentaient une absence totale de gène fonctionnel et ne produisaient pas d’interférons de type I détectables en réponse à l’infection par le SARS-CoV-2. Dans l’ensemble, il semble que les erreurs innées et les anomalies immunologiques provoquant l’absence d’interférons de type I pourraient jouer un rôle dans jusqu’à 14 % des cas les plus graves d’infection à COVID-19. Ces deux publications soulignent le rôle crucial des interférons de type I dans l’immunité protectrice contre le SARS-CoV-2.  

liens : https://science.sciencemag.org/content/early/2020/09/23/science.abd4585

         https://science.sciencemag.org/content/early/2020/09/28/science.abd4570


  23 septembre 2020

  La réponse immunitaire à l’infection par le SARS-CoV-2 des patients pédiatriques hospitalisés est différente de celle des patients adultes hospitalisés

Une étude menée à l’hôpital pédiatrique Montefiore de la Faculté de médecine Albert Einstein (Albert Einstein College of Medicine Children’s Hospital Montefiore) et à l’Université de Yale a comparé la réponse immunitaire des adultes et celle des patients plus jeunes atteints du COVID-19 pour tenter de déterminer pourquoi les enfants présentent généralement une forme moins grave de la maladie que les adultes. L’étude a comparé la réponse immunitaire en termes de cytokines, ainsi que la réponse immunitaire humorale et cellulaire chez des patients jeunes (âgés de < 24 ans, n = 65) et adultes (n = 60) atteints du COVID-19. Comme prévu, l’étude a constaté que les enfants présentaient une bien meilleure réponse clinique que les adultes.

Les données ont également montré que les patients plus jeunes présentaient une immunité innée plus robuste que les adultes, comme démontré par un taux plus élevé de cytokine interleukine-17 (IL-17), qui est associée au système immunitaire inné. En revanche, les adultes présentaient une réponse plus robuste des lymphocytes T à la protéine Spike virale, des titres d’anticorps neutralisants sériques plus élevés et une phagocytose cellulaire dépendante des anticorps plus robuste que les patients plus jeunes. Les chercheurs ont également constaté que le taux d’anticorps neutralisants était plus élevé chez les patients adultes atteints du COVID-19 qui étaient décédés ou avaient nécessité une ventilation mécanique que chez ceux qui s’étaient rétablis, et significativement plus élevé que le taux détecté chez les patients plus jeunes.

Ces résultats suggèrent qu’il est possible que la réponse innée plus robuste des jeunes patients contribue à les protéger contre le développement d’une forme grave de la maladie et de résultats souvent fatals, et, par conséquent, que la stimulation de la réponse des lymphocytes T et des anticorps, en particulier à un stade tardif de l’évolution de la maladie, pourrait ne pas être utile.

lien : https://stm.sciencemag.org/content/early/2020/09/21/scitranslmed.abd5487


  16 septembre 2020

  Comment évaluer le risque lié au fait de se rendre à un événement pendant la pandémie

En pleine pandémie, le fait de savoir quel est le risque de rencontrer un patient positif au COVID-19 lors d’un événement aurait une influence importante sur la décision de se rendre ou non à l’événement concerné. Alors que de nombreuses régions des États-Unis commencent à s’ouvrir, il est crucial d’être en mesure d’estimer les risques liés à la reprise des activités non essentielles. Georgia Tech a mis au point un outil de planification de l’évaluation des risques liés aux événements dans le cadre du COVID-19 (« COVID-19 Event Risk Assessment Planning Tool ») qui intègre les données du New York Times concernant le nombre de cas et celles du tableau de bord du site Covidtracking.com, et est mis à jour quotidiennement. Cette carte interactive vous montrera comté par comté la probabilité que vous rencontriez une personne atteinte du COVID-19 lors d’un événement d’une taille donnée. L’outil exprime le niveau de risque en pourcentage qu’au moins une personne atteinte du COVID-19 soit présente lors d’un événement dans un comté donné en fonction de la taille de l’événement. Le calculateur suppose que chaque personne présente lors d’un événement a la même probabilité d’être infectée que toute autre personne dans une zone donnée. Le calculateur peut être ajusté pour le biais d’échantillonnage, qui prend en compte un multiple du nombre de cas en plus de ceux qui ont été signalés. Sur la base de ces hypothèses, les résultats du calcul peuvent être considérés comme une approximation. Par exemple, si vous assistez à un mariage dans le comté de Los Angeles avec 100 personnes présentes, en utilisant un biais d’échantillonnage de 10, il y a 74 % de chances qu’au moins une personne soit infectée par le COVID-19. Le risque serait de 61 % à Philadelphie, mais de moins de 1 % dans le comté de Wetzel, en Virginie-Occidentale.

 

lien :https://covid19risk.biosci.gatech.edu/


  15 septembre 2020

  Une étude conteste l’idée que le « choc cytokinique » est responsable des résultats graves dans le cadre du COVID-19

De nouvelles recherches suggèrent que la gravité de la maladie chez les patients atteints de COVID-19 pourrait ne pas être due au choc cytokinique. Le choc cytokinique est une réaction immunitaire dans laquelle les cytokines, qui font partie de la réponse immunitaire normale de l’organisme, sont libérées en quantités si importantes que l’organisme réagit de manière excessive. Dans une étude publiée dans la revue JAMA, des chercheurs du Centre médical universitaire de Radboud aux Pays-Bas ont mesuré la concentration de trois cytokines dans le sang de patients admis en unité de soins intensifs alors qu’ils étaient atteints des affections suivantes :

  • COVID-19 et syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA)
  • Choc septique bactérien (avec ou sans SDRA)
  • Arrêt cardiaque ou traumatisme grave

Les patients qui présentaient déjà des troubles ayant provoqué des immunodéficiences ou qui nécessitaient des médicaments pour la suppression du système immunitaire n’ont pas été inclus dans cette étude.

Les chercheurs ont constaté que le taux des trois cytokines était significativement plus faible chez les patients atteints du COVID-19 que chez les patients atteints de choc septique bactérien avec SDRA. Les concentrations de cytokines chez les patients atteints du COVID-19 étaient similaires à celles observées chez les patients en USI ayant subi un traumatisme ou un arrêt cardiaque. Les résultats de cette étude ont montré que le COVID-19 ne se caractérise pas par le choc cytokinique, ce qui remet en cause les précédents rapports et hypothèses selon lesquels le choc cytokinique joue un rôle majeur dans les résultats plus graves chez les patients atteints du COVID-19. Il reste à déterminer si les traitements par anti-cytokines seront bénéfiques pour les patients atteints du COVID-19.

lien : https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2770484?guestAccessKey=ca659b2f-6a60-4204-8ef6-f89f746f0693&utm_source=twitter&utm_medium=social_jama&utm_term=3649792285&utm_campaign=article_alert&linkId=98774464


  8 septembre 2020

  Corticoïdes systémiques et mortalité chez les patients gravement malades atteints du COVID-19 

Il a été clairement démontré que les corticoïdes réduisent la mortalité chez les patients gravement malades atteints du COVID-19. Il s’agit des résultats d’une méta-analyse réalisée à partir de 7 essais prospectifs randomisés ayant inclus 1 703 patients, publiée dans la revue JAMA le 2 septembre 2020. La méta-analyse s’appuie sur un nombre relativement important de patients gravement malades atteints du COVID-19, provenant de diverses régions géographiques. Sur les 1 703 patients de l’essai, 647 étaient décédés 28 jours après la randomisation. Le taux de mortalité chez les patients recevant des soins normaux était de 40 %, et ce taux descendait à 32 % chez ceux traités par corticoïdes. Il s’agissait d’une différence hautement significative sur le plan statistique (p < 0,001). Ce résultat s’appliquait aux patients nécessitant une ventilation mécanique ainsi qu’à ceux qui avaient besoin d’une supplémentation en oxygène, mais pas d’un respirateur. La méta-analyse a également révélé des différences minimes au niveau des événements indésirables graves entre les patients ayant reçu des corticoïdes et ceux n’en ayant pas reçu. Sur la base du bénéfice évident conféré par les corticoïdes aux patients gravement malades, l’Organisation mondiale de la Santé a mis à jour ses recommandations pour préconiser l’administration de corticoïdes systémiques pour le traitement des patients atteints d’une forme grave du COVID-19 dans un état critique.

lien vers l’étude : https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2770279

lien vers l’OMS : https://www.who.int/news-room/feature-stories/detail/who-updates-clinical-care-guidance-with-corticosteroid-recommendations


  28 août 2020

  Un nouveau vaccin intranasal contre le COVID-19 induit une réponse immunitaire forte et généralisée, et prévient l’infection chez la souris

La faculté de médecine de l’Université de Washington (Washington University School of Medicine) a annoncé le développement d’un nouveau vaccin contre le COVID-19. Contrairement aux autres vaccins contre le COVID-19 en cours de développement, ce vaccin est administré par voie intranasale. Les souris ayant reçu ce vaccin ont développé une réponse immunitaire forte, en particulier dans la muqueuse du nez et dans les voies respiratoires supérieures. L’auteur principal de l’article, Michael S. Diamond, docteur en médecine et PhD, a déclaré que « ces souris étaient bien protégées contre la maladie, et chez certaines, nous avons vu des signes d’immunité stérilisante, c’est-à-dire qu’aucun signe d’infection n’est présent après une inoculation du virus ». Le vaccin utilise comme vecteur un adénovirus qui a été rendu inoffensif et dans lequel a été insérée la protéine Spike du coronavirus. Le nouveau vaccin incorpore également deux mutations dans la protéine Spike. Ces mutations la stabilisent dans une forme spécifique qui est la plus favorable à la formation d’anticorps qui la ciblent. En comparant l’administration nasale à l’injection intramusculaire, les chercheurs ont découvert que l’administration intranasale prévenait les infections des voies respiratoires supérieures et inférieures. Bien que l’injection intramusculaire ait induit une réponse immunitaire ayant empêché toute pneumonie, elle n’a pas empêché les infections du nez ou des poumons. Autre découverte prometteuse, une dose unique de vaccin intranasal a produit une réponse immunitaire si forte qu’une deuxième dose ne devrait pas être nécessaire. Les chercheurs commenceront bientôt à évaluer le vaccin intranasal chez des primates non humains et prévoient de passer à des essais cliniques chez l’homme aussi vite que possible. Cette étude a été publiée en ligne dans la revue Cell le 19 août 2020.

lien vers le communiqué de presse : https://medicine.wustl.edu/news/nasal-vaccine-against-covid-19-prevents-infection-in-mice/

 

lien vers l’étude : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0092867420310680
                                                            


  19 août 2020

  Le calendrier des symptômes peut permettre de différencier le COVID-19 d’autres maladies respiratoires

Des chercheurs du Centre Michelson pour la convergence des biosciences de l’USC (USC Michelson Center for Convergent Bioscience) ont analysé des milliers de cas de COVID-19 et ont identifié l’ordre le plus probable des symptômes du COVID-19. D’après l’étude publiée dans la revue médicale Frontier Public Health, l’ordre le plus probable des symptômes est le suivant : fièvre, puis toux, puis douleurs musculaires, puis nausées et vomissements, puis diarrhée. Les chercheurs ont analysé des ensembles de données concernant plus de 55 000 cas de COVID-19 en Chine, enregistrés à la mi-février par l’Organisation mondiale de la Santé, ainsi que des données provenant de près de 1 100 cas du 11 décembre au 29 janvier, recueillies par le Groupe d’experts en traitement médical de Chine. En comparant la progression des symptômes chez des patients atteints du COVID-19 à celle de la grippe, du SARS (syndrome respiratoire aigu sévère) et du MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), les chercheurs ont découvert que l’ordre de présentation des symptômes peut permettre de différencier le COVID-19 des autres maladies respiratoires. Le COVID-19 se manifeste plus probablement d’abord par de la fièvre, puis par une toux, par opposition à la grippe, dont le premier symptôme est plus probablement une toux, suivie de la fièvre. Dans le cadre du COVID-19, les symptômes des voies gastro-intestinales supérieures, c’est-à-dire nausées et vomissements, précèdent plus probablement la diarrhée, à la différence du SARS et du MERS, dans lesquels la diarrhée précède plus probablement les nausées et les vomissements. L’analyse suggérait également que le patient était plus susceptible de présenter une forme plus sévère de la maladie lorsque la diarrhée faisait partie du tableau clinique du COVID-19. Ces informations pourraient être utiles aux professionnels de la santé pour permettre de distinguer les patients atteints du COVID-19 des autres. Les patients qui sont sensibilisés à la progression des symptômes du COVID-19 sont plus susceptibles de consulter un médecin plus tôt qu’ils ne l’auraient fait, et ils peuvent donc être mis en quarantaine plus tôt pour éviter de propager la maladie.

lien : https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fpubh.2020.00473/full#SM1


  10 août 2020

  Le nombre de cas de cancer nouvellement identifiés a diminué de 46,4 % pendant la pandémie

Dans une lettre de recherche publiée dans la revue JAMA Network le 4 août 2020, l’analyse du nombre de nouveaux diagnostics de cancer indique une chute de 46,4 % de ce nombre pendant la période de pandémie allant du 1er mars au 18 avril 2020, par rapport aux données historiques de référence. L’étude incluait des patients vivant aux États-Unis ayant passé un test pour quelque raison que ce soit chez Quest Diagnostics, pour lequel le médecin prescripteur a attribué un code ICD-10 associé à l’un des six types de cancers courants (cancer du sein, colorectal, du poumon, du pancréas, de l’estomac et de l’œsophage). La diminution du nombre de nouveaux diagnostics de cancer concernait en majorité le cancer du sein et le cancer colorectal, qui sont des diagnostics le plus souvent posés suite à un dépistage. Les résultats reflètent les résultats obtenus dans d’autres pays, qui ont également connu une baisse de jusqu’à 40 % de l’incidence hebdomadaire de cancer et une baisse de 75 % des envois vers un spécialiste pour un cancer suspecté depuis la mise en place des restrictions dues au COVID-19. La lettre souligne le fait que le cancer ne prend pas de pause, et que le retard de diagnostic conduira probablement à une présentation à un stade plus avancé de ces cancers, avec des résultats cliniques potentiellement moins bons. L’article s’est basé sur une étude ayant suggéré une augmentation potentielle de 33 890 décès excessifs dus au cancer aux États-Unis et demande la mise en place d’une planification d’urgence afin de répondre aux conséquences des retards de diagnostic.

lien : https://jamanetwork.com/journals/jamanetworkopen/fullarticle/2768946


  4 août 2020

  Une exposition antérieure aux coronavirus responsables du rhume pourrait affecter la gravité des symptômes provoqués par le SARS-CoV-2

Un article publié en ligne dans la revue Science Magazine le 29 juillet 2020 a rapporté les résultats d’une étude publiée en prépublication dans la revue Nature et qui a montré que les individus en bonne santé possédaient des cellules immunitaires capables de reconnaître le nouveau coronavirus SARS-CoV-2. Les chercheurs ont suggéré que cette réactivité croisée était due à une exposition antérieure aux coronavirus responsables du rhume, et qu’elle pourrait jouer un rôle au niveau du spectre de gravité des symptômes dans le cadre de la pandémie. Les lymphocytes T auxiliaires des individus en bonne santé sans exposition connue au COVID-19 ont été exposés à des fragments de la protéine Spike du SARS-CoV-2. Chez 35 % des individus en bonne santé, les lymphocytes T auxiliaires à mémoire étaient capables de reconnaître les fragments de SARS-CoV-2. L’article comprend des informations générales concernant la réponse immunitaire de l’organisme, les implications des résultats de l’étude, ainsi que l’intention des chercheurs d’étudier de manière plus approfondie à l’avenir les corrélations existant entre toute une gamme de facteurs immunologiques et les symptômes.

lien vers la revue Science Magazine : https://scienmag.com/could-prior-exposure-to-common-cold-viruses-affect-the-severity-of-sars-cov-2-symptoms/

lien vers la revue Naturehttps://www.nature.com/articles/s41586-020-2598-9


  30 juillet 2020

  Dégradation rapide des anticorps anti-SARS-CoV-2

Dans une correspondance publiée dans la revue The New England Journal of Medicine, des chercheurs de la Faculté de médecine David Geffen (David Geffen School of Medicine) de l’Université de Californie (University of California) ont rapporté les résultats d’une étude de petite taille menée auprès de 31 participants s’étant rétablis d’une forme légère du COVID-19 et dont les taux d’anticorps dirigés contre le virus SARS-CoV-2 ont été quantifiés. Ces mesures ont révélé une dégradation rapide des anticorps anti-SARS-CoV-2. Les auteurs ont noté qu’une étude récente avait suggéré une dégradation rapide de ces anticorps, sans pour autant décrire de manière détaillée la vitesse de dégradation. Dans la présente étude, le premier taux d’anticorps a été obtenu 37 jours après l’apparition des symptômes (intervalle : de 18 à 65 jours) et la dernière mesure a été obtenue 86 jours après l’apparition des symptômes (intervalle : de 44 à 119 jours). La diminution moyenne du taux d’anticorps suggérait une demi-vie d’environ 36 jours au cours de la période d’observation. Les auteurs ont conclu que la dégradation précoce des anticorps après une exposition virale aiguë soulève une inquiétude concernant le fait que l’immunité humorale contre le SARS-CoV-2 pourrait ne pas être durable chez les personnes ayant présenté une forme légère de la maladie. Ils ont également soulevé des préoccupations concernant les passeports immunitaires basés sur les anticorps, l’immunité collective, voire potentiellement la durabilité d’un vaccin, sur la base de leurs résultats et des connaissances existantes concernant les coronavirus humains courants.

lien :https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2025179


  29 juillet 2020

  La FDA avertit les consommateurs et les professionnels de la santé de ne pas utiliser certains désinfectants pour les mains à base d’alcool

Dans un communiqué de presse paru le 27 juillet 2020, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (US Food and Drug Administration, FDA) a réitéré son avertissement de ne pas utiliser certains désinfectants pour les mains contenant du méthanol. Un nombre croissant d’événements indésirables a été observé, notamment des cas de cécité, d’effets cardiaques et d’effets sur le système nerveux central, ainsi que des hospitalisations et des décès. Le communiqué de presse rapportait également les derniers efforts en date de mise en application de la loi par la FDA, en vue d’empêcher l’importation de certains désinfectants pour les mains. La FDA souligne que les consommateurs doivent être vigilants quant aux désinfectants pour les mains qu’ils utilisent et leur recommande fortement d’arrêter immédiatement d’utiliser tous les désinfectants pour les mains qui figurent sur la liste des produits dangereux de la FDA. Le méthanol, mieux connu sous le nom d’alcool de bois, est une substance dangereuse. L’exposition au méthanol peut entraîner des nausées, des vomissements, des maux de tête, une vision trouble, une cécité permanente, des crises convulsives, un coma, des lésions permanentes du système nerveux ou le décès. Les personnes qui utilisent ces produits sur leurs mains courent un risque d’intoxication au méthanol ; cependant, les jeunes enfants qui ingèrent ces produits, ainsi que les adolescents et les adultes qui boivent ces produits en tant que substitut à l’alcool, sont les personnes les plus à risque.

lien : https://www.fda.gov/drugs/drug-safety-and-availability/fda-updates-hand-sanitizers-methanol#products


  23 juillet 2020

  Les arguments en faveur d’une transmission par aérosols du SARS-CoV-2

En vue de présenter les arguments prouvant que le SARS-CoV-2 peut se transmettre par aérosols, Kimberly Prather, présidente du Département de chimie atmosphérique du Scripps Institute of Oceanography de l’Université de Californie à San Diego, et ses collègues ont rédigé un article publié dans la revue Science, expliquant les données scientifiques et le raisonnement qui justifient pourquoi la transmission par aérosols peut se produire, et se produit actuellement. Selon Dr Prather, en raison du manque d’informations concernant la production et le comportement une fois dans l’air des gouttelettes respiratoires infectieuses, il est difficile de définir une distance sûre pour la distanciation sociale. Elle indique que si l’on suppose que les virions (la forme complète et infectieuse d’un virus) de SARS-CoV-2 sont présents dans les aérosols submicroniques, comme c’est le cas pour les virus grippaux, il est utile d’employer la comparaison avec la fumée de cigarette exhalée, qui contient également des particules submicroniques et suit probablement des schémas de circulation et de dilution comparables. « La distance à laquelle on peut sentir la fumée de cigarette d’un fumeur indique la distance à laquelle il serait possible d’inhaler des aérosols infectieux. » Selon elle, les masques sont efficaces, et il est important de porter un masque bien ajusté à l’intérieur, même à 2 mètres de distance des autres personnes. 

lien : https://science.sciencemag.org/content/368/6498/1422


  20 juillet 2020

  Transmission du SARS-CoV-2 : Un résumé de l’Organisation mondiale de la Santé

L’Organisation mondiale de la Santé a publié un résumé scientifique le 9 juillet 2020, pour mettre à jour les connaissances actuelles concernant la transmission du COVID-19. Le résumé a été rédigé par l’Organisation mondiale de la Santé et ses partenaires en vue de consolider les informations issues d’examens de la littérature médicale et de publications dans des revues à comité de lecture, ainsi que de manuscrits sans comité de lecture disponibles sur des serveurs de prépublication. Le document traite des différents modes de transmission potentiels du virus, et de la période pendant laquelle les individus infectés par le SARS-CoV-2 peuvent infecter d’autres personnes. Le résumé explore également la question de savoir si une transmission asymptomatique ou présymptomatique se produit. Le résumé de l’Organisation mondiale de la Santé souligne qu’il est très important, pour la mise au point de stratégies de prévention de la maladie, de comprendre comment l’infection se propage, et à quel moment et dans quelles conditions le virus peut se transmettre.

lien :https://www.who.int/news-room/commentaries/detail/transmission-of-sars-cov-2-implications-for-infection-prevention-precautions


  17 juillet 2020

  Transmission de la mère au fœtus de l’infection par le SARS-CoV-2

Certains cas de transmission de l’infection par le SARS-CoV-2 a un nouveau-né ont été décrits, mais on ignore si l’infection a été transmise avant ou durant la naissance, ou si elle a été causée par une exposition environnementale après la naissance. Dans le numéro du 14 juillet 2020 de la revue Nature Communications, des chercheurs ont publié un rapport concernant un nouveau-né ayant été infecté par le SARS-CoV-2 par le biais du placenta. Les médecins ont examiné le placenta et ont confirmé que les tissus contenaient des taux élevés du virus SARS-CoV-2. Le nouveau-né présentait des symptômes de lésions cérébrales similaires à celles de patients plus âgés atteints du COVID-19.

lien : https://www.nature.com/articles/s41467-020-17436-6


  15 juillet 2020

  Une étude italienne révèle que 81,9 % des individus âgés de 20 ans ou moins ne présentent aucun symptôme après l’infection par le coronavirus

Les estimations spécifiques à l’âge de la probabilité de développer des symptômes après l’infection par le SARS-CoV-2 sont rares. Les stratégies de contrôle de la propagation de l’infection qui s’appuient sur le fait de tester les contacts proches des individus infectés et d’isoler les individus dont le résultat est positif sont ralenties par des infections asymptomatiques, qui sont facilement omises par les équipes de surveillance. La transmission de l’infection par les enfants est particulièrement pertinente, car ils sont beaucoup moins susceptibles de présenter des symptômes. Dans une étude menée en Lombardie, en Italie, des observations cliniques ont été réalisées sur les contacts proches de 64 252 personnes atteintes d’une infection par le SARS-CoV-2 confirmée en laboratoire. Dans l’étude, un groupe de 3 420 individus infectés a été identifié, et tous les contacts proches des membres de ce groupe ont reçu un test de dépistage du COVID-19, par écouvillonnage nasal ou test sérologique, ce qui a permis d’obtenir une taille d’échantillon globale de 5 484 contacts proches. Parmi les 5 484 contacts proches sélectionnés, 51,5 %, soit 2 824, ont eu un résultat de test positif. Parmi les 2 824 individus chez qui une infection par le SARS-CoV-2 a été confirmée, 876, soit 31 %, étaient symptomatiques. Les cas symptomatiques étaient définis comme présentant des symptômes affectant les voies respiratoires supérieures ou inférieures (p. ex., toux, essoufflement) ou une fièvre ≥ 37,5 °C. Les données étaient stratifiées par âge, et les chercheurs ont constaté que la probabilité de développer des symptômes augmentait avec l’âge :

  • Âge < 20 ans : 18,1 % ont développé des symptômes
  • Âge compris entre 20 et 39 ans : 22,4 % ont développé des symptômes
  • Âge compris entre 40 et 59 ans : 30,5 % ont développé des symptômes
  • Âge compris entre 60 et 79 ans : 35,5 % ont développé des symptômes
  • Âge > 80 ans : 64,6 % ont développé des symptômes

Les auteurs ont noté que la contribution des infections asymptomatiques à la transmission du SARS-CoV-2 est mal quantifiée, et que les estimations de la proportion d’infections par le SARS-CoV-2 qui sont asymptomatiques vont de 17 à 87 %, selon les symptômes inclus dans la définition et le moment auquel ils ont été confirmés. Cette étude montre que la probabilité de présenter des symptômes d’infection par le SARS-CoV-2 augmente avec l’âge. Elle représente un élément d’information utile qui pourrait nous permettre de mieux comprendre le rôle que jouent les enfants et les jeunes adultes dans l’épidémiologie du COVID-19.  Cette étude préliminaire n’est pas encore parue dans une revue à comité de lecture, mais ses auteurs ont rendu leurs résultats disponibles en ligne sur la plate-forme de prépublication arXiv.

lien : https://arxiv.org/ftp/arxiv/papers/2006/2006.08471.pdf


  14 juillet 2020

  Un grand nombre de patients atteints du COVID-19 présentaient des symptômes persistants après s’être rétablis de l’infection aiguë

Une étude réalisée par des chercheurs italiens et publiée dans la revue Journal of the American Medical Association a constaté qu’un grand nombre de patients atteints du COVID-19 présentaient des symptômes persistants. L’étude a inclus 143 patients sortis de l’hôpital après s’être rétablis du COVID-19. Tous les patients avaient rempli les critères d’arrêt de la quarantaine (absence de fièvre pendant 3 jours consécutifs, amélioration des autres symptômes et 2 résultats de tests pour le COVID-19 négatifs à 24 heures d’intervalle). Les patients ont été inclus dans l’étude en moyenne 36 jours après leur sortie de l’hôpital et avaient un autre test PCR négatif pour le COVID-19 au moment de leur inclusion. La majorité des patients a signalé présenter des symptômes persistants de fatigue et d’essoufflement. Au moment de l’évaluation, seuls 12,6 % d’entre eux ne présentaient plus aucun symptôme associé au COVID-19, alors que 30 % présentaient un ou deux symptômes et 55 % présentaient trois symptômes ou plus. Aucun patient ne présentait de fièvre ni de signes de maladie aiguë. Une moins bonne qualité de vie a été observée chez 44,1 % des patients. Un grand nombre de patients ont signalé de la fatigue (53,1 %), de la dyspnée (43,4 %), des douleurs articulaires (27,3 %) et des douleurs thoraciques (21,7 %). Les chercheurs soulignent qu’en dépit de l’attention qui a été accordée en majorité à la phase aiguë du COVID-19, une surveillance continue visant à détecter les effets de longue durée après la sortie de l’hôpital est nécessaire. Les auteurs notent que l’étude comporte des limitations, notamment du fait d’être une étude monocentrique et de ne pas comprendre d’informations sur les symptômes présentés par les patients avant l’infection. En outre, elle ne comportait pas de groupe témoin pour comparaison.

lien :https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2768351                                                                                                                


  2 juillet 2020

 Selon les CDC, les femmes enceintes présentent un risque accru de développer une forme grave du COVID-19

Selon un nouveau rapport publié en ligne dans le Rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité (Morbidity and Mortality Weekly Report, MMWR) le 26 juin 2020, les femmes enceintes pourraient présenter un risque accru de développer une forme grave du COVID-19. Chez les femmes en âge de procréer (âgées de 15 à 44 ans) ayant été infectées par le SARS-CoV-2 (le virus qui cause le COVID-19), la grossesse était associée à une plus grande probabilité d’hospitalisation, d’admission en unité de soins intensifs et de nécessité d’une ventilation mécanique. Cependant, la grossesse n’était pas associée à un risque accru de décès. En date du 7 juin, 8 207 cas de femmes enceintes ayant un résultat de test positif pour le COVID-19 avaient été signalés aux CDC. Ces femmes ont été comparées aux 83 205 femmes en âge de procréer ayant un résultat de test positif pour le COVID-19 et chez qui l’absence de grossesse était confirmée. Les hospitalisations sont survenues en nombre considérablement plus important chez les femmes enceintes (31,5 %) que chez les femmes non enceintes (5,8 %). Une admission en USI a été signalée chez 1,5 % des femmes enceintes, contre 0,9 % pour les femmes non enceintes, et une ventilation mécanique s’est avérée nécessaire pour 0,5 % des femmes enceintes, contre 0,3 % pour les femmes non enceintes. Les femmes hispaniques et afro-américaines semblent plus susceptibles d’être infectées par le SARS-CoV-2 pendant la grossesse. Les auteurs soulignent que pendant la grossesse, les femmes présentent des changements physiologiques et immunologiques qui pourraient augmenter le risque de développer une forme plus grave de maladies résultant d’une infection respiratoire. Bien que l’étude ait plusieurs limites, les auteurs de ce rapport des CDC indiquent que « …les femmes enceintes doivent être informées de leur risque potentiel de développer une forme grave du COVID-19. Les femmes enceintes et leur famille doivent prendre des mesures visant à protéger leur santé et prévenir la propagation de l’infection par le SARS-CoV-2. Les mesures spécifiques que peuvent prendre les femmes enceintes peuvent comprendre ce qui suit : ne pas manquer les rendez-vous médicaux prénataux, limiter le plus possible les interactions avec d’autres personnes, prendre des précautions pour éviter de contracter le COVID-19 lors de toute interaction avec d’autres personnes, avoir un stock de médicaments suffisant pour durer 30 jours et consulter leur prestataire de soins de santé pour savoir comment rester en bonne santé pendant la pandémie de COVID-19. Pour réduire les résultats graves liés au COVID-19 chez les femmes enceintes, on doit souligner l’importance des mesures de prévention de l’infection par le SARS-CoV-2 et trouver des moyens de surmonter les obstacles s’opposant au respect de ces mesures. »

lien : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6925a1.htm?s_cid=mm6925a1_w


  29 juin 2020

 Réduction des émissions quotidiennes de CO2 pendant le confinement dû au COVID-19

La quantité de dioxyde de carbone (CO2) générée chaque jour par l’activité humaine a chuté jusqu’à 17 % au pic de la crise du coronavirus au début du mois d’avril, selon une étude publiée le 17 mai 2020 dans la revue Nature Climate Change. Les politiques gouvernementales de confinement (quarantaine ou isolation à la maison) visant à réduire la transmission du virus pendant la pandémie de COVID-19 ont profondément affecté les schémas de demande énergétique dans le monde entier. Les émissions quotidiennes ont temporairement chuté jusqu’à un niveau observé pour la dernière fois en 2006. L’analyse a été réalisée par une équipe internationale de chercheurs travaillant sur un projet de Future Earth appelé le « Global Carbon Project » (projet sur les émissions mondiales de dioxyde de carbone), une initiative visant à suivre les impacts des gaz à effet de serre générés par l’homme sur la planète. Le déclin de 17 % des émissions de CO2 est survenu au début du mois d’avril, lors du pic des mesures de confinement dans le monde entier. L’impact global sur les émissions annuelles de 2020 dépend de la durée du confinement, la réduction minimale estimée étant d’environ 4 % si le monde revient aux conditions d’avant la pandémie d’ici juin, et la réduction maximale estimée d’environ 7 % si certaines restrictions restent en place dans le monde entier jusqu’à la fin de l’année 2020. Les auteurs soulignent que la réduction annuelle de 4,2 à 7,5 % des émissions de CO2 est comparable au taux de diminution nécessaire d’une année sur l’autre au cours des dix prochaines années pour limiter le changement climatique à 1,5 °C, mettant en évidence le défi auquel le monde est confronté pour limiter le changement climatique conformément à l’Accord de Paris sur le climat.

lien : https://www.nature.com/articles/s41558-020-0797-x


   23 juin 2020

 Le groupe sanguin est associé à la gravité du COVID-19

Une étude publiée dans la revue New England Journal of Medicine le 17 juin 2020 concernait une analyse génétique menée sur plus de 1 900 patients gravement malades en Espagne et en Italie souffrant d’insuffisance respiratoire due au COVID-19. Ces patients gravement malades ont été comparés à plus de 2 000 patients en bonne santé, certains d’entre eux pouvant avoir été atteints du COVID-19, mais sans symptômes ou avec des symptômes légers uniquement. De précédentes études ont suggéré que le groupe sanguin d’une personne pourrait avoir un impact sur la vulnérabilité au COVID-19. Les chercheurs ont identifié un emplacement génétique fréquent chez de nombreux patients souffrant d’insuffisance respiratoire due au COVID-19. Ce gène coïncide également avec un gène qui contrôle le groupe sanguin. D’autres études ont révélé que les personnes de groupe sanguin A présentaient un risque significativement plus élevé d’insuffisance respiratoire due au COVID-19 que les personnes d’autres groupes sanguins. Le groupe sanguin O avait un effet protecteur. Les résultats n’indiquent pas la manière dont les groupes sanguins sont liés à l’insuffisance respiratoire chez les patients atteints du COVID-19, mais ils fournissent aux médecins des informations supplémentaires permettant de déterminer quels patients pourraient présenter un risque plus élevé de développer la forme sévère du COVID-19.

lien : https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa2020283?query=featured_coronavirus#article_references


 

  18 juin 2020

 Les comorbidités multiplient le risque de décès par 12 dans les cas de COVID-19

L’édition en publication anticipée du 15 juin du Rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité (Morbidity and Mortality Weekly Report) des Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) décrit les caractéristiques démographiques, les maladies sous-jacentes, les symptômes et les résultats de 1 320 488 cas de COVID-19 confirmés en laboratoire au 30 mai 2020. Dans l’ensemble, 184 673 (14 %) patients ont été hospitalisés, 29 837 (2 %) ont été admis en unité de soins intensifs (USI), et 71 116 (5 %) sont décédés. Parmi les 287 320 (22 %) cas disposant de données sur les maladies sous-jacentes individuelles, les maladies sous-jacentes les plus courantes étaient : maladie cardiovasculaire 32 %, diabète 30 % et maladie pulmonaire chronique 18 %. Les hospitalisations étaient 6 fois plus élevées et les décès 12 fois plus élevés parmi les patients ayant signalé des maladies sous-jacentes que chez les patients n’en ayant signalé aucune. Les CDC estiment que les résultats soulignent la nécessité de poursuivre les stratégies d’atténuation dans les communautés, en particulier pour les populations vulnérables.

lien : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6924e2.htm?s_cid=mm6924e2_e&deliveryName=USCDC_921-DM30615

 
                                                                                          

 

  17 juin 2020

 La dexaméthasone a réduit les décès chez les patients atteints d’une infection à COVID-19 sévère 

Un communiqué de presse de l’Université d’Oxford daté du 16 juin 2020 a partagé les résultats positifs d’un essai clinique portant sur 6 425 patients atteints d’une infection à COVID-19 sévère. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit 6 mg de dexaméthasone une fois par jour par voie orale ou par injection intraveineuse pendant 10 jours (n = 2 104), soit les soins habituels uniquement (n = 4 321). La dexaméthasone a réduit les décès de 1/3 chez les patients sous ventilation artificielle et de 1/5 chez les patients recevant uniquement de l’oxygène. Les deux résultats étaient très significatifs sur le plan statistique. Sur la base de ces résultats, un décès serait évité par le traitement de 8 patients sous ventilation artificielle ou d’environ 25 patients nécessitant uniquement de l’oxygène. Aucun bénéfice n’a été observé parmi les patients ne nécessitant aucune assistance respiratoire. Dans le communiqué de presse, Peter Horby, professeur de maladies infectieuses émergentes au Nuffield Department of Medicine de l’Université d’Oxford, et l’un des investigateurs principaux de l’essai, a déclaré que « la dexaméthasone est le premier médicament à montrer une amélioration de la survie dans le COVID-19 ». Il est important de noter que les données complètes de l’étude n’ont pas encore été publiées ni soumises à un examen par un comité de lecture, mais les experts externes ont immédiatement accepté les résultats. Pour Patrick Vallance, le conseiller scientifique en chef du gouvernement du Royaume-Uni, ces résultats sont « une excellente nouvelle » et « une étape révolutionnaire dans notre lutte contre la maladie ». Pour Scott Gottlieb, ancien commissaire de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (U.S. Food and Drug Administration, FDA), ces résultats sont « très positifs ».

lien : https://www.recoverytrial.net/files/recovery_dexamethasone_statement_160620_v2final.pdf

 
                                                                                    

 

 12 juin 2020

 Le nombre de visites aux urgences a baissé de manière spectaculaire pendant les débuts de la pandémie

La pandémie de COVID-19 a eu un impact significatif sur le nombre de visites aux urgences aux États-Unis. Un rapport publié par les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) dans le cadre du Rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité (Morbidity and Mortality Weekly Report) le 3 juin 2020 a montré une baisse de 42 % du nombre de visites aux urgences pendant les débuts de la pandémie de COVID-19. Le nombre moyen de visites par semaine pendant la période du 29 mars au 25 avril 2020 était de 1,2 million. Au cours de la même période l’année précédente, à savoir du 31 mars au 27 avril 2019, il y a eu 2,2 millions de visites par semaine. La proportion de visites liées à des maladies infectieuses était en revanche quatre fois plus élevée cette année. La baisse du nombre de visites était particulièrement prononcée pour les enfants et les femmes, et également dans la région Nord-Est du pays. Le nombre de visites liées à de nombreuses affections, notamment les douleurs abdominales et autres symptômes digestifs, les douleurs thoraciques non spécifiques, l’infarctus aigu du myocarde (crise cardiaque) et l’hypertension artérielle a diminué pendant la pandémie, soulevant des inquiétudes quant à la possibilité que certaines personnes repoussent le moment d’obtenir des soins pour des affections pouvant entraîner une mortalité supplémentaire en l’absence de traitement.

lien vers l’étude : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6923e1.htm?s_cid=mm6923e1_w

 
                                                                                          

 

 10 juin 2020

 Mise en perspective de la mortalité due au COVID-19

Le New York Times a examiné le nombre de décès dans 25 villes et régions du monde entier pendant les mois les plus dévastateurs de l’épidémie, comparant ces chiffres au taux de mortalité normal de ces villes et régions, puis comparant l’augmentation des décès à d’autres catastrophes naturelles survenues par le passé.

Augmentation des décès au cours du mois le plus affecté par rapport aux années normales :

  • 7,3 x grippe espagnole à Philadelphie en 1918
  • 6,7 x COVID-19 à Bergame, Italie
  • 5,8 x COVID-19 à New York, États-Unis
  • 4,0 x COVID-19 à Lima, Pérou
  • 2,4 x ouragan Katrina à La Nouvelle-Orléans
  • 1,05 x mauvaise saison de la grippe à New York, États-Unis

 

 lien vers l’article : https://www.nytimes.com/interactive/2020/06/10/world/coronavirus-history.html?smid=em-share

 

 


   9 juin 2020

 D’après une étude, les chiens peuvent détecter le COVID-19 en reniflant les aisselles

D’après une étude menée par des scientifiques français ayant fait l’objet d’une prépublication le 5 juin 2020 sur le serveur bioRxiv, les chiens sont capables de détecter la présence du COVID-19 en reniflant la sueur axillaire (des aisselles) de patients infectés. Les chercheurs ont entraîné huit bergers belges malinois à identifier les personnes infectées par le coronavirus à partir d’échantillons d’odeur prélevés au niveau des aisselles de plus de 360 sujets. Les échantillons provenaient d’individus en bonne santé et d’individus atteints du COVID-19. Dans l’ensemble, les chiens offraient un taux de réussite de 95 % pour l’identification des échantillons prélevés chez les patients atteints de COVID-19. Les chiens étaient familiarisés avec l’odeur des patients atteints de COVID-19 et entraînés à s’asseoir lorsqu’ils la sentaient. Au cours du test, chaque chien a réalisé entre 15 et 68 détections. Quatre chiens ont obtenu un score de 100 % ou un score parfait, tandis que les autres ont obtenu un taux de précision compris entre 83 et 94 %. À deux reprises, les chiens ont indiqué un résultat positif pour des échantillons qui provenaient de personnes en bonne santé non infectées par le coronavirus, d’après les informations transmises aux scientifiques. Les chercheurs ont renvoyé ces informations aux hôpitaux concernés et les patients ont fait l’objet d’un nouveau dépistage, et les résultats ont indiqué qu’ils étaient positifs pour le virus.

Les chercheurs ont opté pour la sueur axillaire, car elle est la plus efficace en ce qui concerne les substances chimiques de l’organisme qui s’évaporent dans l’air à température ambiante et elle contient un marquage chimique fort de la maladie. En outre, aucun virus détectable qui pourrait éventuellement mettre la santé du chien en danger n’est présent dans la sueur. Cette étude de preuve de concept est partie du principe que les chiens, grâce à leur sens de l’odorat avancé, pourraient être entraînés à discriminer les personnes positives au COVID-19 des personnes négatives en détectant certains métabolites spécifiques produits par le virus SARS-CoV2. La détection olfactive des chiens s’est montrée efficace dans de nombreuses situations. Elle est utilisée pour détecter les explosifs, les drogues et les billets de banque. Elle est également utilisée dans la détection précoce de certaines maladies humaines et de plusieurs cancers, ainsi que pour alerter les personnes diabétiques ou épileptiques en cas d’hypoglycémie ou de crise imminente. Les auteurs espèrent mener une étude de validation et, si la sensibilité et la spécificité sont suffisamment élevées, les autorités nationales pourraient utiliser des chiens entraînés à détecter le COVID-19 comme méthode de dépistage complémentaire, en particulier dans les environnements où les équipements ou les moyens sont insuffisants pour réaliser des tests sérologiques ou une RT-PCR standard.

lien vers l’étude : https://www.biorxiv.org/content/10.1101/2020.06.03.132134v1.full.pdf+html

 


 

   8 juin 2020

 Environ 1 adulte sur 3 utilise des produits chimiques ou des désinfectants de manière dangereuse en essayant de se protéger contre le COVID-19

Une forte augmentation des appels aux centres antipoison a été observée pour des expositions aux produits nettoyants et aux désinfectants depuis le début de la pandémie de COVID-19. Afin de mieux comprendre cette forte hausse et les utilisations, les connaissances et les pratiques des personnes concernant ces produits, les Centres de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) ont réalisé une enquête facultative ouverte à tous en ligne auprès d’un panel de 502 adultes américains en mai 2020.

Les résultats ont été publiés dans le Rapport hebdomadaire sur la morbidité et la mortalité (Morbidity and Mortality Weekly Report) le 5 juin 2020. L’enquête a révélé qu’environ 39 % des personnes interrogées avaient des pratiques non recommandées à haut risque, comme l’utilisation d’eau de Javel sur des produits alimentaires, l’application de produits de nettoyage et de désinfection ménagers sur la peau, et l’inhalation ou l’ingestion intentionnelles de ces produits. Les personnes interrogées qui avaient des pratiques à haut risque ont plus fréquemment rapporté des effets indésirables sur la santé qu’ils pensaient avoir été causés par leur utilisation. « Ces pratiques présentent un risque de lésions graves des tissus et de lésions corrosives et doivent être strictement évitées », écrivent les auteurs dans l’article. Ils ont conclu que : « Bien que les effets indésirables sur la santé rapportés par les personnes interrogées ne puissent pas être attribués à leurs pratiques à haut risque, l’association entre ces pratiques à haut risque et les effets sur la santé rapportés souligne la nécessité de messages de santé publique concernant des pratiques de nettoyage sûres et efficaces afin de prévenir la transmission du SARS-CoV-2 au sein des foyers. »

lien vers l’étude :https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6923e2.htm?s_cid=mm6923e2_w#F2_down


 

   4 juin 2020

 Le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps contre le COVID-19

Cette semaine, Eli Lilly, le laboratoire pharmaceutique basé à Indianapolis, a lancé le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps monoclonal développé spécifiquement contre le COVID-19. Le médicament est un anticorps humain produit afin de dupliquer un anticorps présent dans le sang d’un patient ayant guéri du COVID-19. Le sang du patient a été analysé à l’aide d’une nouvelle technologie qui a identifié plus de 550 anticorps contre le virus SARS-CoV-2. Les chercheurs ont ensuite sélectionné un anticorps qui semblait particulièrement efficace contre le virus et ont commencé à le produire en laboratoire. Les anticorps doivent être administrés par voie intraveineuse, mais il est possible qu’ils puissent aider les personnes à guérir de la maladie. Ils peuvent également être utilisés de manière préventive chez les personnes à haut risque exposées à la maladie avant qu’un vaccin ne soit disponible.

lien vers l’annonce :https://www.biopharmadive.com/news/eli-lilly-abcellera-coronavirus-antibody-drug-first-trial/57898


 

  3 juin 2020

 Moment de réalisation du test de dépistage du COVID-19 et variabilité des résultats faux négatifs

Dans une étude publiée dans la revue Annals of Internal Medicine le 13 mai 2020, des chercheurs de l’université Johns Hopkins (Johns Hopkins University) ont analysé les résultats de sept études préalablement publiées portant sur la précision du test de détection des anticorps, afin de déterminer si une personne a été exposée au virus qui provoque le COVID-19. Les tests ne sont pas infaillibles. Ils peuvent parfois déboucher sur des résultats normaux chez des personnes qui souffrent de la maladie que l’on tente de détecter. En d’autres termes, ils peuvent donner des résultats faux négatifs. Les résultats sont parfois anormaux chez des personnes qui ne sont pas atteintes de la maladie que l’on tente de détecter. En d’autres termes, ils peuvent donner des résultats faux positifs. 

Les chercheurs ont découvert que la possibilité d’un résultat faux négatif variait de manière significative selon le moment de réalisation du test. Les dates des tests incluaient la date de l’infection (date d’exposition), la date d’apparition des symptômes (généralement le 5e jour), puis des dates après l’apparition des symptômes. Ils ont découvert que la probabilité moyenne d’un résultat faux négatif était de 100 % à la date d’exposition, de 67 % au jour 4, de 38 % le jour de l’apparition des symptômes, et de 20 % (taux de résultats faux négatifs le plus bas) au jour 8 après exposition. Après le jour 8, la probabilité d’un résultat faux négatif recommençait à augmenter. Le taux le plus bas de résultats faux négatifs a donc été observé 8 jours après l’exposition et 3 jours après la date typique d’apparition des symptômes. Les auteurs ont conclu qu’il pourrait s’agir du moment idéal pour réaliser le test de dépistage si l’objectif est de minimiser les résultats faux négatifs.

lien vers l’étude :https://www.acpjournals.org/doi/10.7326/M20-1495


 

  2 juin 2020

 Ce que les eaux usées peuvent nous dire sur la propagation du COVID-19

Les chercheurs ont constaté que de grandes quantités d’ARN du SARS-CoV-2, le matériel génétique du COVID-19, étaient excrétées dans les selles. L’observation de la signature virale du COVID-19 dans les eaux usées a permis aux scientifiques de corréler la présence et la quantité de virus avec la propagation et la sévérité de la maladie. L’analyse des eaux usées peut servir d’outil de surveillance de la maladie et permet d’obtenir plus facilement une perspective plus large de la pandémie sans avoir à prélever des échantillons et à dépister chaque personne. Dans un article publié dans le Smithsonian Magazine le 14 mai 2020, Catherine J. Wu, une journaliste scientifique titulaire d’un doctorat en microbiologie et immunologie de l’Université de Harvard et basée à Boston, aborde les récentes recherches menées sur la manière dont les eaux usées peuvent aider à suivre la propagation du virus COVID-19, ainsi que les éventuelles implications en matière de santé de l’excrétion virale dans les selles, qui se retrouvent ensuite dans le système de traitement des eaux usées.

lien vers l’article :https://www.smithsonianmag.com/science-nature/how-wastewater-could-help-track-spread-new-coronavirus-180974858/

 
                                                                               

 

  22 mai 2020

 La durée de vie dans l’air des petites gouttelettes émises en parlant et l’importance potentielle de ces gouttelettes dans la transmission du SARS-CoV-2

Une étude publiée le 13 mai 2020 par la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America (PNAS) a démontré qu’en parlant normalement, l’être humain émet des gouttelettes capables de rester en suspension dans l’air. Les chercheurs ont utilisé des lasers pour émettre un intense mur de lumière afin de visualiser les émissions de gouttelettes produites en parlant, lorsque les sujets prononçaient les mots « stay healthy (restez en bonne santé) ». Cette méthode de diffusion de la lumière fournit des preuves visuelles de l’émission de gouttelettes émises en parlant et évalue également leur durée de vie dans l’air. Cette méthode est particulièrement sensible pour la mesure des gouttelettes émises en parlant ayant un diamètre inférieur à 30 micromètres, qui pourraient rester en suspension dans l’air pendant plus longtemps que les gouttelettes plus grosses qui ont fait l’objet de la majorité des recherches. Ils ont estimé qu’en parlant fort pendant 1 minute, un être humain génère au moins 1 000 noyaux de gouttelette contenant des virions qui restent en suspension dans l’air pendant plus de 8 minutes. Les gouttelettes générées en parlant par les porteurs asymptomatiques sont de plus en plus considérées comme un mode probable de transmission de la maladie. Cette visualisation directe montre comment le fait de parler normalement génère des gouttelettes pouvant rester en suspension dans l’air pendant des dizaines de minutes ou plus et étant tout à fait capables de transmettre la maladie dans des environnements confinés. Il convient toutefois de noter que cette étude ne porte pas sur la transmission concrète du COVID-19.

lien vers l’étude : https://www.pnas.org/content/early/2020/05/12/2006874117

 
                                                                 

 

  21 mai 2020

 Les conseils des CDC pour s’occuper d’une personne malade à domicile

Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) ont récemment publié des directives décrivant comment s’occuper d’une personne atteinte du COVID-19 à domicile ou dans un environnement non hospitalier. Ces conseils concernent les soins aux personnes qui présentent des symptômes de COVID-19 et aux personnes qui sont asymptomatiques, mais ont eu un résultat de test positif. Les recommandations sont approfondies et détaillées. Les CDC fournissent des stratégies utiles pour répondre aux besoins élémentaires d’une personne malade. Ils identifient également les symptômes qui peuvent nécessiter de consulter un médecin de toute urgence. Ils détaillent également les manières dont les soignants peuvent se protéger. Le document comprend des instructions expliquant comment limiter les contacts avec la personne malade, comment procéder pour les repas, ainsi que les moments auxquels le port d’un masque ou de gants est nécessaire pour la personne malade ou le soignant. Il comprend également des conseils sur le lavage des mains, l’utilisation des toilettes, le nettoyage et la désinfection de la maison, et la lessive. Les CDC fournissent également des conseils expliquant comment arrêter l’isolation à domicile.

lien vers les recommandations du CDC : https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/if-you-are-sick/care-for-someone.html

 
                                                        

 

  19 mai 2020

 COVID-19 : Explication du mode de transmission

Dans une récente publication sur son blog, « The Risks-Know Them-Avoid Them » (« Les risques : connaissez-les, évitez-les »), Dr Erin S. Bromage, PhD, professeur agrégé de biologie à l’Université du Massachusetts à Dartmouth, explique la définition scientifique d’une dose contagieuse, où et comment le virus se propage et quels environnements sont les plus risqués.  Dr Bromage traduit les données et les découvertes de manière brillante, en termes simples plus faciles à comprendre pour les lecteurs qui n’appartiennent pas à la communauté scientifique. Nous espérons qu’une meilleure compréhension de la manière dont le virus COVID-19 se propage aidera les individus à prendre leurs décisions concernant la meilleure façon d’éviter de le contracter.

lien vers la publication du blog : https://www.erinbromage.com/post/the-risks-know-them-avoid-them

 
                                                                 

 

  13 mai 2020

 Un syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique est potentiellement lié au COVID-19

Le Boston Children’s Hospital a publié un bref résumé concernant un syndrome pédiatrique récemment signalé qui pourrait être lié au COVID-19. Au cours des dernières semaines, des signalements en provenance d’Europe et de l’est des États-Unis ont concerné un petit nombre d’enfants gravement malades souffrant d’une maladie inflammatoire affectant plusieurs systèmes d’organes (appelée « syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique »). Les signalements restent encore fragmentaires, et les descriptions des symptômes varient, mais les patients semblent avoir de la fièvre, différents degrés de dysfonctionnement des organes, ainsi que de multiples marqueurs biologiques d’inflammation grave. Le syndrome évolue parfois vers un état de choc significatif, nécessitant des médicaments pour contrôler la tension artérielle, ainsi qu’une ventilation mécanique.

Il semble y avoir un lien entre ce syndrome et la pandémie actuelle de COVID-19, car un certain nombre des enfants touchés présentaient un test positif pour le SARS-CoV-2. On ignore cependant quelle est la nature précise de ce lien.

Il existe un lien limité entre ce syndrome et la maladie de Kawasaki ; cependant, les manifestations de la maladie de Kawasaki ne sont pas toutes présentes.

Bien que rares, les cas sont très graves. Les enfants touchés semblent toutefois répondre au traitement, les enfants potentiellement touchés doivent donc être orientés vers un centre spécialisé.

lien vers le résumé : https://discoveries.childrenshospital.org/covid-19-inflammatory-syndrome-children/


 8 mai 2020

 Le SARS-CoV-2 se propageait déjà en France fin décembre 2019 

Des tests de réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (RT-PCR) ont été effectués sur un échantillon d’expectorations archivé provenant d’un patient hospitalisé en France fin décembre pour un syndrome respiratoire aigu sévère. La RT-PCR est une technique qui permet aux chercheurs de déterminer la quantité d’ARN d’une source spécifique dans un échantillon. L’échantillon s’est avéré positif pour le coronavirus. Ce résultat a révélé que l’épidémie a commencé beaucoup plus tôt en France que l’on pensait initialement. Ce résultat a été publié en ligne dans la revue International Journal of Antimicrobial Agents le 3 mai 2020. Les chercheurs ont examiné les dossiers médicaux de tous les patients hospitalisés dans leur USI pour une maladie pseudogrippale entre le 2 décembre 2019 et le 16 janvier 2020 (un total de 124 patients). Ils ont exclu les patients ayant un test PCR positif pour un autre virus respiratoire et les patients dont les dossiers médicaux comportaient des résultats n’étant pas caractéristiques du COVID-19. Les échantillons nasopharyngés des 12 patients restants ont été testés. L’un des échantillons était positif pour le COVID-19. L’échantillon positif appartenait à un immigrant algérien de 42 ans, sans antécédents de voyage en Chine ni de lien avec ce pays. Il s’est présenté au service des urgences le 27 décembre 2019 avec une hémoptysie (toux sanglante), une toux, des douleurs thoraciques, des maux de tête et une fièvre qui s’étaient développés pendant les 4 jours précédents. Il convient de souligner que l’un de ses enfants avait contracté une maladie pseudo-grippale avant l’apparition de ses propres symptômes. L’article comprend les antécédents médicaux, la présentation clinique, les résultats des analyses de laboratoire, les résultats des examens radiologiques et le déroulement clinique de sa maladie. Les chercheurs ont conclu que la maladie se propageait déjà dans la population française à la fin du mois de décembre 2019.

lien vers l’étude: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0924857920301643

                              


  7 mai 2020

 Étude concernant la transmission du SARS-CoV-2 parmi les contacts directs 

Une étude épidémiologique portant sur 391 cas de COVID-19 et 1 286 contacts directs de ces patients à Shenzhen, en Chine, publiée dans la revue The Lancet, fournit des informations sur l’évolution naturelle et la transmissibilité du virus SARS-CoV-2. À l’aide d’un vaste ensemble de données primaires, les chercheurs ont pu obtenir des informations plus claires concernant le temps d’incubation, le temps de récupération et la transmissibilité du virus. Il est intéressant de noter qu’ils ont observé un taux d’attaque secondaire moyen d’environ 7 % chez les contacts directs. La transmission entre les contacts directs très proches, tels que les membres d’un même foyer, était inférieure à une personne sur six (c.-à-d. un taux d’attaque secondaire de 11 à 15 %).

L’étude a mis en évidence le fait que les enfants étaient tout aussi susceptibles de contracter le virus que les adultes. Bien que les enfants ne développent souvent pas la maladie, on ne doit pas négliger le fait qu’ils représentent une source de transmission importante. L’étude a également démontré l’utilité de la surveillance des contacts pour réduire la propagation du virus SARS-CoV-2 dans la communauté.

lien vers l’étude: https://www.thelancet.com/pdfs/journals/laninf/PIIS1473-3099(20)30287-5.pdf


  5 mai 2020

 Accidents vasculaires cérébraux des gros vaisseaux chez des patients jeunes et d’âge moyen atteints du COVID-19

La revue New England Journal of Medicine a publié un rapport le 28 avril 2020 concernant cinq cas d’accident vasculaire cérébral des gros vaisseaux chez des patients âgés de 50 ans ou moins infectés par le COVID-19. Le plus jeune de ces patients était une femme de 33 ans. Le rapport a inclus tous les patients de moins de 50 ans victimes d’un accident vasculaire cérébral hospitalisés dans le Mount Sinai Health System de New York pendant une période de deux semaines allant de la fin du mois de mars au début du mois d’avril. Le taux était presque sept fois supérieur au nombre de patients victimes d’accident vasculaire cérébral dans ce groupe d’âge pendant toute période moyenne de deux semaines au cours de l’année précédente et indique une corrélation très forte avec le COVID-19.

Ariana Eunjung Cha a rédigé un article pour le Washington Post à propos de ce phénomène alarmant et de l’augmentation du nombre d’accidents vasculaires cérébraux signalés chez des patients jeunes et d’âge moyen atteints du COVID-19.

lien vers l’article d’information : https://www.washingtonpost.com/health/2020/04/24/strokes-coronavirus-young-patients/

                


  29 avril 2020

 Selon la Faculté de santé publique de l’Université de Yale, les échantillons de salive sont une alternative prometteuse aux écouvillons nasopharyngés

La Faculté de santé publique de l’Université de Yale (Yale University School of Public Health) a mené une étude comparant des échantillons de salive et des échantillons nasopharyngés chez 44 patients hospitalisés atteints du COVID-19 et 98 professionnels de la santé ayant une exposition professionnelle à des patients atteints du COVID-19. L’étude a fait l’objet d’un article de Michael Greenwood le 24 avril 2020 dans le journal de l’université, Yale News. Bien que l’étude ait été de petite taille et de portée limitée, elle s’est avérée très prometteuse en ce qui concerne l’utilisation d’échantillons de salive en remplacement des écouvillons nasopharyngés, qui sont actuellement le test standard. L’étude a constaté que les échantillons de salive offraient une plus grande sensibilité de détection et une plus grande cohérence tout au long de la période d’infection, par rapport aux échantillons nasopharyngés provenant des mêmes patients. Ces échantillons ont également permis de réduire la variabilité lors du prélèvement de l’échantillon par le patient lui-même. Ces caractéristiques pourraient profondément transformer le dépistage du COVID-19. Les tests de salive sont non invasifs, ne dépendent pas des écouvillons nasopharyngés et peuvent être facilement autoadministrés, ce qui permettrait de contourner les risques et les ralentissements associés au contact direct avec les patients et aux pratiques de dépistage actuelles, ainsi que l’utilisation de ressources telles que les écouvillons et l’équipement de protection individuelle (EPI). L’étude n’a pas été soumise à un comité de lecture. Les résultats de la recherche sont actuellement disponibles sur le serveur de prépublication medRxiv.

 lien vers l’étude : https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.16.20067835v1.full.pdf+html

 
                   

 

  28 avril 2020

 L’OMS émet des recommandations concernant les « passeports d’immunité » 

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a émis un bref avertissement (le 24 avril 2020) expliquant qu’il n’existe aucune preuve indiquant que la présence d’anticorps ciblant le SARS-CoV-2 protège contre la réinfection et le développement du COVID-19. L’OMS déconseille aux gouvernements d’utiliser les tests de détection des anticorps pour guider leurs décisions en matière d’assouplissement des mesures sociales et de remettre des « passeports d’immunité » ou des « certificats de non-risque » permettant aux individus de supposer qu’ils sont protégés contre la réinfection par le virus. Rien ne garantit que les individus qui ont eu le COVID-19 ou ont des résultats positifs à un test de détection des anticorps peuvent retourner travailler ou reprendre leurs déplacements sans courir de risque. « À ce stade de la pandémie, nous ne disposons pas de preuves suffisantes de l’efficacité de l’immunité médiée par les anticorps pour garantir la validité d’un “passeport d’immunité” ou d’un “certificat de non-risque” », a indiqué l’OMS.

L’OMS a également souligné que les analyses de laboratoire qui détectent les anticorps ciblant le SARS-CoV-2 chez l’homme, notamment les tests immunodiagnostiques rapides, doivent faire l’objet d’examens de validation supplémentaires en vue d’établir leur exactitude et leur précision. Les tests immunodiagnostiques peuvent classer les personnes dans la mauvaise catégorie de deux façons. Ils peuvent classer à tort des individus ayant été infectés comme ayant des résultats négatifs (résultat faux négatif), et peuvent également classer à tort des individus n’ayant pas été infectés comme ayant des résultats positifs (résultat faux positif). La précision (le taux de résultats faux négatifs et faux positifs) de chaque test de détection des anticorps devra être établie. Ces types d’erreurs ont tous deux de graves conséquences et affecteront les efforts de contrôle du virus.

 lien vers la déclaration de l’OMS : https://www.who.int/news-room/commentaries/detail/immunity-passports-in-the-context-of-covid-19                      


 

  27 avril 2020

 Caractéristiques des patients hospitalisés atteints du COVID-19 

Une grande étude de série de cas comprenant 5 700 patients séquentiels hospitalisés dans la région de New York entre le 1er mars et le 4 avril 2020 avec une infection confirmée par le COVID-19 a été publiée en ligne dans la revue JAMA Network le 22 avril 2020. L’étude fournit une description complète de leurs caractéristiques lors de leur hospitalisation, de leurs comorbidités et de leurs résultats. L’une des observations les plus intéressantes est que de nombreux patients avaient également d’autres problèmes médicaux, tels que l’hypertension artérielle (57 %), l’obésité (42 %) et le diabète (34 %). Au moment du triage, seuls 31 % d’entre eux avaient de la fièvre. L’étude s’est concentrée sur les 2 643 patients qui ont quitté l’hôpital (2 090) ou sont décédés (553) pendant la période de l’étude. Dans ce groupe de patients ayant présenté ces résultats, 320 avaient été sous ventilation mécanique et 88 % parmi eux sont décédés, et parmi les personnes âgées de plus de 65 ans placées sous ventilation mécanique, 97 % sont décédés. Il convient de noter que 3 066 patients étaient toujours hospitalisés au moment où les données sur les résultats ont été recueillies, et cela inclut assurément un certain nombre de patients âgés de plus de 65 ans qui nécessitaient une ventilation mécanique et qui ont survécu jusqu’à cette date.

 lien vers l’étude : https://jamanetwork.com/journals/jama/fullarticle/2765184  


  24 avril 2020

 Point sur les études sur l’hydroxychloroquine pour le COVID-19

L’enthousiasme et l’intérêt initiaux envers l’hydroxychloroquine ont été modérés par des préoccupations concernant son efficacité et ses effets indésirables potentiels. Plusieurs études et rapports récents sont résumés (et mentionnés ci-dessous) dans un article du 21 avril disponible en ligne dans la revue Science (1), qui met en évidence les raisons justifiant ces préoccupations :

Une analyse des résultats de 368 anciens combattants hospitalisés en raison du COVID-19 et recevant un traitement par hydroxychloroquine seule, hydroxychloroquine plus azithromycine, ou sans hydroxychloroquine a été publiée le 21 avril (2). Cette étude n’a montré aucun bénéfice en ce qui concerne la réduction de la mortalité ou de la nécessité de ventilation mécanique dans les groupes recevant l’hydroxychloroquine seule ou en association avec l’azithromycine. Le groupe recevant uniquement de l’hydroxychloroquine a présenté une augmentation du taux de décès toutes causes confondues.

Une publication (3) de la revue Mayo Clinic Proceedings datée du 7 avril a abordé les complications cardiaques causées par la chloroquine et l’hydroxychloroquine et a fourni des recommandations destinées à aider les médecins à surveiller et prévenir cette complication pouvant s’avérer mortelle. Les auteurs indiquent les facteurs de risque de cette complication et recommandent d’effectuer un dépistage de ces facteurs de risque avant le traitement, de corriger les facteurs de risque pouvant être modifiés et de surveiller le cœur du patient pendant le traitement.

Une étude menée à la Faculté de médecine de l’Université de New York (4) a examiné les changements affectant le cœur de 84 patients adultes infectés par le SARS-Cov-2 et recevant un traitement par hydroxychloroquine plus azithromycine. Chez 11 % des patients, des changements cardiaques significatifs sont survenus, représentant un risque élevé d’anomalies du rythme cardiaque (arythmies).

Au Brésil, un essai clinique randomisé en aveugle (5) portant sur la chloroquine à forte dose et à faible dose (administrée avec de la ceftriaxone et de l’azithromycine) chez des personnes hospitalisées en raison du COVID-19 a été arrêté prématurément après l’inclusion de seulement 81 patients, lorsque les investigateurs ont observé un plus grand nombre de décès dans le groupe recevant la plus forte dose de chloroquine.

Références

1. Servick K: Antimalarials widely used against COVID-19 heighten risk of cardiac arrest. How can doctors minimize the danger? Science 21 avril 2020. https://www.sciencemag.org/news/2020/04/antimalarials-widely-used-against-covid-19-heighten-risk-cardiac-arrest-how-can-doctors

 2. Magagnoli J, Siddharth N, Pereira F, et al: Outcomes of hydroxychloroquine usage in United States veterans hospitalized with Covid-19. 23 avril 2020. PRÉPUBLICATION medRxiv disponible à l’adresse https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.16.20065920v2. doi: https://doi.org/10.1101/2020.04.16.20065920

 3. Giudicessi JR, Noseworthy PA, Friedman PA, et al: Urgent Guidance for Navigating and Circumventing the QTc-Prolonging and Torsadogenic Potential of Possible Pharmacotherapies for Coronavirus Disease 19 (COVID-19). Mayo Clin Proc 7 avril 2020 doi: 10.1016/j.mayocp.2020.03.024 [Epub avant publication]

 4. Chorin E, Dai M, Schulman E, et al: The QT interval in patients with SARS-CoV-2 infection treated with hydroxychloroquine/azithromycin. 3 avril 2020. PRÉPUBLICATION medRxiv disponible à l’adresse https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.02.20047050v1. doi: https://doi.org/10.1101/2020.04.02.20047050

5. Silva Borba MG, de Almeida Val F, Sampaio VS, et al: Chloroquine diphosphate in two different dosages as adjunctive therapy of hospitalized patients with severe respiratory syndrome in the context of coronavirus (SARS-CoV-2) infection: Preliminary safety results of a randomized, double-blinded, phase IIb clinical trial (CloroCovid-19 Study). 16 avril 2020. PRÉPUBLICATION medRxiv disponible à l’adresse https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.04.07.20056424v2 doi: https://doi.org/10.1101/2020.04.07.20056424

          


 

  23 avril 2020

 Proposition de plan d’action national pour le dépistage du COVID-19

La Rockefeller Foundation a fourni un plan complet (daté du 21 avril 2020, voir le lien ci-dessous) de réouverture des lieux de travail et des communautés en se basant sur le dépistage du COVID-19 et sur un suivi étroit des résultats positifs aux tests de dépistage. Ce plan a pour objectif de fonder un programme de dépistage du COVID-19 national, dirigé par chaque État et soutenant une réouverture de l’économie avec des objectifs de surveillance de la main-d’œuvre, de détection précoce des épidémies récurrentes, de diagnostic et de dépistage à domicile. Le plan se compose de 3 éléments majeurs :

  • L’augmentation considérable du dépistage du COVID-19, passant du nombre actuel d’un million de tests par semaine à 3 millions de tests par semaine au cours des 8 prochaines semaines, puis à 30 millions de tests par semaine au cours des 6 prochains mois. Cela nécessitera d’investir dans les capacités de dépistage et de les renforcer dans les laboratoires nationaux et universitaires, ainsi que dans des milliers de petits laboratoires locaux situés dans tout le pays.
  • La formation et la mise en activité d’une armée de professionnels de santé pour administrer les tests de dépistage et assurer le suivi des contacts pour les individus ayant des résultats de test positifs. Le plan suggère que cela pourrait s’organiser à partir des services de santé publique des États. Le plan propose de recruter 100 000 à 300 000 professionnels de santé qui devront avoir à leur disposition des réseaux informatiques liés à de nombreux dossiers médicaux électroniques.
  • L’intégration et l’extension des bases de données fédérales, étatiques et privées afin de faciliter les analyses et le suivi de la maladie en temps réel. Cela permettra d’identifier les épidémies récurrentes de COVID-19 et de déterminer où augmenter le volume de tests de dépistage effectués et le suivi de ces tests.

Ce livre blanc fourni par la Rockefeller Foundation est un document incontournable qui contient une foule de bonnes idées. Ce plan à très grande échelle nécessitera d’intégrer de nombreuses bases de données informatisées disséminées. Tout cela devra se faire en parvenant à un équilibre entre la protection de la vie privée et la nécessité de contrôler l’infection.

lien vers le plan : https://www.rockefellerfoundation.org/wp-content/uploads/2020/04/TheRockefellerFoundation_WhitePaper_Covid19_4_21_2020.pdf


  21 avril 2020

 28 000 décès manquants : à la recherche du réel nombre de victimes de la crise du coronavirus

Un examen des données de mortalité dans 11 pays indiquant un nombre de décès beaucoup plus important dans ces pays que les années précédentes a été mentionné par Jin Wu et Allison McCann dans leur article publié dans le New York Times le 21 avril 2020. Ils ont estimé la mortalité excédentaire pour chaque pays en comparant le nombre de personnes décédées de toutes causes cette année avec la moyenne historique de ce chiffre pour la même période. Ils ont constaté qu’au moins 28 000 personnes de plus étaient décédées pendant la pandémie de coronavirus au cours du mois dernier que ce qu’indiquent les chiffres officiels concernant les décès dus au COVID-19.. Étant donné que la plupart des pays signalent uniquement les décès dus au COVID-19 survenant dans les hôpitaux, de nombreux décès dus au virus ne sont pas signalés. Les 28 000 décès excédentaires observés dans cette étude comprennent des décès dus au COVID-19 ainsi que des décès dus à d’autres causes, et comprennent très probablement des personnes atteintes d’autres troubles n’ayant pas reçu de traitement en raison de la surcharge des hôpitaux. Cet article suggère que le nombre total de décès dus au COVID-19 au niveau mondial sera beaucoup plus élevé que le nombre signalé de décès dus au virus confirmés par les tests. Pour une présentation graphique impressionnante de ces tendances dans chaque pays, veuillez consulter le lien suivant permettant d’accéder à l’article.

lien vers l’article d’information : https://www.nytimes.com/interactive/2020/04/21/world/coronavirus-missing-deaths.html?smid=em-share

 


 

 16 avril 2020

 Les NIH recherchent des volontaires pour leur enquête sérologique

Les Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH) cherchent à recruter jusqu’à 10 000 volontaires afin d’avoir une idée plus précise de l’ampleur de la pandémie de COVID-19 aux États-Unis. Les personnes ayant des antécédents confirmés ou des symptômes en cours de COVID-19 ne peuvent pas participer à cette enquête. « Cette étude (…) nous dira combien de personnes dans différentes communautés ont été infectées sans le savoir, soit parce qu’elles ont eu des symptômes très légers et non documentés, soit parce qu’elles n’avaient pas accès aux tests de dépistage lorsqu’elles étaient malades », explique Dr Anthony S. Fauci, directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Diseases, NIAID). Les chercheurs recueilleront et analyseront des échantillons de sang pour y détecter les anticorps dirigés contre la protéine S du SARS-CoV-2. Les résultats aideront à préciser dans quelle mesure le virus s’est propagé dans la population sans être détecté. Les participants se verront envoyer un kit de recueil d’échantillons de sang à domicile ainsi que des instructions détaillées concernant le recueil d’un microéchantillon de sang et le renvoi de cet échantillon à des fins d’analyse. Les personnes qui souhaitent participer à l’étude doivent envoyer un e-mail à l’adresse suivante :clinicalstudiesunit@nih.gov

lien vers le communiqué de presse : https://www.nih.gov/news-events/news-releases/nih-begins-study-quantify-undetected-cases-coronavirus-infection



 

 

 15 avril 2020

 D’éminents scientifiques ont de mauvaises nouvelles concernant les tests de détection des anticorps ciblant le coronavirus

En réponse à une infection, notre organisme fabrique des anticorps pour combattre l’infection en question. Les tests de détection des anticorps mesurent la présence de ces anticorps, identifiant ainsi toute personne ayant été infectée. Cependant, si un test positif confirme qu’une personne a été infectée, il ne signifie pas nécessairement que l’infection a été éliminée de l’organisme. De plus, l’élimination de l’infection par l’organisme pourrait ne pas conférer de protection contre une réinfection. Il existe en outre un certain nombre de différents tests de détection des anticorps, de précision variable.

Un article publié par CNN le 15 avril 2020 indique que d’éminents scientifiques ont informé les représentants de la Maison-Blanche des problèmes qu’ils ont identifiés concernant les tests de détection des anticorps mis au point pour le COVID-19. Elizabeth Cohen, correspondante médicale principale pour CNN, a identifié plusieurs problèmes concernant la mise au point des tests de détection des anticorps aux États-Unis.

En premier lieu, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) a assoupli les règles de production de ces tests, afin que les entreprises les fabriquant puissent vendre leurs tests de détection des anticorps sans prouver leur efficacité. L’Association des laboratoires de santé publique américains (American Public Health Lab Association) affirme que cela a permis à une vague de « mauvais » tests de déferler sur le marché. L’une des préoccupations concernant ces tests est la possibilité que certains d’entre eux puissent identifier des anticorps ciblant d’autres coronavirus entraînant le rhume, donnant ainsi des résultats faussement positifs pour le COVID-19.

De plus, en l’absence d’une réglementation stricte, il est impossible de distinguer les tests de détection des anticorps de bonne qualité de ceux qui sont de mauvaise qualité.

Enfin, il reste la question du taux d’anticorps nécessaire pour conférer une protection contre la réinfection par le COVID-19 et contre la propagation potentielle du virus aux autres personnes. Des études approfondies seront requises pour répondre à cette question, qui a d’importantes implications pour notre société et notre économie.

Heureusement, Dr Stephen Hahn, délégué de la FDA, a annoncé que les tests de détection des anticorps feraient l’objet d’un examen scientifique.

lien vers l’article : https://www.cnn.com/2020/04/14/health/coronavirus-antibody-tests-scientists/index.html


 

 14 avril 2020

 Pourquoi les différents taux de décès liés au coronavirus ne peuvent pas être résumés en un seul chiffre simple

Dr Johnathan Fuller, PHD, est l’auteur d’un article clair dans lequel il explique comment adopter une perspective plus globale sur les statistiques en constante évolution concernant le COVID-19. Dans un article du 10 avril 2020 dans la revue en ligne The Conversation, Dr Fuller explique pourquoi les statistiques et les modèles diffèrent. Ses connaissances permettent de fournir au lecteur un cadre de pensée et une perspective permettant de mieux interpréter les grandes quantités d’informations épidémiologiques mises à la disposition du public concernant la pandémie de COVID-19. Pour prendre les meilleures décisions en matière de politique de santé publique et dans les cas individuels, il est nécessaire d’avoir une compréhension plus approfondie des modèles, qui ne tient pas seulement compte des chiffres.

lien vers l’article : Pourquoi les différents taux de décès liés au coronavirus ne peuvent pas être résumés en un seul chiffre simple


 

10 avril 2020

 Les applications utilisées sur les smartphones peuvent-elles aider à combattre les pandémies ?

 Un article intéressant a été publié le 9 avril 2020 par le Dr Francis Collins, directeur des Instituts nationaux de la santé (National Institutes of Health, NIH). Sur son blog, le directeur des NIH aborde la possibilité d’utiliser les smartphones pour le suivi des contacts et les avertissements en lien avec la lutte contre la pandémie de COVID-19. Les méthodes traditionnelles ayant recours à des équipes d’intervenants de santé publique pour communiquer avec la population par téléphone ou lors d’entretien en face à face nécessitent énormément de temps. Le temps perdu permet à l’infection de se propager davantage, car la recherche et l’avertissement des personnes exposées au virus sont retardés. En tirant parti de la technologie Bluetooth sans fil des smartphones, le suivi numérique peut améliorer les chances de contrôler la pandémie de COVID-19. En Chine, la recherche a montré l’existence d’une corrélation entre l’utilisation d’applications de suivi de contact et ce qui semble être une suppression durable de l’infection à COVID-19. Dr Collins aborde d’importants problèmes éthiques, juridiques et sociaux.

lien vers la publication du blog : https://directorsblog.nih.gov/author/collinsfs/


 

9 avril 2020

Un nouveau médicament antiviral actuellement évalué dans des essais cliniques est porteur d’espoir dans le cadre du traitement du COVID-19

 

Un nouveau médicament appelé EIDD-2801 se montre prometteur pour le traitement des lésions pulmonaires provoquées par le nouveau coronavirus SARS-CoV-2.  EIDD-2801, un analogue des ribonucléosides ayant une activité antivirale ciblant l’ARN polymérase ARN dépendante, a été développé par des chercheurs de l’École de santé publique mondiale Gillings (Gillings School of Global Public Health) de l’UNC-Chapel Hill. Les résultats de l’étude la plus récente ont été mis en ligne le 6 avril 2020 par la revue Science Translational Medicine. L’étude publiée révèle qu’EIDD-2801 peut protéger des cellules pulmonaires humaines infectées par le SARS-CoV-2 mises en culture. Le médicament semble également efficace dans le traitement d’autres infections graves à coronavirus. Des expériences réalisées sur des souris ont révélé que lorsqu’EIDD-2801 est administré 12 à 24 heures après l’apparition d’une infection par des virus apparentés au COVID-19, cela permettait de réduire de manière significative les lésions pulmonaires et la perte de poids. Ce médicament présente un avantage supplémentaire, car il peut être administré par voie orale, contrairement à d’autres traitements qui nécessitent une administration par voie intraveineuse. Cette facilité de traitement pourrait permettre de traiter les patients présentant une forme moins grave ou de proposer un traitement prophylactique.

lien vers l’étude : https://stm.sciencemag.org/content/early/2020/04/03/scitranslmed.abb5883

 


8 avril 2020

Un candidat-vaccin contre le COVID-19 se montre prometteur d’après une étude

Un article publié dans la revue ScienceDaily offre des informations intéressantes

 

Des scientifiques de la faculté de médecine de l’Université de Pittsburgh (University of Pittsburgh School of Medicine) ont annoncé avoir découvert un vaccin potentiel contre le COVID-19. Lorsqu’il a été testé chez la souris, le vaccin a produit des anticorps spécifiques à SARS-CoV-2 dans des quantités suffisantes pour neutraliser le virus. Le document détaillant l’étude a été publié le 2 avril 2020 dans la revue EBiomedicine, publiée par Lancet. En s’appuyant sur les travaux menés lors des précédentes épidémies de coronavirus, le vaccin cible les protéines saillantes du coronavirus.Ce vaccin est fabriqué à l’aide de fragments de protéine virale fabriqués en laboratoire afin de créer une immunité. Il fonctionne de la même manière que les vaccins contre la grippe actuels. Les chercheurs utilisent une approche innovante pour administrer le médicament, un patch à microaiguilles, qui permet d’augmenter sa puissance. Le co-auteur principal de l’étude a déclaré qu’« une évaluation chez les patients nécessiterait normalement un an, voire probablement plus longtemps ».

lien vers l’étude : https://www.thelancet.com/journals/ebiom/article/PIIS2352-3964(20)30118-3/fulltext#coronavirus-linkback-header

lien vers l’article d’information : https://www.sciencedaily.com/releases/2020/04/200402144508.htm

 


6 avril 2020

Un nouveau rapport indique que l’association hydroxychloroquine et azithromycine ne présente aucun bénéfice chez les patients atteints d’une forme grave du COVID-19.

Un petit essai ayant évalué l’hydroxychloroquine, en association avec l’azithromycine, chez des patients présentant des symptômes sévères, n’a identifié aucune donnée probante indiquant une forte activité antivirale ou un bénéfice clinique associés à cette association médicamenteuse.  Seuls 11 patients ont été inclus dans l’étude, dont 8 présentaient des affections sous-jacentes qui faisaient d’eux des patients à risque défavorable. La taille de cet essai est trop faible pour permettre de réaliser une analyse statistique significative ou de tirer des conclusions sur l’efficacité ou la sécurité d’emploi de ces médicaments. Cependant, ce rapport remet en cause une précédente étude française ayant suggéré que cette association offrait une efficacité antivirale chez les patients atteints d’une forme grave du COVID-19.

lien vers l’étude : https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0399077X20300858?via%3Dihub

 


6 avril 2020

Les CDC recommandent d’utiliser des masques en tissu, surtout dans les régions où la transmission communautaire est importante

Une proportion significative des individus infectés par le coronavirus ne présentent aucun symptôme, et même ceux qui finissent par développer des symptômes peuvent transmettre le virus à d’autres personnes avant que les symptômes se manifestent.  Cela signifie que le virus peut se propager lorsque les personnes sont en étroite proximité les unes des autres, par exemple en parlant, en toussant ou en éternuant, même si ces personnes ne présentent aucun symptôme.  À la lumière de cela, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies (Centers for Disease Control and Prevention, CDC) recommandent de porter des masques en tissu dans les lieux publics où les autres mesures de distanciation sociale sont difficiles à mettre en place (p. ex., supermarchés et pharmacies), surtout dans les régions où la transmission communautaire est importante. L’utilisation de masques en tissu simples permettra de ralentir la propagation du virus et aidera les personnes qui pourraient être porteuses du virus sans le savoir à ne pas le transmettre à d’autres.  Les masques en tissu fabriqués à partir d’objets ménagers ou de tissus ordinaires à faible coût peuvent faire office de mesure de santé publique volontaire supplémentaire.

Il est essentiel de souligner que le maintien d’une distance de 1,80 mètre entre les personnes demeure essentiel pour ralentir la propagation du virus. 

Les masques en tissu recommandés ne sont pas des masques chirurgicaux ou des respirateurs N-95.  Ces derniers sont des fournitures essentielles qui doivent continuer à être réservées aux professionnels de santé et autres premiers intervenants médicaux, comme préconisé par les recommandations actuelles des CDC.

Pour accéder aux recommandations complètes des CDC, veuillez consulter le lien suivant : https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/prevent-getting-sick/cloth-face-cover.html



Page d’accueil des ressources concernant le COVID-19

 

   4 juin 2020

 Le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps contre le COVID-19

Cette semaine, Eli Lilly, le laboratoire pharmaceutique basé à Indianapolis, a lancé le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps monoclonal développé spécifiquement contre le COVID-19. Le médicament est un anticorps humain produit afin de dupliquer un anticorps présent dans le sang d’un patient ayant guéri du COVID-19. Le sang du patient a été analysé à l’aide d’une nouvelle technologie qui a identifié plus de 550 anticorps contre le virus SARS-CoV-2. Les chercheurs ont ensuite sélectionné un anticorps qui semblait particulièrement efficace contre le virus et ont commencé à le produire en laboratoire. Les anticorps doivent être administrés par voie intraveineuse, mais il est possible qu’ils puissent aider les personnes à guérir de la maladie. Ils peuvent également être utilisés de manière préventive chez les personnes à haut risque exposées à la maladie avant qu’un vaccin ne soit disponible.

lien vers l’annonce :https://www.biopharmadive.com/news/eli-lilly-abcellera-coronavirus-antibody-drug-first-trial/578980/


 

   4 juin 2020

 Le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps contre le COVID-19

Cette semaine, Eli Lilly, le laboratoire pharmaceutique basé à Indianapolis, a lancé le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps monoclonal développé spécifiquement contre le COVID-19. Le médicament est un anticorps humain produit afin de dupliquer un anticorps présent dans le sang d’un patient ayant guéri du COVID-19. Le sang du patient a été analysé à l’aide d’une nouvelle technologie qui a identifié plus de 550 anticorps contre le virus SARS-CoV-2. Les chercheurs ont ensuite sélectionné un anticorps qui semblait particulièrement efficace contre le virus et ont commencé à le produire en laboratoire. Les anticorps doivent être administrés par voie intraveineuse, mais il est possible qu’ils puissent aider les personnes à guérir de la maladie. Ils peuvent également être utilisés de manière préventive chez les personnes à haut risque exposées à la maladie avant qu’un vaccin ne soit disponible.

lien vers l’annonce :https://www.biopharmadive.com/news/eli-lilly-abcellera-coronavirus-antibody-drug-first-trial/578980/


 

   4 juin 2020

 Le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps contre le COVID-19

Cette semaine, Eli Lilly, le laboratoire pharmaceutique basé à Indianapolis, a lancé le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps monoclonal développé spécifiquement contre le COVID-19. Le médicament est un anticorps humain produit afin de dupliquer un anticorps présent dans le sang d’un patient ayant guéri du COVID-19. Le sang du patient a été analysé à l’aide d’une nouvelle technologie qui a identifié plus de 550 anticorps contre le virus SARS-CoV-2. Les chercheurs ont ensuite sélectionné un anticorps qui semblait particulièrement efficace contre le virus et ont commencé à le produire en laboratoire. Les anticorps doivent être administrés par voie intraveineuse, mais il est possible qu’ils puissent aider les personnes à guérir de la maladie. Ils peuvent également être utilisés de manière préventive chez les personnes à haut risque exposées à la maladie avant qu’un vaccin ne soit disponible.

lien vers l’annonce :https://www.biopharmadive.com/news/eli-lilly-abcellera-coronavirus-antibody-drug-first-trial/578980/


 

   4 juin 2020

 Le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps contre le COVID-19

Cette semaine, Eli Lilly, le laboratoire pharmaceutique basé à Indianapolis, a lancé le premier essai chez l’homme portant sur un médicament à base d’anticorps monoclonal développé spécifiquement contre le COVID-19. Le médicament est un anticorps humain produit afin de dupliquer un anticorps présent dans le sang d’un patient ayant guéri du COVID-19. Le sang du patient a été analysé à l’aide d’une nouvelle technologie qui a identifié plus de 550 anticorps contre le virus SARS-CoV-2. Les chercheurs ont ensuite sélectionné un anticorps qui semblait particulièrement efficace contre le virus et ont commencé à le produire en laboratoire. Les anticorps doivent être administrés par voie intraveineuse, mais il est possible qu’ils puissent aider les personnes à guérir de la maladie. Ils peuvent également être utilisés de manière préventive chez les personnes à haut risque exposées à la maladie avant qu’un vaccin ne soit disponible.

lien vers l’annonce :https://www.biopharmadive.com/news/eli-lilly-abcellera-coronavirus-antibody-drug-first-trial/578980/